Abus sexuel et thérapies brèves

9 avril 2013 Par

Abus sexuel et thérapies brèves

Les Thérapies Brèves dans le cas d’abus sexuel

Silence! On torture !

L’abus sexuel ne comporte pas nécessairement que des actes de violences sexuelles physiques.
Parfois, l’impact de la violence psychique s’avère encore plus destructeur que l’agression sexuelle physique elle-même, peut être parce que « invisible »!

De plus, la justice semble ne poser son attention que sur les faits « visibles » et de préférence constatés par des témoins…
L’onde de choc rencontrée par une victime d’abus sexuels, est très souvent l’incompréhension, le doute voir le refus de l’expression de la réalité de la violence sexuelle morale et physique!
Cette réaction représente un nouveau choc traumatique qui peut être parfois plus puissant que l’initial!

Elle est encore plus significative lorsqu’elle s’intègre dans une « relation » de couple.
L’incompréhension de la justice devient carrément violente, lorsque la victime n’a pas eu la possibilité de fuir !!!

Comment expliquer à un policier, même bienveillant, l’emprise que l’agresseur peut avoir sur sa victime.?
Comment expliquer la dualité entre la peur et parfois un sentiment puissant « d’amour »!!! (Syndrome de Stockholm )
Le doute s’installant, la victime a encore plus tendance à entrer dans une panique défensive.
Le doute de l’entourage qui est censé faire la justice, va alors agir comme un second traumatique, bien plus sournois encore que le premier.
L’agression sexuelle va changer toute la vision du monde de la victime en un instant. Rien ne sera jamais plus comme avant.

Cela entrainera une vague de réactions morales et parfois physiques.
L’état de choc premier peut en quelque sorte « dissocier » la victime.
Processus efficace mis en place par le cerveau pour être moins dans la souffrance le temps de récupérer son souffle.
A ce moment là, il est vraiment important que la victime puisse parler à une personne proche et aimante, ou alors peut-être décrire, écrire et encore écrire son émotion.
Il faut donner à la victime violée la possibilité d’expulser d’elle un maximum de cette émotion pour qu’elle s’inscrive un peu moins dans le corps et l’esprit.
Les écrits, peintures, ou tout autre mode d’expression personnel, seront en quelque sorte la prolongation extérieure de la violence du choc, un peu comme un cri qui se prolonge rendant possible un certain recul.

Divers sentiments vont déferler sur la victime de violences sexuelles: angoisses, somatisations, cauchemars, dépression, manque de confiance ou même phobies, culpabilité de n’avoir su ou pu se défendre… et parfois même la culpabilité d’avoir ressenti un certain intérêt ou plaisir malgré la peur et l’horreur de la situation.

On peut malheureusement constater l’apparition de maladies parfois extrêmement graves suite à ces agressions: Sclérose en plaque (SEP), Maladie de Crohn, cancer,…
On trouvera alors:

Souvenirs répétitifs

On observe donc régulièrement après une agression sexuelle, même ancienne, un état de stress post-traumatique.

Les signes correspondent à:

Abus sexuel

➜ des souvenirs répétitifs intrusifs où la personne pense plusieurs fois par jour à l’événement traumatisant.
➜ des cauchemars.
➜ l’impression que tout à coup, cet événement pourrait être sur le point de se reproduire.
➜ une angoisse terrible dans des circonstances qui ont, pour l’inconscient de la victime, un lien avec l’événement traumatique. (Pavlov)
➜ un évitement instinctif de tout ce qui rappelle l’agression.
➜ des troubles du comportement.
➜ des réactions physiques d’angoisse à tout ce qui évoque l’événement traumatisant, allant jusqu’à la perte de conscience dans des lieux, situations, paroles, ramenant brutalement la mémoire de la victime vers le traumatisme, même de manière inconsciente.

 

L’agresseur poursuit donc l’agression durant des années !

L’emprise de l’agresseur de violences sexuelles sur sa victime reste permanente même si la victime pense avoir « digéré », oublié », « évacué » le traumatisme.

 

La situation est encore plus douloureuse dans le cadre d’une « relation » de couple, car la victime est contrainte de faire face à son agresseur jour après jour, augmentant donc le stress et l’angoisse de manière croissante jusqu’à ce que parfois à son paroxysme pousse sa victime à des pertes de contrôle allant parfois jusqu’au suicide.

L’agresseur trouvera alors l’opportunité de poursuivre sa victime en justice…
Ce ne serait pas la première fois que l’on voit cela hélas.

… Ne voit-on pas un agresseur, en cours d’enquête judiciaire, libre de ses mouvements, retourner la situation à son avantage et accuser sa victime d’ « atteinte à son image » ???

Heureusement, certaines méthodes de Thérapies Brèves, utilisées pour gérer cet état de stress post-traumatique (ESPT) vont pouvoir aider la victime de violences sexuelles à commencer à cicatriser ses plaies.

Nous trouverons l’Hypnose Ericksonienne ou l’hypnose clinique qui va agir au niveau de l’inconscient de la victime, là où se trouve comme tatoué l’impact de l’acte criminel ainsi que les ressources nécessaires pour revivre.

Il y a aussi l’IMO, qui est une variante de l’EMDR (désensibilisation et retraitement des informations par les mouvements oculaires) qui aura un effet bénéfique et assez rapide.
Cette méthode permet de redonner de la fluidité à des circuits de neurones qui tournent en boucle sur eux-mêmes depuis l’événement traumatisant.
L’ouverture vers les ressources de la personne victime de violences sexuelles permet une relance des processus de cicatrisation psychique naturels.

Vient également un accompagnement individuel propre à chaque personne victime de ces violences sexuelles.

En ce qui nous concerne, nous apportons une attention toute particulière à l’aide globale et personnalisée de la victime de violences sexuelles et de manipulations perverses (pervers narcissiques, …)

Un protocole d’accompagnement a été mis en place pour vous aider à reprendre votre vie en main.
Contactez moi!

Diverses associations sont également présentes en cas de nécessités.
Ne restez pas dans l’isolement !
Parlez, mais pas à n’importe qui…

 

Geneviève SCHMIT © 2014 – Toute reproduction, même partielle est interdite sans l’accord de l’auteur

7 Commentaires

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  1. Giraud

    J’ai besoin d’aide, victime d’abus sexuel merci vite vite

    • Bonjour,
      Si vous avez besoin d’une aide en irgence pour un abus sexuel, c’est la Police qu’il vous faut immédiatement prévenir.
      Ne pas le faire pourrait vous causer préjudice ….
      BOn courage, Geneviève Schmit

  2. Brunner

    S’est extrêmement explicite…..
    Dans les faits on donne aux maux leurs mots appropriés….seulement
    Moi, se que j’attend, s’est une solution…..
    Je crie vengeance, mais je sais qu’elle ne m’apportera rien….
    Je crie, entendez ma souffrance,…mais à force mes amis se sont détourné de moi
    Je crie, crie…alors que la seule chose,pour me protéger, est de fermer ma g.!
    Jusqu’où iront ils…
    Suicide
    ……

  3. isabelle bey

    merci de nous comprendre…..j en ai vraiment marre de vivre……j ai vraiment l impression de ne plus reussir a respirer , je fais une thérapie mais je me sens tres faible il y a 3 ans je suis rester un an au lit sans pouvoir me lever ni voir et que de l eau dans ma tete je vie l enfert et je ne comprend pas que mon therapeute me dise que je suis sur la bonne voir…….j ai enormement de tension jusqu a ce que mon oeil gauche me tire et j ai peur de mourir etouffer car j ai l impression de ba bien respirer…..dans ma tete c est comme de la colle croyer vous que je peux mourir parce que je suis completement comprimé et que je respire mal ????

    • Bonsoir, Isabelle, non. Je ne crois pas que vous risquez de mourir. C’est toute l’angoisse que vous avez pu emmagasiner qui vous donne toutes ces sensations désagréables voire: stressantes. Peut-être souffrez-vous de spasmophilie ou de crises de tétanie. Cela peut arriver, suite à un grand traumatisme, un choc émotionnel intense. Ce sont des réactions de panique que j’ai aussi connu, suite à un viol perpétré il y a trois ans. J’avais l’impression d’étouffer sous mes draps. J’avais peur de m’endormir tant j’étais angoissée. Toutes ces sensations, c’est votre corps qui se révolte contre les souffrances que vous avez subi. Il faudra du temps. Pourquoi ne vous tournez-vous pas, en parallèle de votre thérapie, vers d’autres modes de soins qui pourraient vous soulager? Vous vous entez encore faible, c’est normal: vous êtes encore dans une phase de sidération, mais gardez courage, vos forces vont revenir. Prenez soin de vous. Essayez de vous distraire l’esprit, si vous pouvez, en réapprenant, par toutes petites étapes, à avoir des activités qui vous tenaient à coeur autrefois. Quand vous vous sentirez plus forte, prenez l’air, ne serait-ce que cinq ou dix minutes par jour pour commencer. Essayez aussi de vous réalimenter convenablement avec des choses que vous aimiez. L’alimentation, c’est important. Avez-vous des amies? Essayez de les voir ou de leur téléphoner. Et n’hésitez pas à venir sur ce blog pour donner de vos nouvelles, qui, je le souhaite, seront meilleures. Je sais, c’est dur, mais il faut parfois se faire violence pour guérir. De tout coeur avec vous, Forester.

      • isabelle

        oh bonjour merci pour votre reponse qui me fait tellement plaisir a lire !!!! J AI pas envie de mourir vous savez mais pourquoi mon corps me colle t il tellement je panique beaucoup car ca me tire tous le coté gauche !!! ET JE me sens si molle c est vraiment dur je crois que je vais appelez sos medecin !!!! j ai super envie de courir sur la route et criér au secours je meurs !!!!! EN FAIT toute ma vie j ai ete faible mais j ai fait du hand ball de 7a 17 ans !!! ET cOMME une idiote j ai ete travailler a lecler et je me suis donne a fond !!!!! J ESSAIE de recuperer des forces mais je n y arrive pas je suis trop molle mon corps me pique de partout meme la tete je me sens pas tres bien je sais plus vers qui me tourner !!!!!! PTETE que mon coeur va lacher ???? C EST vraiment dur

      • isabelle bey

        coucou c est encore moi je pense que je suis une grande grande faible depuis tres tres jeune.;;;; MA tete marche tres mal et je peur que lorsqu on est faible dans la tete on meurt……….parfois j arrive a marcher dans mon jardin et parfois je n y arrive pas ca me fait pleurer…….peut etre etre faible de nature ???? a ce point de rien pouvoir faire !!!!!! EST ce que j ai un cerveau vide ???? en tout cas c est ce que je ressens….j ai vraiment pas envie de mourir je me bat mais meme lever ma tete est dur…..j ai vraiment tres souvent envie d en finir plutot que la maladie !!!!! JE M EN VEUT d etre une idiote et pas assez forte dans ma tete ca va me faire mourir et j ai peur et j ai envie de vivre des bons moments avec mon fils et mon mari !!!!! MAIS comment faire !!!!! PEUT ETRE QUE MON COEUR VA S ARRETER DE FAIBLESSE OU CRAKER ;;;;;;;; MAIS comment fait on pour etre forte dans la tete !!!!!! c est dinge ca bisous a bientot de vous lire