Emotions et jouissances du pervers narcissique

14 mars 2017 Par

Emotions et jouissances du pervers narcissique

Neurones miroirs, émotions et jouissances.

Quel est réellement le but du manipulateur pervers narcissique?

 

Sur l’un de mes sites, une lectrice a publié sa réflexion très intéressante concernant les neurones miroirs, les émotions et la notion de jouissance du pervers narcissique.

Il est très courant de lire dans les échanges entres victimes sur les réseaux sociaux, que le but du pervers narcissique, homme ou femme, est de faire souffrir, voir même détruire sa victime.

Ce n’est pas tout à fait la conclusion que j’en fais suite à l’analyse de mon travail quotidien dans ce domaine particulier.

Ma lectrice exprimait quelques difficultés à comprendre dans quelle mesure le pervers narcissique dispose de neurones miroirs qui lui permettent de capter les émotions de ceux qui les entourent.

Elle nous confie ceci: « Se mettre à la place de l’autre, n’est pas réellement ressentir ces émotions mais plutôt comprendre ce qu’il ressent en se fiant à ses propres pensées et son système de valeur émotionnel. Le pervers narcissique a surement des neurones miroirs (plus ou moins développé selon les personnes j’imagine) sinon il ne pourrait pas savoir qu’il fait du mal à sa victime. Puisque le principe même de la perversion est de jouir de la souffrance d’autrui, d’utiliser les émotions de sa proie, de tirer les ficelles pour lui faire ressentir telle ou telle émotion, d’être donc sans empathie, je ne vois pas comment il pourrait faire pour savoir que sa victime souffre.
La manipulation mentale utilise les émotions de l’autre pour le faire culpabiliser, souffrir, pleurer, rire..
Est ce que vous pourriez m’éclairer car je suis perdue sur ce principe? »

Cette réflexion est intéressante et logique même. Pourtant, à mon avis personnel, elle mérite quelques nuances.

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Oui, se mettre à la place de l’autre n’est pas ressentir les émotions de l’autre. Nous réagissons au travers de nos propres filtres de lectures et de toute l’analyse inconsciente de la situation. Je partage totalement ce point de vue.

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Par contre, contrairement à ce que laisse comprendre cette réflexion, je pense que le pervers narcissique, homme ou femme, a un système de neurones miroirs très développé. Ne dit-on pas de lui qu’il est un caméléon? Il sait parfaitement s’adapter à l’attente de sa proie ou de ceux qu’il côtoie. Je pense même que c’est l’un de ses plus grands potentiels, pour ne pas dire « qualités » et, pour lui, sans le moindre doute, une question de survie.

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Du fait même de ses grandes qualités d’observation, aptitudes aussi bien instinctives que réfléchies, le pervers narcissique détecte, flaire même, les émotions de l’autre. Il semble également capable de détecter des émotions ou sentiments non encore exprimés par l’autre.
Dans la première phase du lien pervers narcissique/victime qui consiste à attirer la proie et à la séduire, ne remarque-t-on pas qu’il est capable de devancer les paroles, les pensées ou rêves de la futur proie afin de correspondre parfaitement à ses attentes idéales ou chimériques?

Le pervers narcissique détecte les humeurs de l’autre et ressent la bonne attitude à y opposer par son sens développé de l’analyse lié à son instinct de prédateur.
Nous abordons ici les différents plans de conscience que tout être vivant possède. Suivant la personnalité même du manipulateur pervers, ce seront certains types d’intelligences qui seront prédominantes.

Le pervers narcissique est connecté à son instinct de prédateur. Il sait, il sent, ce qui est bon pour lui, et lui-seul. Son instinct redoutable le guide dans l’élaboration constante de processus, de ruses, de manipulations et de perversions qui le mènent sur le chemin de l’auto satisfaction.

Éprouver du plaisir sur le chemin qui mène à la satisfaction personnelle lui permet de préserver son équilibre intérieur, de restaurer constamment son Moi (ego) et ainsi de se protéger de sa redoutable angoisse de mort à laquelle il tente d’échapper.
Pour ce qui est de « jouir de la souffrance » infligée, je ne pense pas que ce soit l’objectif de la plupart des pervers narcissiques. Tous ne sont pas totalement psychopathes même si cela y ressemble …

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Dans ce témoignage la lectrice parle du principe de la perversion comme étant le comportement d’un « psychopathe », qui jouit de la souffrance infligée à l’autre.

La perversion du manipulateur pervers ne me semble pas être celle du psychopathe tueur en série dont le but est d’anéantir l’autre. On retrouve pourtant de nombreux points communs comme l’impulsivité, les comportements asociaux envers les autres, l’irresponsabilité et l’absence de culpabilité entre autres.
Dans le vocabulaire courant, le terme perversion est utilisé pour désigner soit une déviation des instincts de l’individu conduisant à des comportements immoraux et antisociaux, soit la transformation de sens subie par un discours comme dans un message politique, publicitaire, soit encore dans la manipulation maléfique, l’abus et la cruauté.
Je pense qu’il faut bien utiliser le terme perversion dans ce sens et non dans celui qui le lie à des perversions d’ordre sexuels. On peut être pervers narcissique et ne pas être pervers sexuel. On peut être pervers sexuel et ne pas être pervers narcissique..

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Pour conclure:

J’observe que le pervers narcissique ne se soucie absolument pas des conséquences de ses actes qui sont invariablement ego centré, donc, la souffrance ou la jouissance qu’il provoque ne fera que suivre ses intérêts personnels.

Pour le pervers narcissique, la souffrance de l’autre n’est que la conséquence de son comportement perverti totalement centré sur ses propres intérêts, et non pas son objectif.

Qu’il en tire un plaisir, oui, parfois, c’est la cerise sur son gâteau, mais pas nécessairement. Il peut aussi en être « étonné ».

La jouissance ressentie par le pervers narcissique à la vue de la souffrance de sa proie vient du sentiment de toute puissance qu’elle lui procure.

Or nous savons que ce sentiment de toute puissance est vital pour lui.

 

© Geneviève Schmit - 14 mars 2017

 


 

La reproduction intégrale de mon écrit est autorisée. Cependant, mon nom complet ainsi que le lien actif de la page du site internet http://pervers-narcissiques.fr est obligatoire. Vous remerciant de votre compréhension ainsi que de l’intérêt porté à mon travail, Geneviève Schmit.

Pervers-narcissiques.fr

Pervers-narcissiques.fr Site portail pour les victimes de PN

Geneviève Schmit - Experte dans l'accompagnement des victimes de manipulateurs pervers narcissiques

Geneviève Schmit, coaching thérapeutique.

. .   © Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de manipulateurs pervers narcissiques. .


 

J’aurais grand plaisir à lire vos interventions sur le Facebook qui vous est dédié: Facebook pour les victimes de violence psychologique et de manipulation perverse. Soutien.PsyFacebook Soutien.Psy

 

http://bit.ly/2mVyS8o

17 Commentaires

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  1. isabelle

    bonjour
    à quand la justice et les services sociaux vont-ils ouvrir les yeux et daigner se former pour « appréhender » ces malades et reconnaitre les victimes…..

  2. Joanna

    Bonjour Geneviève, bonjour à toutes/tous,

    Encore une fois, merci pour votre travail et vos réflexions.

    Je me permets d’y ajouter quelques mots, basés uniquement sur une seule expérience (et j’espère pouvoir dire ça encore longtemps !!!)

    1/ MIROIR
    Je n’utiliserai pas « neurones », c’est un terme dont je ne maîtrise pas le sens médical. Mais le terme « miroir » me paraît particulièrement adapté.

    J’ai été frappée par la capacité du MPN à observer-capter-analyser-reproduire les comportements des personnes qu’il veut garder sous son emprise. Effectivement, il n’est pas doué d’empathie, au sens où les ressentis des autres ne génèrent aucune émotion chez lui. Mais il perçoit extrêmement bien ces ressentis : il les « absorbe » intuitivement à une vitesse défiant toute concurrence, à la vitesse d’un miroir me renvoyant immédiatement mon image !

    J’ai beau être douée d’empathie, elle ne se déclenche jamais aussi vite…

    Le MPN utilise les émotions/comportements qu’il perçoit, étant lui-même dénué de « personnalité » propre. A titre d’exemple : il reproduira une voix et les inflexions d’un professeur, ce qui lui permettra de faire illusion de savant. Et ça fonctionne !

    Pour résumer, j’aurais ainsi tendance à opposer un ressenti émotionnel (qu’on peut nommer « empathie ») à un ressenti strictement logique/analytique. Dans les deux, il y a « compréhension » : mais l’une va passer au filtre des valeurs humaines (bonté, solidarité, etc…), tandis que l’autre sera uniquement analysée par le cerveau du MPN pour servir des objectifs quasi-quantitatifs.

    Dans son ouvrage « Je pense trop », Cristel Petitcollin parle des personnes « surefficientes » (pensée et émotion suractives, pour résumer très grossièrement) versus les personnes « normopensantes » (très majoritaires). Elle constate empiriquement que les victimes des MPN sont le plus souvent des personnes surefficientes. Parce qu’elles sont plus sensibles, plus empathiques, moins égoïstes… Souhaitant que l’harmonie se répandent autour d’elles, elles redoubleront de vains efforts qui ne serviront qu’à les manipuler et les culpabiliser encore plus.

    C’est un ouvrage qui m’a beaucoup aidée dans ma guérison, c’est pourquoi je me permets de l’évoquer ici.

    2/PREDATION
    Dans la nature, qui est régie par « qui mange qui » (ce n’est pas très bucolique, mais il suffit d’observer attentivement un simple petit carré d »herbe pour le constater), certaines araignées prennent la couleur, voire le motif des fleurs sur lesquelles se posent leurs proies.
    Je pense que personne ne se mettrait dans la tête de convaincre une araignée de se contenter de plantes, en lieu et place des protéines animales! Pas seulement parce que nous sommes dans l’incapacité de communiquer, non : parce que l’instinct de l’araignée continuera à lui dicter son comportement de prédation. Et nul n’y peut rien.

    Cette comparaison m’a aidée à comprendre qu’aimer un MPN en espérant en être aimé(e) de retour, c’est comme aimer une araignée en espérant qu’elle devienne végétarienne : une cause perdue.

    S’aimer, se respecter, savoir ce que l’on veut et ce que l’on ne veut pas reste à mon sens le meilleur antidote contre les araignées mimétiques humaines que sont les MPN.

    Bon courage à toutes/tous !

    • Un immense merci Joanna pour ce complément d’analyse dont, si vous me le permettez, je vais user pour mieux expliquer ce concept d’effet miroir du PN avec sa proie.
      Votre exemple de l’araignée est très pertinente. Personnellement, j’offre toujours à réfléchir sur l’aspect « prédatrice » de l’intelligence du manipulateur pervers. L’instinct du prédateur.
      Affectueusement, Geneviève Schmit

  3. lemaire

    je l’aime aidez-moi

  4. Clara

    J’ai déjà vécu une mauvaise expérience avec le diable. Je le raconte sur un autre post, mais tel n’est pas le sujet.
    Ma question est la suivante : le MPN peut -il se faire démasquer par SON ENTOURAGE ? J’ai fait ce que j’avais de mieux à faire : COUPER LES PONTS de cette (non) amitié. Cette personne là mériterait un oscar pour duper à ce point ses semblables.

  5. Martine

    La lecture de cet article suscite en moi q.q questions.
    Je vous donne certaines informations (le contexte).
    Ma soeur est décédée d’une tumeur au cerveau non-guérissable en 2016. Elle était mariée depuis 30 ans à une personne que nous pensons être un pervers narcissiques. C’est le « diagnostique » posé par la psychologue qui a vu ma soeur durant sa maladie. Je pense qu’il correspond tout à fait au comportement de son mari. Sa psychologue a pu expliquer à ma soeur que l’emprise était totalement en place qq années après son mariage, alors qu’elle avait 22 ans. Ma soeur était très intelligente (universitaire-professionnelle dans le domaine de la santé) mais elle a tout de même pensé que son conjoint avait besoin d’être « sauvé » de son enfance difficile. Elle ne l’a jamais quitté, elle lui demandait d’aller consulter pour se faire aider pour des enjeux d’anxiété. Il n’a aucun affect (je pense), aucune démonstration affective envers ma soeur (sauf le baiser lors la cérémonie de mariage). Ma mère leur avait même demandé lors de l’annonce du mariage s’ils se mariaient pour une autre raison que l’amour (on sentait déjà que ça clochait)…ma soeur avait répondu qu’elle le trouvait drôle et que c’était une très bonne personne….la manipulation était déjà présente, je pense.

    QUESTION 1:
    Il se masturbait presque quotidiennement le matin et il laissait le tout dans la toilette sans activer la chasse d’eau peu importe qui devait passer par cette salle de bain durant la journée, que ce soit moi ou ma mère (visite lors d’activité familiale). Il n’avait pas de relations sexuelle avec ma soeur (pour l’affamer je pense???), mais quel était le but de son geste sachant que la famille au complet pouvait constater le sperme ?
    QUESTION 2:
    Lorsque ma soeur était hospitalisée pour son cancer (phase palliative), elle a eu une blessure qui nécessitait le changement d’un pansement. Un jour il a demandé à son infirmière d’être présent seul avec ma soeur et elle lors du changement de pansement….il voulait VOIR la plaie. Lorsqu’il a quitté (après le changement de pansement), l’infirmière a mentionné à ma soeur qu’elle agit trouvé vraiment bizarre la demande de son mari, elle lui a demandé si elle savait pourquoi il avait agit ainsi. Ma soeur n’a pas pu lui répondre, elle lui a dit que son conjoint « n’était pas bien ». Comment l’expliqueriez-vous?

    Lors d’un banal échange avec mon beau-frère nous avons commenté les actualités soit le cas d’un homme ayant poignardé ses deux jeunes enfants dans un contexte de séparation…je suis demeurée « bouche-bée » lorsque mon beau-frère m’a dit « je le comprends d’avoir fait ça ». Comment expliquer ce commentaire???

    QUESTION 3:
    Est-il pervers narcissique ou psychopathe??? J’ai toujours dit à ma soeur que je « sentais » que son mari pourrait être être « dangereux » si elle le quittait. Elle m’a toujours juré qu’il n’avait jamais été violent physiquement avec elle. Était-ce une exagération de ma part ou une « intuition », pourrait-il être dangereux ou, c’est une mauvaise perception de ma part?
    QUESTION 4:
    Je dois gérer la liquidation des biens de ma soeur suite à son décès et c’est l’enfer….il prends tous les moyens pour salir ma réputation, il applique rigoureusement la maxime « diviser pour régner », le chaos est total dans notre famille. Il utilise certains membres de la famille (la sienne et celle de ma soeur), qu’il contrôle à sa guise parce que ceux-ci n’ont pas réalisé le problème.
    Le tout passe pour « une banale chicane de famille » pour les personnes extérieures au cercle restreint de ma mère (80 ans) et de moi, qui comprenons maintenant ses agissements.
    Je me montre ferme par l’intermédiaire d’un avocat à qui j’ai fait appel pour m’aider à régler la succession mais rien n’avance.

    Sa médecin de famille (elle traitait ma soeur et mon beau-frère), me dit qu’il est « psycho-rigide », elle ne semble pas convaincue qu’il est narcissique…encore moins « pervers ». Il est définitivement très fort dans sa manipulation parce que sa médecin est une femme très intelligente, une médecin très compétente et généreuse, elle venait visiter ma soeur à la maison alors que rien ne l’obligeait à le faire.

    Comment savoir s’il est pervers narcissique ou s’il est psychopathe et s’il pourrait s’en prendre physiquement à ma mère ou à moi???

    Merci de votre générosité, votre site, m’a permis de comprendre ce que ma soeur a vécu et de comprendre ce que nous vivons actuellement.

    • Bonjour,
      Je vous remercie pour la confiance que vous m’accordez.
      Vous devez bien vous douter qu’il est impossible de répondre avec justesse à vos questions en se référent uniquement à ce que vous partagez…
      Je pense que vous devez faire confiance en votre intuition.
      De toute manière, PN ou pas PN … la belle affaire !
      Maintenant que malheureusement votre sœur est décédée, vous devez faire face à une personne manipulatrice et sans doute avide de récolter ce qu’il est estime dû.
      L’argent représente le pouvoir, la puissance. (comme le sperme?) Il fera donc tout, pour en avoir le plus possible au détriment de votre propre santé Martine.
      Vous avez eu raison de prendre un avocat. Si vous le pouvez, laissez lui tout pouvoir de gestion et laissez faire.
      Tant pis si certains se laissent berner … sauvez votre peau !
      Bon courage, Geneviève Schmit

      • Martine

        Oui, je me doutais que ce serait difficile de répondre à mes questions.
        Vous avez raison, je vais suivre mon instinct.
        L’étiquette n’est pas importante. Peu importe ce qu’elle est, nous serons sur nos « gardes ».
        Je continue de faire confiance à l’avocat que j’ai choisi pour représenter la succession. Vous avez raison, il veut tout ce qu’il « estime » son dû. C’est-à-dire TOUT. Il ne veut pas respecter les volontés que ma soeur a rédigées par testament, même si elle lui a cédé sous la pression 90% de ses actifs; ceux qu’il ne lui avait pas encore soutirés par subterfuge. Pour lui, ce qui appartenait à ma soeur, lui appartient.
        Il est gai (non-avoué).
        Au début du mariage, les relations sexuelles, toujours imposées à sa convenance, étaient même dégradantes, parfois il aimait la voir « attachée ». Après un refus catégorique de ma soeur, il n’y en avait plus, jamais rien d’aimant.
        J’ai vu la haine et le dégoût dans son visage lorsqu’il regardait ma soeur malade, elle qui était la beauté incarnée, autant intérieure qu’extérieure.
        Elle lui a toujours servi de « vitrine ». Même décédée, cela continue. Aux yeux des autres, comment ne pourrait-il pas être une personne exceptionnelle, il a été marié avec une personne exceptionnelle. C’est tellement tordu!

        Lorsqu’elle est devenue malade, il l’a jetée comme on jette un mouchoir, elle n’était plus utile.

        Elle avait toutes les qualités recherchées par ce type de malade, intelligente (douance), mais surtout la joie de vivre, un rire tellement communicatif, de la bonté, une patience infinie, elle ne jugeait jamais, elle tentait toujours de comprendre. Ma soeur souhaitait un amour romantique, celle des romans, voilà la faille qui lui a permis de l’exploiter, nous avons vécu dans une famille dysfonctionnelle (alcool).

        Merci encore de votre générosité. Votre site nous permet une compréhension du mode de fonctionnement de ces personnes. Elle est tellement essentielle pour nous « sortir » de ce guêpier. On est tous contaminé par leur jeu machiavélique. Il faut nous « déprogrammer ».

        À toutes les personnes qui témoignent de leur vécu sur votre site, elles doivent se rappeler qu’elles ont toujours leurs qualités, c’est la seule chose que leur bourreau ne peut leur enlever. Elles retrouveront leur bonheur après avoir bien compris ce qui s’est passé dans leur vie.
        Leur force et leur volonté de s’en sortir prendront le dessus, parce qu’elles ont toujours été fortes et volontaires.
        Malheureusement pour ma soeur, ce ne sera pas le cas. Sa vie l’a rendue malade sans espoir de guérison.
        Tant qu’il y a de la vie, et de l’amour, il y a de l’espoir!

  6. Tartine et chocolat

    Bonjour Geneviève,

    j’ai pris le temps de lire l’article et d’identifier en quoi il faisait écho dans ma vie. Je suis restée 38 ans avec un homme ayant cette structure et j’ai eu six enfants. L’époque, l’éducation prégnante judéo-chrétienne, l’éducation tout court, les accidents de vie, les croyances etc… expliquent comment une personne et pas une autre peut tomber sous l’emprise de tels personnages. Comme il existe des critères caractérisant ces personnalités, il existe des critères spécifiques aux personnes sous emprise, à savoir une vulnérabilité, une empathie, une joie de vivre, le don de soi etc….

    De tout ce que j’ai pu apprendre, lire et relire de ma vie, les trois caractères principaux sont l’absence totale d’affect, la pulsion, sexuelle comprise, le besoin et la nécessité d’y répondre dans l’immédiateté pour leur permettre d’évacuer et décharger l’angoisse de mort qui les habite. Je connais cette famille depuis 1952 et les ai vu vivre de près depuis 1962 et d’encore plus près depuis 1977 jusqu’à 2014. J’ai observé sans un mot, repéré leur fonctionnement sans jamais savoir que ce genre de personnes pouvait exister. Je les ai vu, enfants, arracher les ailes et les pattes des mouches, faire exploser les grenouilles, harceler leurs soeurs en particulier jusqu’à les massacrer psychologiquement. J’ai vu des violences physiques sur les femmes et les enfants….
    Ils ne se développent dans des familles normalement constituées mais pathologiques et c’est leur instinct de survie qui leur fait adopter ce mécanisme de défense. Il y a une explication, pas d’excuse mais une explication qui évite de tomber dans la haine. Soit ils sont élevés dans la toute puissance, au-dessus des lois, soit il n’ont reçu aucun amour et c’est. Comment voulez-vous que sa mère puisse faire face à une naissance tous les 18 mois, X 10 avec des fausses couches entre ?

    Il ne cherche pas à faire souffrir volontairement, sinon cela voudrait dire qu’il ressente. Or, il n’en est rien. N’ayant pas accès à l’altérité, ceux qui les entourent ne sont pas plus que des objets utiles qu’il faut dégager lorsqu’ils deviennent inutiles et encombrants. Ils les gardent quelquefois au cas où … C’est ce que nous faisons avec nos objets du quotidien quand, de temps en temps, nous faisons du vide, en nous disant, cela ne me sert à rien mais… on ne sait jamais, cela pourrait me servir.

    Durant 38 ans, j’ai mis des mots sur tout, j’ai tout identifié sans savoir. Il a transgressé ce qu’il y a de plus sacré dans le couple, son intimité. Il a utilisé mes idéaux, mes valeurs, mon besoin d’un regard. Il savait repérer le danger de me voir partir. Il faisait volte-face et pendant le temps nécessaire pour me ferrer à nouveau, il modifiait son comportement pour me donner l’impression d’un mouvement en prenant bien soin de me culpabiliser pour que je courbe la tête. . Une fois assuré que je ne bougeais plus, il redevenait identique à lui- même. Quand vous avez la capacité de bouger et de vous remettre en question pour évoluer, vous pensez qu’il en est de même chez l’autre. Or, chez eux, il n’en est rien. C’est juste un leurre et la vie passe…

    Ils ont une intuition hors du commun et il le disait : »Je suis intuitif » et, c’était vrai ce qui lui permet d’adapter en permanence son discours à la personne qui est en face de lui. Il ne se met à la place de l’autre que dans le fonctionnement, pas plus car il a repéré comment briller en utilisant ce qui fait briller l’autre et qu’il n’a pas. Il remplit son vide avec les qualités de l’autre. Il repère les émotions de l’autre sans les ressentir car il a la capacité de constater les réactions comment les émotions vous rendent humain et vivant. Mais, c’est un puits sans fond. Si vous n’êtes pas avec lui, vous êtes contre, c’est clair.

    Ils ne sont pas tous psychopathes mais peuvent le devenir lorsque vous résistez et j’i vu la haine déformer son visage et les coups pas loin de tomber. Mais, ils n’ont aucun courage et dégage s’ils se sentent en position d’infériorité. Cependant, si la pulsion de mort et leur angoisse devient insupportable, au contraire d’un dépressif qui retournera la pression contre lui, eux peuvent devenir dangereux et passer à l’acte. L’alcool ou toute drogue désinhibitrice est un puissant facteur de risque. Je l’ai vécu.

    J’ai des exemples par centaines et un pour chaque situation.

    Ce que j’écris provoque un tel tsunami en moi, que je ne peux plus ordonner mes idées. Mais, j’ai appris à lâcher prise. Donc, je laisse venir ce qui vient, je sais que vous saurez y mettre bon ordre. Je parle de mon vécu avec ce que je suis ou plutôt ce que l’on a fait de moi. Pardonnez les fautes d’orthographe et la confusion.

    Se séparer d’un MP ( je n’aime pas le terme de perversion, il me fait peur.) à Paris n’est en rien comparable avec ce qui peut se passer en province. Ici, en province il est saint et martyr. Une sainte famille. J’ai commis un crime de lèse majesté en quittant cet homme bien sous tous rapports. Alors, en punition, on ne vous adresse plus la parole, on ne vous invite plus, on se détourne de vous dans la rue… C’est encore plus difficile suivant le milieu social dans lequel vous évoluez. Le mien est celui du milieu médical, friqué, la bourgeoisie et l’aristocratie. Il y’a des principes et des règles à ne pas enfreindre d’autant plus que vous êtes un bon catho, intégriste, pratiquant. Quel plus beau camouflage que de se cacher derrière le Christ et son Evangile ! Le poids est encore un peu plus lourd. On vous lapide ou l’on vous demande de vous faire exorciser car vous ne pouvez qu’être posséder du démon pour quitter un tel homme. Vous pouvez rajouter le poids de cette famille où tous sont tordus, même celui qui parade un peu partout et qui est du même acabit. Vous le connaissez … Il m’a fallu porter plainte pour harcèlement moral pour les faire taire. Je n’osais plus ouvrir mes mails et descendre à la boite aux lettres.

    Oh non, ce ne sont pas des tueurs en série, ils ne se saliraient les mains pour rien au monde. Ils vous mettent entre les mains d’amis qui leur sont toujours redevables et par voie de conséquence à leurs bottes. Je parle des notaires qui sont capables de vous faire signer des papiers, c’est un abus de faiblesse, des avocats auxquels ils rendent maints et maints services et qui gobent tousses ses dires, du psychiatre, ami de longue date, qui n’a jamais voulu m’écouter et m’a laissée sous un traitement qui m’enlève 10 ans d’espérance de vie, a failli me tuer et m’a laissé de graves séquelles à tous les niveaux. Je parle de l’expert qui évalue les biens …. Si vous pouviez vous suicider, voilà qui arrangerait bien ses affaires, alors il en profite pour vous faire signer des papiers. C’est le psychiatre qu’ils chargent de vous tuer. Ils vous isolent de la société et lors de mon burn out, ils a éloigné tout le monde.
    J’ai eu 4 enfants en 5 ans et demi, puis deux de plus dont j’ai eu à coeur de faire des hommes et des femmes de qualité. J’ai réussi, je crois et c’est la seule chose de bien que j’ai faite dans ma vie. Je n’ai pu leur éviter sa violence verbale et celle destructrice plus sournoise. Ils feront leur chemin, je les ai sauvés du pire.

    Avec ces MP , vous ne pouvez pas dire non, c’est toujours de votre faute? Il a bien compris que la force n’obtient rien de moi, alors, ce sont des petites injonctions paradoxales : « tu fais ce que tu veux MAIS moi, … après ne vient pas te plaindre. Il sait que pour protéger inconsciemment mes enfants et pour qu’il leur gueule pas dessus, j’obtempèrerai et c’est ce que j’ai fait sans mot dire. Le travail de sape et de destruction est de plus en plus facile car vous êtes de plus en plus affaiblie psychiquement et physiquement et prenez l’eau de tous les côtés et vous avez été éduqué à vous taire, alors vous vous taisez. Mais, en vous taisant, les autres ne voient plus rien car il n’y a que des traces de bleus au coeur et à l’âme, rien sur le corps.

    Vous découvrez que tout est calculé depuis le premier jour avec le contrat de mariage. A chaque fois que vous découvrez une nouvelle turpitude, vous prenez un coup de poignard dans le coeur tant votre confiance a été totale et aveugle. Vous vous dévalorisez un peu plus devant tant d’idiotie et d’acceptation de l’inacceptable. Pendant 38 ans, on vous a distillé que vous n’êtes bonne à rien, que tout ce qui arrive est de votre faute, que vous faites souffrir tout le monde et de fait, vos enfants, votre famille, vos amis, vos relations vous tournent le dos et vous vous vous retrouvez seule. Seule pour vous battre, silence contre haine et volonté d’empêcher l’objet qui s’est échappé d’accéder à la vie. Quand vous ne pouvez pas tuer, de peur de ternir votre image, vous empêchez de vivre. Comment ? En ôtant à l’objet ce qui remplit sa faille narcissique, l’argent. Qui peut vivre sans argent ? Il sait que vous aiderez aussi votre fille à vivre car il n’a pas même la décence de la faire vivre. Elle est une 1/2 part sur sa feuille d’impôts. Il vous asphyxie et il le sait et c’est un fait. Et, vous vous demandez comment allez-vous faire pour joindre les deux bouts ? Vous faites des vides greniers, vous cherchez des petits boulots mais vous êtes fatiguée et cette fatigue vous angoisse car vous avez peur de ne plus avoir la force d’aller au bout tant vous avez supporté de souffrances extrêmes.

    Vous êtes coupé de vos besoins les plus élémentaires car il faut être irréprochable, toujours prête, aux ordres qui sont plutôt des suggestions si bien posées. Vous vous gommez pour ne pas créer le conflit. Vous vivez depuis toujours ce qui s’appelle aujourd’hui du viol entre époux et violences sexuelles faites aux femmes et ne vous avisez pas de vous y opposer. Vous êtes sa chose. Le désir, le plaisir, le contact d’un bras ou d’une main, vous ne savez même plus ce que c’est. Il n’en a pas, juste une pulsion à assouvir suivant son besoin. Alors, vous vous évadez parce que vous n’avez pas le choix et vous ne vous rendez plus compte de rien. Et, vous dissociez votre corps et votre esprit. Ces hommes et ces femmes, car il existe des femmes perverses, ont des traits de l’homosexualité. Et, vous ne savez plus comment faire pour ré assembler les morceaux entre eux et corps et esprit.

    Et vous apprenez qu’il a une double vie, des maîtresses, qu’il joue aux jeux d’argent … depuis toujours. Vous n’avez rien vu. Faut-il être niaise. Et, vous vous enfoncez un peu plus.

    Tous mes idéaux sont effondrés, Je n’ai plus de rêve depuis longtemps, je n’ai plus d’espoir, je n’ai plus aucune confiance en personne, je suis désabusée, je ne vois plus d’avenir pour moi, tant il y a à reconstruire. Vous me connaissez un peu et je ne manque ni de courage ni de volonté. J’étais votre chouchou :). Mais, reconstruire sur des bases fragiles est voué à l’échec car tout s’effondre sans arrêt au moindre choc, aussi minime soit-il. Il faut recréer un socle et des racines. Je suis dans un vide total de passé et de futur et dans un présent qui est invivable et rempli de solitude. Je coupe les liens qui me font souffrir tant je n’en peux plus de souffrir, comme une bête qui mord la main qui se tend. Je garde mes forces pour continuer à ma battre, à me reconstruire pour essayer d’aller au bout de mon chemin de vie dans la paix et le bonheur, retrouver mes enfants, une personne avec qui partager.

    Je pourrai continuer ainsi des heures avec des exemples pour chaque instant vécu.

    Ma vie n’a pas été malheureuse mais si douloureuse. Nombres de fois, j’ai été au bord de la rupture et de la mort. Ce que j’ai à dire est indicible pour moi et inaudible pour les autres. Tout le monde vous dit : « Oh, oui les PN, on connait. » Les traits importants, pas les détails qui en font l’intolérable souffrance. J’ai choisi le silence car je n’avais pas le choix devant sa parole et j’ai bien fait.

    Vous savez, j’ai appris que le vie, c’est : « Souris, je souris avec toi, pleure et tu pleures toute seule… » Je ne vis pas ainsi. Ce ne sont pas mes valeurs et je comprends pourquoi tout va si mal, l’individualisme occupant toute la place. Nous construisons une future société de PN où l’altruisme est un mot qui n’a plus sa place.

    Les PN, c’est, entre autre, MOI, MOI ET ENCORE MOI, MA JOUISSANCE ET LA RECONNAISSANCE DE TOUS. S’il faut dégager les obstacles encombrants que sont les autres, ce n’est pas un souci. Je l’ai humilié devant la société. « Tuez un PN, il s ‘en moque, humiliez-le, il en crève. » Et, si jamais, il m’arrivait de rencontrer un homme, là, je l’achève. Pas d’argent, pas de sortie, pas de sorties, pas de rencontres, quelqu’elles soient. Vous comprenez le piège.

    Ce que j’ai voulu signifier sur votre blog, c’est ma difficulté à accepter qu’ il mourra sans savoir pourquoi je suis partie, victime et moi bourreau. Il ne reconnaitra jamais et en rien de ce qu’il m’a fait vivre d’horreur et l’immensité de ce que je lui ai offert. Et, pour moi, c’est comme si, tout ce que j’ai fait, était vain. Tout le reste n’est qu’une question de courage…

    C’est juste un cri de souffrance. Je sais que vous l’entendrez. La phrase de trop « Tu parles toujours de mourir, tout ce que je vois, c’est que tu es encore là. » A elle seule, elle illustre le cas qu’il fait de moi.

    Je vous embrasse

    Tartine et chocolat

    • Passagère

      Courage Madame,

      J’ai lu tout votre témoignage, et vous arrivez à exprimer ce que je n’arrive pas à décrire.

      Je n’ai connu un pervers narcissique qu’une année, mais il a tout de même réussi à faire des dégâts.
      Ne pensez pas que tout ce que vous avez vécu est vain, ce que vous avez vécu fait de vous ce que vous êtes aujourd’hui, admirablement éclairée sur la vie.

      Il faut accepter ce que nous sommes, des personnes pleine de joie de vivre, ce qui fait de nous leurs victimes préférées, on en souffre, mais on peut se réveiller de ce cauchemar et faire face.
      J’ai été élevée par vous, à me taire et baisser la tête.

      Les gens qui vous ont tourné le dos, ne méritent pas que vous vous fassiez de la peine pour eux. Battez vous pour vos droits.

      Que Dieu nous vienne en aide, car oui je crois toujours en Dieu, même si des gens aussi malfaisants s’en réclament aussi.

  7. Guénégo

    Merci encore pour vos articles de grande qualité qui m’ont fait le plus grand bien quand j’étais désespérée de ne jamais pouvoir me sortir des griffes du prédateur. Imaginez: 21 années de ma vie sous emprise! Mais au final, on peut s’en sortir (par la fuite en premier lieu), car on ne peut pas guérir un être handicapé de la vie. C’est ce que j’ai enfin compris il y a 4 ans. J’ai mis 2 ans à me reconstruire: ne plus douter, ne plus pleurer, ne plus culpabiliser, ne plus ruminer, mais ne pas oublier non plus…
    Vos articles m’ont alors et encore apporté des solutions à mes questionnements divers. Mille mercis, vous m’avez aidée, apaisée.
    Et aujourd’hui, je continue de vous lire avec toujours grand intérêt: vous m’éclairez sur ce trouble de la personnalité narcissique qui est une des principales maladies mentales chez l’adulte.
    Encore merci.
    Bien affectueusement.
    FRAMBOISE

  8. ronchy

    Bonsoir,

    Je suis d’accord avec vous sur le fait que la personne qui utilise la perversion, ne le fait pas toujours dans l’intention de faire du mal directement; il est tellement tourné vers lui-même, que en premier lieu il n’y a que ses sentiments et émotions qui comptent ! il est toujours persuadé qu’il est une victime, que ce sont les autres qui lui veulent du mal ou qui se comporte mal, et donc il agit toujours pour se venger, ou se défendre! « la meilleure défense c’est l’attaque  » est une de ses phrases favorites ! donc il attaque avant qu’on ait eu le temps de faire quoi que ce soit, puisqu’on est sensé l’attaquer en permanence ! il perçoit le monde comme un tissus de personnes malveillantes surtt en envers lui-même, ou complètement ignorantes et idiotes « tou ces cons » ! lui seul voit la Vérité » !si il nous fait du mal c’est, soit parce qu’on lui en a fait ou allait lui en faire, soit parce qu’on est tellement bette ou maso qu’on a tout fait pour qu’il le fasse : « on a tendu le bâton pour se faire battre  » ! il n’est jamais responsable et en est entièrement persuadé

  9. Rennaissance

    Bonjour,
    J’ai été, pendant quatre ans, victime d’un manipulateur pervers narcissique et si je m’en suis sortie c’est grâce à votre livre Le manipulateur pervers narcissique, comment s’en libérer.
    Il était doublé de trouble bipolaire avec des crises psychotiques à caractère schizophrène : un mélange redoutable.Car les symptômes de la perversion se confondent avec ceux des crises maniaques et il en profitait pour semer le trouble afin que je l’excuse.
    Charismatique, imposant, beau, cultivé, il m’a totalement mise sous son emprise et droguée à lui et son approbation.
    Quand j’ai lu votre livre, conseillé par un ami, j’ai vu clair et compris de quoi il s’agissait. Néanmoins, j’ai dû suivre une thérapie EMDR pour arriver à m’en détacher.
    C’était un très long chemin et j’ai longtemps pensé que jamais je pourrais le sortir de ma vie.
    De rupture en retrouvailles pendant 4 ans…
    Finalement, je pense qu’à la fin, ses très violentes crises de manies pendant lesquelles j’ai risqué ma vie, m’ont donné le dégoût du personnage.
    J’ai eu beaucoup de chance.
    En tout cas, je vous ne dirais jamais assez MERCI.
    Affectueusement.

  10. viecarpediem

    Très bon article, merci.
    J’ai aimé cette image de ma thérapeute : imaginez que cet homme soit atteint de surdité ou sans bras, le pervers est ainsi il ne pourra jamais entendre , ni avoir les bras qui repousses.
    Alors ne vous butez pas à espérer sauver une personne pour laquelle il est impossible de guérir d’un handicap, car c’est le cas ici pour le PN , il est atteint d’un handicap lourd incurable.

    Depuis que j’ai cette image en tête je vis beaucoup mieux.