Homme victime de violence conjugale

28 février 2013 Par

Homme victime de violence conjugale

Brève de Divan:

Un homme de mon village, un grand gaillard tout doux que je connais un peu vient de me parler…
Il s’est fait battre par sa femme, une petite nana d’1m60… il a le visage lacéré !
Elle est partie depuis 3 jours en laissant ses deux fils, 13 et 8 ans, derrière elle…
Elle ne répond pas quand ses petits lui téléphonent…
Il est effondré, m’avoue en baissant les yeux que ce n’est pas la première fois qu’il se fait frapper…

Il refuse de déposer plainte… me dit qu’il ne peut pas être « méchant » avec elle, qu’ils sont mariés depuis 20 ans… qu’il l’aime et ne comprends pas.
Ensuite il me dit que c’est forcément de sa faute à lui…qu’il a fait quelque chose qu’il ne fallait pas… Il tente de me faire croire qu’elle a raison de le battre, me parle de son manque de courage me dit qu’il ne « doit pas avoir de couilles« .

Je lui fais remarquer qu’il sait parfaitement que s’il avait répondu il aurait décalqué sa femme et qu’il ne veut pas lui faire de mal! Que son courage est justement de ne pas répondre par la violence. Il redresse brusquement sa tête et me regarde enfin dans les yeux! Il se sent compris.

Maintenant… arriver à le convaincre d’aller à la Gendarmerie pour déposer plainte pour violence conjugale et pour le fait qu’elle ait quitté le domicile conjugal en laissant les petits…

Il a peur du regard des Gendarmes dont certains le connaissent surement… nous sommes dans un petit village…il a honte.

 

En savoir plus ...

 

Geneviève SCHMIT – Spécialiste dans l’aide aux victimes, hommes ou femmes, de violence conjugale ou manipulation perverse – 06 43 43 15 79

Consultation à Paris ou Seine& Marne ainsi que par téléphone ou Skype

17 Commentaires

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  1. Bonjour Monsieur j’ai un problème avec ma femme depuis 2 moins j’ait pré besoin de vs parle en urgence pour maide merci

    • Bonjour, Pour toute prise de rendez-vous merci de suivre les indications décrite dans le site et, soit réserver par l’agenda en ligne, soit me laisser un texto avec votre demande.
      Merci pour votre compréhension, Geneviève Schmit

  2. bolosier

    Je me rends compte que j’ai été victime d’une femme perverse narcissique, elle est dans ma tête

    • Bonjour
      Si vous dites que « vous avez été » c’est que vous n’êtes plus sous sa coupe, et çà, c’est une bonne nouvelle !
      Les pensées obsessionnelle sont à la hauteur du manque … cela ira en s’apaisant.
      Bon courage; Geneviève Schmit

      Vous pouvez me rejoindre sur mon Facebook Pro : Soutien.Psy

  3. Bonjour Geneviève, votre patient a fait preuve de courage et d’intelligence. Beaucoup auraient « pété les plombs » à ce régime-là. Et qui aurait eu raison? Elle! Encore la « serpentine », qui s’en serait donné à coeur joie pour l’accuser de tous les maux! Elle aurait réussi à mettre dans sa poche la justice dans la poche, comme les serpents et les serpentines savent si bien le faire! Je comprends ce que ce monsieur ressent. Souvent, j’ai honte d’avoir de mauvaises pensées en voulant me venger de ce que j’ai vécu sur le premier venu. Et si c’était un gentil? Ce serait totalement injuste de lui faire subir ce que j’ai pu subir. Comme je ne veux pas devenir comme les serpents, je ne réponds pas, ou je lance un regard noir pour qu’on me laisse tranquille. J’espère que tout s’arrangera pour ce monsieur, qu’il reverra ses enfants. Quant à porter plainte, il risque d’essuyer des regards ironiques à la gendarmerie… C’est triste pour lui. Je lui souaite bon courage pour la suite. Amicalement, Forester.

  4. kati

    Merci Geneviéve pour votre soutient
    Kati

    • La bêtise humaine n’a pas de sexe ni d’age ni rien.Elle n’es tpas réservée aux femmes pas plus qu’aux hommes. Il faut cesser ce combat sterile de suprématie de l’un par rapport à l’autre afin de pouvoir se recentrer sur l’essentiel: la violence .

      • Bonjour,
        Il ne s’agit pas de combat de l’un par rapport à l’autre mais de tenter de parler ce ceux qui s’estiment oublié…
        Et oui, le problème de violence est à mon avis lié à un problème de conscience.
        Amicalement, Geneviève SCHMIT

        • Bonjour, Geneviève, pensez-vous que les victimes de violences psychologiques ou physiques soient coupables, comme certains aiment à le laisser entendre? Merci de me donner votre point de vue. Bien amicalement, Forester.

        • Bonjour, Qu’est ce que vous appelez « coupable » ???
          Amicalement, Geneviève SCHMIT

        • Eh bien voilà, Geneviève, mon psy m’a culpabilisée en me faisant comprendre que je m’étais entêtée à poursuivre une relation avec ce PN que j’avais déjà commencé à cerner au bout de deux mois. Je pensais qu’il aurait changé. Mais non. Je me suis fait berner par mes fausses illusions. Il n’a pas changé, il n’a fait qu’empirer. Quand j’entends « On te l’avait bien dit! », je ne me sens pas comprise .

  5. kati

    Mais je me demande en quoi les « chiennes de garde », peuvent être interpellées dans la violence faites aux hommes… Je trouve le propos complètement déplacé ici.S’il s’agit de discréditer le mouvement féministe en faisant croire qu’il ne s’occuperait qu’essentiellement de la violence faite aux femmes, c’est un drôle de raccourci car le féminisme est un projet de société qui veut lutter contre toutes les formes de violence. Et je me permet de m’exprimer jusqu’au bout, je trouve cette mise en cause d’un mouvement féministe assez mal venue et partisane, sinon violente, très indélicate…

    • A 100% d’accord avec vous Kati !!
      Amicalement, Geneviève

    • Jannic

      …entièrement d’accord.

      • Ben dame! Il faut faire preuve de bon sens et savoir faire la part des choses, non? Ne mélangeons pas tout ! Amicalement, Forester.

    • Bonjour, Kati et Geneviève, alors là oui, je suis d’accord avec vous, la violence conjugale féminine n’a rien à voir avec les mouvements féministes. Non. C’est une façon d’être, d’agir, totalement révoltante. Pour ma part, j’aimerais vous donner un témoignage: mon ex beau frère, un gars sympa, était testé très (trop) longtemps célibataire. Il s’est mis en recherche d’une compagne dans la région, sur un site. Il en a trouvé une! Quelle ne fut pas sa fierté de nous la présenter. Elle me fit tout de suite mauvaise impression, et mon ex mari (je n’étais pas encore divorcée), partageait mon avis. Je sentais qu’elle cachait quelque chose de malhonnête. Mais il était épris d’elle et ils se sont vite installés ensemble. J’ai appris qu’elle était alcoolique. C’est pour ça qu’on l’a mise au placard. Mais, à l’écouter, elle occupait un poste-clé. Un matin, mon gentil beau-frère arrive à la maison en pleurant (il avait 44ans). « Regarde ce qu’elle m’a fait! Elle a cassé mes lunettes! Elle a tout démoli chez moi! » .Il soulève sa chemise et je vois son torse lacéré de griffures. L’horreur et la révolte me prennent à la gorge. Je le persuade d’aller porter plainte. Il refuse. J’appelle mon mari, qui essaie à son tour de l’encourager à le faire. En fait, il a honte. Nous l’emmenons chez mon ex beau père, pour qu’il se repose. Celui-ci veut parlementer avec la compagne. Elle refuse d’ouvrir. Il est quinze heures. Je menace d’appeler la police. J’essuie des insultes. Mon ex mari parvient à rentrer dans l’appartement de son frère : un véritable taudis depuis qu’elle l’occupe. Elle est vautrée sur la table et mange un steak cru. On l’évince des lieux avec pertes et fracas. Elle menace d’aller porter plainte, ce qu’elle fait et , trois jours plus tard, mon beau frère est convoqué: on lui reproche d’avoir porté des coups à sa compagne. Il risque d’encourir trois ans de prison. Nous avons tous témoigné en sa faveur, c’est un garçon doux et plutôt timide. Mais la pie n’en reste pas là. Elle fait circuler dans les services de l’entreprise où travaille mon beau frère des clichés de lui dénudé (il pratiquait le naturisme), et des lettres qu’un ami lui envoyait (où figuraient des mots d’amitié « tendre »). Après tout, c’est sa vie privée. Le tout accompagné de mots de menaces et de chantage. J’ai dit « Elle finira mal. Je le sens . Je le sais. Un jour, elle cramera dans sa cuite ». Un mois plus tard, j’apprends que la pie a péri dans son appartement en flammes. J’ai ressenti une mauvaise jubilation. « Justice a été faite », ai-je dit. Mon beau frère est devenu plus méfiant depuis. Il a refait sa vie. Mais ce qui me révolte, dans cette histoire, c’est qu’il existe aussi des hommes vulnérables, victimes de ces femmes vampires et qui n’osent pas en parler. Ou, s’ils vont porter plainte, ils essuient de petits sourires ironiques et des réflexions du genre: « Vous êtes un homme, non? Vous êtes capable de vous défendre… » . La manipulation existe partout. Il suffit d’être un peu trop coulant, de ne pas oser dicter ses lois chez soi et hop! On tombe dans le piège! Femmes comme hommes, on peut se faire manipuler en beauté , c’est cela qui me révolte et ‘a rendue méchante dans mes propos contre les manipulateurs (trices) de tout poil. Forester.

  6. marc

    Témoignage a transmettre aux « chiennes de garde », peut être que cela changera un tant soit peu leur jugement. Si cela peut aider à faire comprendre à tous les groupes « constitués » ou constitutifs de la société, que le noir et le blanc n’est jamais pré-défini et n’est l’apanage d’aucun groupe quel qu’il soit.