Neurosciences & Thérapie

23 juin 2013 Par

Neurosciences & Thérapie

Neurosciences, physique quantique, de  nouvelles pistes thérapeutiques.

Dans un article intitulé « Neurosciences & Psychothérapie « , le Dr. Michel Delbrouck explique que les  neurosciences ouvrent de nouvelles pistes thérapeutiques : «Il y a une quinzaine d’années, prévalait un scientisme opposé à la conception psychanalytique, qui voulait expliquer tout le psychisme à partir de la chimie du cerveau et des neurotransmetteurs.

Aujourd’hui, il y a un consensus, au moins parmi les personnes éclairées, pour reconnaître que l’être humain est un objet complexe, constitué au moins autant par son milieu culturel et langagier, par son environnement social et familial, que par son substrat organique ».

Les enjeux des neurosciences sont majeurs en raison du grand nombre de personnes  affectées, de l’impact social et du coût engendré par la prise en charge de ces pathologies.

 

Définition

Les neurosciences regroupent toutes les sciences nécessaires à l’étude de l’anatomie et du fonctionnement du système nerveux.
C’est l’ensemble des disciplines scientifiques qui contribuent à une meilleure compréhension du fonctionnement du cerveau humain et de ses pathologies.

 

Cas  de la neuro-imagerie:

L’une des activités les plus médiatisées des neurosciences est l’atlas neuro-fonctionnel du cerveau obtenu par les dernières explorations par ‘imagerie neurologique fonctionnelle.
Une autre, en plein essor, est la neuropsychologie.

Depuis une quinzaine d’années, les progrès réalisés en neuro-imagerie ont permis d’extraordinaires avancées en neurosciences: les scientifiques peuvent désormais obtenir des images du cerveau en activité susceptibles d’améliorer le diagnostic et le traitement des maladies neurologiques ou psychiatriques.

D’après Boris Cyrulnik , les progrès des neurosciences permettent désormais de vérifier l’efficacité des psychothérapies et des états de consciences modifiés :  » Grâce à la neuro-imagerie (1), nous savons qu’une personne dépressive en thérapie échappe aux lésions cérébrales que produisent les dépressions non traitées. Dans le cadre d’une étude récente (2), trente personnes dépressives depuis peu subissent une IRM. Aucune différence n’est alors constatée entre leurs cerveaux et ceux d’un groupe témoin de trente personnes heureuses.
En revanche, un an plus tard, après une IRM de contrôle, les chercheurs constatent que les individus qui souffrent encore présentent une altération des cellules de l’hippocampe, une zone cérébrale, support de la mémoire. Les individus qui ont parlé à un thérapeute et ont géré autrement leurs émotions sont indemnes. Leur thérapie a fait baisser leurs sécrétions de cortisol – hormones du stress – qui avaient endommagé le cerveau des autres.  »

Les techniques les plus avancées de la neuro-imagerie ont même  permis de visualiser, en direct, les modifications neurobiologiques associées à certains « états-mentaux » et à la pathologie .

 

A écouter :

Ce que nous révèle la neuro-imagerie sur France Inter

Ruby Villar-Documet., Psychologue Clinicienne d’Orientation Scientifique et  Psychothérapeute,  considère que  » l’imagerie cérébrale permet de rechercher comment les modifications du fonctionnement du cerveau sont impliquées dans les troubles mentaux, et de trouver des informations utiles au développement de traitements spécifiques chez les patients. »
Dans « Le cerveau de cristal : ce que nous révèle la neuro-imagerie« ,  Denis Le Bihan  fait le récit passionnant des apports de la neuro-imagerie dans la compréhension du cerveau humain : «  Voir le cerveau penser ! Montrer l’activité du cerveau s’appliquant à une fonction telle que parler, lire, compter ou simplement penser, voilà désormais ce que rendent possible les progrès récents de l’imagerie par résonance magnétique, l’IRM. »

Pour le Docteur Patrick Juignet, psychiatre, «  Il faut signaler que les données sur la personnalité des gens qui seraient obtenues par IRMf  (imagerie par résonance magnétique fonctionnelle ) sont sans commune mesure avec les données recueillies lors d’une concertation, d’une discussion ou dans le cadre de la relation médecin-malade. La manière de produire les images par IRMf et de les lire (cf supra l’effet BOLD) ne permet pas aujourd’hui de se former un jugement précis sur les croyances, les désirs, les pensées et les intentions d’une personne … »
La fascination pour le pouvoir de la neuro-imagerie est telle que le concept de « lecture de l’esprit » ou « mind-reading » est proposé comme un concept opératoire. ‘(….)
Un rappel de prudence bien utile face aux interprétations journalistiques triomphalistes  selon lesquelles on pourrait « voir la pensée », interprétations encouragés par le courant de pensée réductionniste à la mode.

 

En guise de conclusion:

Le 7 mars 2012, l’Office parlementaire d’évaluation des choix scientifiques et technologiques (Opecst) a publié un rapport sur l’impact et les enjeux  des nouvelles technologies d’exploration et de thérapie du cerveau, qui souligne que si les techniques récentes d’imagerie cérébrale permettraient, à l’avenir, « une meilleure compréhension du cerveau »
Les neurosciences, et la neuro-imagerie en particulier; soulèvent de nombreuses difficultés
Il s’agira à terme de dire comment l’immense apport des neurosciences et la pratique de la psychothérapie pourront se trouver complémentaire.

 

 

Dans ma pratique thérapeutique:

En ce qui me concerne, j’ai déjà intégré avec un grand succès certaines informations sur le fonctionnement du cerveau et surtout sur notre capacité de l’utiliser afin d’aller vers le mieux-être et également pour l’objectif de se préparer un futur qui nous convienne dans le plus grand respect des autres.
L’apport des neurosciences amènent inévitablement à concevoir autrement la prise en charge des patients.
La conception « globale » de la prise en charge des patients se voit donc maintenant élargie par ces apports scientifiques sur le fonctionnement de notre cerveau, et de l’impact maintenant prouvé de notre pensée sur nous-même et également sur notre environnement !

Geneviève SCHMIT

©  Toute reproduction, même partielle est interdite sans l’accord de l’auteur

 

 

Sources:

http://www.scienceshumaines.com/psychanalyse-et-neurosciences-le-grand-ecart_fr_22485.html
http://www.cifpr.fr/+Neurosciences-et-psychotherapie+
http://fr.wikipedia.org/wiki/Neurosciences
http://www.rvd-psychologue.com/applications-neurosciences.html

A lire:

http://www.psychotherapiekongress.ch/2011/medien/documents/2011-06-18-Nsci-psychotherapie.pdf
http://www.iforum.umontreal.ca/Forum/2006-2007/20070522/r_8.html

Pour aller plus loin:

http://cyrille.chagnon.free.fr/NeuroSciences/PagesCours/MainNeurosciences.htm
http://www.franceculture.fr/oeuvre-le-cerveau-de-cristal-ce-que-nous-revele-la-neuro-imagerie-de-denis-le-bihan-0
http://www.futura-sciences.com/fr/news/t/medecine/d/limagerie-cerebrale-permettra-t-elle-de-lire-dans-les-pensees_35091/
http://www.therapienligne.com/je-me-presente/mon-parcours/99-la-psychotherapie-change-le-cerveau-.html

2 Commentaires

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  1. Carpentier

    Bonjour,

    Je suis thérapeute énergéticienne et ma pratique couvre plusieurs sciences dont la physique quantique mais aussi la connaissance des guérisseurs, des sourciers, de la métaphysique, de l’ontologie, de l’EMI, de la géobiologie, du chamanisme, du druidisme, du magnétisme, des soins cristallins, de la reconnexion universelle….
    Il est heureux que la médecine conventionnelle s’ouvre enfin à d’autres savoirs du microcosme et du macrocosme car c’est effectivement main dans la main, en alliant nos compétences, en faisant de nos différences une force et en œuvrant dans notre globalité que ce monde évoluera enfin dans le bon sens et qu’il sera alors possible de quitter la survie pour vivre la vie.

    Chaleureusement.
    Dominique-Renée.