Axou

J’étais tellement amoureuse du papa de mes enfants, je faisais tout pour lui faire plaisir, normal quoi.
Lui en retour me donnait des mensonges, des insultes, des menaces, des coups.

N’importe quelle question finissait par une dispute puisque j’étais vraiment trop conne.

J’étais tellement amoureuse que je prenais sur moi… pendant des mois qui sont devenus des années.
Oh mon pauvre chéri tu as raison, et puis tu dois être épuisé tu as besoin de repos, tu travailles beaucoup… tu sors ? ah oui tu as besoin de te détendre. Moi pas ?

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Il travaillait – comme moi.
Et il me mentait sur son emploi du temps.
Moi j’étais tout le temps seule avec nos enfants (jeux, repas, bains, école), seule à m’occuper de la maison, des courses.
Et ce n’était jamais assez bien ou assez vite, ça me valait des disputes, des insultes, des menaces, des coups.

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J’ai fait plusieurs malaises, le corps à bout de force, je me suis faite encore engueuler pour ça, et bousculer. Mais jamais aider.

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Certaines nuits, je me couchais par terre dans la chambre de l’un de mes enfants, je me disais que là il n’oserait pas le réveiller et que j’aurais quelques heures de répit, de repos, de sommeil. Pas toujours.

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Les rares fois où il me tenait par la main, il me retournait les ongles avec toute sa tendresse.

Je lui demandais pardon de l’avoir poussé à bout après avoir reçu une gifle.

« Ca fait 12 ans qu’on est marié, si j’ai envie de te faire l’amour, je peux te violer », c’est l’une de ses dernières déclarations d’amour.

Je ne sais plus qui est cet homme qui habitais avec moi… Je sais juste que:

  • Je ne peux parler librement quand il est là
  • Je ne peux pas faire ce que je veux quand il est là « tu dois me demander la permission si tu veux sortir »
  • J’ai peur de le voir rentrer à la maison, parce qu’après plusieurs bousculades, plusieurs gifles, plusieurs parties de sexe où il ne me faisait plus l’amour mais du mal
  • Je vois que nos enfants sont en énorme souffrance
  • Je me sens en danger lorsque je suis avec lui
  • Je suis en train d’y laisser ma santé physique et psychique
  • Je sais que c’est de pire en pire

C’est ça l’amour ? pour moi, ça a été la mort de mon amour pour lui.

Quand on aime, on veut donner le meilleur pour sa moitié.

Quand on ne s’aime plus, on se quitte, mais on ne détruit pas l’autre.

En quelques semaines, j’ai compris que je m’aimais davantage que je ne l’aimais.
Et plus encore nos enfants, qui n’avaient pas le droit de vivre cette tension, et d’être pris à témoin de ces violences quotidiennes.

Mais je ne savais pas comment faire… attendre qu’il se calme, il ne se calmera jamais.
Et vous êtes la dernière personne au monde qu’il écoutera puisque vous êtes « sa merde », ou « sa pute »…

Et puis arrive ce jour où je me suis pris la gifle de trop.

J’ai fui de ma maison-prison, je suis sortie avec nos enfants.

Mon amour pour nos enfants et pour moi ont été les plus forts.

Si vous faites machine arrière, il vous le fera payer !

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Plus durement que ce que vous avez déjà enduré… comme Rachel qui s’est pris une balle dans la tête, mais comme tant d’autres. Trop d’autres.

La loi existe ! Si on se tait, c’est la loi du PN qui s’applique…

Victimes, témoins, familles ou amis, arrêtez de fermer les yeux.

Protégeons-nous, protégeons nos enfants.

Il est temps d’ouvrir nos yeux, les yeux des gens !

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Je revis…

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Depuis nous sommes libres, notre appartement est un havre de paix, nos activités nous font plaisir, nos vacances sont les plus belles que j’ai jamais passées.

Je suis tellement heureuse seule, plutôt que mal accompagnée. Les enfants se sont épanouis, apaisés.

Je ne dis pas que c’est facile, mais c’est tout à fait à votre portée.
Tout le monde a droit au bonheur.

Il faut trouver une personne de confiance si vous prenez cette décision, ou un psy ou une association et surtout ne pas oublier :

  • D’aller à la police/gendarmerie pour faire une déclaration de changement de domicile avec les raisons qui vous y poussent
  • De vous désolidariser du compte joint
  • Saisir le juge des affaires familiales

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Et quelques jours / semaines avant de partir :

  • D’emporter vos papiers importants (carte d’identité, livret de famille, diplômes, fiches de paie, titre de propriété de la maison)
  • De prendre vos bijoux ou vos photos de famille
  • De changer tous les mots de passe de vos boîtes mail, facebook, compte bancaire
  • D’avoir des preuves : certificats médicaux, photos des coups, enregistrements au dictaphone ou sur vos téléphones. Pour la police et pour que vous sachiez que vous êtes pas folle.

Il faut aussi vous attendre à perdre quelques « amis » ceux qui ne sont là que pour les bons moments… ça fera mal, mais ça n’est pas vraiment une perte.
Ceux qui auront peur de votre PN ou d’être contagiés.
Ça fait mal, mais pas autant que les violences du PN.

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Ceux qui ferment les yeux risquent un jour de tomber aussi dans des griffes tant pis pour eux.

Chacun prend en main son destin !

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Axou

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