Le masque du psychopathe

12 août 2013 Par

Le masque du psychopathe

Cet article scientifique très complet décrit avec une grande clarté la psychopathie, cette pathologie très répandue dans nos sociétés et attribuée aux manipulateurs pervers narcissiques

En 2009, la Revue Médicale de Bruxelles publiait un article de synthèse sur la psychopathie :
La psychopathie : depuis « The Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
Recherches de S. J-J. Leistedt, S. Braun, N. Coumans, P. Linkowski

 

Retransmis dans son intégralité, cet article est clair et vaut la peine d’être lu.
Ce travail scientifique de recherche peut aider les victimes, hommes et femmes à mieux démasquer et mieux comprendre le fonctionnement physiologiques des nombreux psychopathes qui les entourent.
Il peut également aider à mieux en comprendre la gravité et l’incurabilité, afin de prendre la seule décision saine : FUIR !

 

Bref portrait des psychopathes écrit sur la base des informations de l’article

Les psychopathes des apparences rassurante et poussent à l’intimité par la confiance qu’ils nous inspirent naturellement. Ils exercent sur leurs proie une attraction magnétique qui les rends irrésistibles.

Les psychopathes, comme les manipulateurs pervers narcissiques sont pour la majorité des hommes avide de pouvoir et de reconnaissance.
S’ils ne réussissent pas brillamment dans la société, ils vont se donner un masque de réussite et entrer dans la mythomanie.

Sous un masque de normalité, ces psychopathes vont attirer à eux des personnes dégageant une grande empathie, généreuses, brillantes dans certains domaines enviés par le prédateur.
Victimes et prédateurs vont se « trouver » pour créer un « couple » dans lequel l’horreur du « jeu »  relationnel pervers va pouvoir s’installer.

Même s’ils ne deviennent pas des tueurs, ils sont extrêmement dangereux car leur mental ne ressent aucun affect et ne peut donc aucunement tenir compte des besoins de l’autre.

Pour compenser leurs manques et pour se sentir exister ils vont instinctivement mettre en place toutes des stratégies compensatoires.

Un psychopathe est résistant aux thérapies et non seulement elles ne les soignent pas, mais elles peuvent même aggraver leur dangerosité. La thérapie peut devenir le lieu idéal pour affiner leurs stratégies perverses. La plupart du temps ils refusent catégoriquement toute prise en charge psychologique ou psychiatrique.

Il y a énormément de psychopathes parmi nous. De plus, nos sociétés hyper-narcissiques, hyper-violentes et hyperactives contribuent à en créer toujours davantage.

Les manipulateurs pervers narcissiques sont associés aux psychopathes en raison du grand nombre de points communs avec eux. Leur froideur affective, leur absence totale d’empathie, leur perversion, leur capacité à fasciner, à téléguider leurs proies leur donne une forte composante psychopathique.

Bien que ce diagnostic ne figure pas encore dans les grandes classifications psychiatriques actuelles, il se rapproche du trouble de la personnalité narcissique et du trouble de la personnalité psychopathique, sans les recouvrir tout à fait. »

Les psychopathes et les pervers narcissiques sont les bras armés d’un patriarcat en perte de pouvoir.

Geneviève SCHMIT

 

La psychopathie : depuis « The Mask of Sanity » aux neurosciences sociales

Psychopathologie(intégralité de l’article, source : Sott.net)

S. J-J. Leistedt, S. Braun, N. Coumans, P. Linkowski
Revue médicale de Bruxelles
lun., 25 mai 2009 11:19 CDT

Bien que le diagnostic de psychopathie soit traditionnellement considéré comme un trouble de la personnalité, il a souvent été et est toujours utilisé, à tort, de manière équivalente à celui de personnalité antisociale du Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders, fourth edition, text revision (DSM-IV TR) ou de personnalité dyssociale, ces deux dernières appellations étant surtout basées sur des comportements.

L’objectif de cet article est de fournir une revue clinique et scientifique sur le concept de psychopathie.

L’article débute avec une introduction historique sur l’oeuvre de Hervey Cleckley, The Mask of Sanity, (Le Masque de Santé Mentale, disponible gratuitement) et présente ensuite les définitions et autres classifications de la psychopathie, en se focalisant spécifiquement sur la distinction entre le psychopathe antisocial et le psychopathe social.

La discussion abordera ensuite les aspects épidémiologiques et diagnostiques, spécialement les outils psychométriques utilisés dans l’évaluation de la psychopathie, en particulier l’outil actuel de référence : « l’échelle de psychopathie de Hare » (PCL-R). La seconde partie de l’article aborde les données en matière d’imagerie structurelle et fonctionnelle dans la psychopathie.

La dernière partie discute des traitements et autres interventions possibles, ainsi que des perspectives en matière de recherche, en particulier en termes de prévention.
Cette revue démontre bien tout l’intérêt des études et des projets en neuro-imagerie via des techniques telles que la résonance magnétique nucléaire fonctionnelle et la magnéto-encéphalographie, capables de décrire la neuro-anatomie des émotions humaines.
En effet, aujourd’hui, les neurosciences sociales et cognitives constituent une voie prometteuse dans l’étude de la psychopathie.

Rev Med Brux 2009 ; 30 : 577-87

« Les esprits diffèrent plus que les visages ». Voltaire

« J’attends une vraie bonne occasion d’offrir des fleurs à ma femme. Son enterrement par exemple… ». Alfred Hawthorn Hill

1941 : THE MASK OF SANITY

C’est en 1941 que le psychiatre américain Hervey Milton Cleckley (1903-1984), alors professeur de psychiatrie et de neurologie à la Faculté de Médecine de l’Université de Géorgie (Medical College of Georgia, Augusta, GA, USA), publie ce qui sera son oeuvre principale, et sans nul doute, une avancée majeure dans le domaine de la psychopathologie clinique : The Mask of Sanity : An Attempt To Clarify Some Issues About the So-Called Psychopatic Personality (1).

Dans son ouvrage, Hervey Cleckley décrit minutieusement, et pour la première fois, les grandes caractéristiques de la personnalité psychopathique (tableau 1). Après de nombreuses heures passées à interroger un grand nombre de patients (venant d’hôpitaux psychiatriques sécuritaires, ambulatoires, etc.), il identifiera un « type différent » et minoritaire de patients.

Tableau 1 : Caractéristiques de la personnalité psychopathique selon Hervey Cleckley (adapté de la réf. 1).

  1. Charme superficiel et bonne « intelligence »
  2. Absence de délires ou de tout autre signe de pensée irrationnelle
  3. Absence de « nervosité » ou de manifestations psychonévrotiques
  4. Sujet sur qui on ne peut compter
  5. Fausseté et hypocrisie
  6. Absence de remords et de honte
  7. Comportement antisocial non motivé
  8. Pauvreté du jugement et incapacité d’apprendre de ses expériences
  9. Egocentrisme pathologique et incapacité d’aimer
  10. Réactions affectives pauvres
  11. Incapacité d’introspection
  12. Incapacité de répondre adéquatement aux manifestations générales qui marquent les relations interpersonnelles (considération, confiance, gentillesse, etc)
  13. Comportement fantaisiste et peu attirant lorsque sous l’effet de l’alcool, voire même sans le dit effet « alcool »
  14. Rarement porté au suicide
  15. Vie sexuelle impersonnelle, banale et peu intégrée
  16. Incapacité de suivre quelque plan de vie que ce soit

Des individus qui se distinguent avant tout par leur froideur affective, leur capacité à manipuler l’autre et surtout leur grande indifférence par rapport aux délits dont ils sont responsables. « Sympathique », « charmant », « intelligent », « alerte », « impressionnant », « inspirant la confiance » et « un grand succès auprès des femmes » : voilà les types de descriptions que Hervey Cleckley a utilisés à de nombreuses reprises dans sa célèbre étude de cas sur les psychopathes (1). A tel point que certains spécialistes précisent que, souvent, les psychopathes, en apparence, semblent avoir en abondance les traits de personnalité les plus convoités par « les personnes normales ». La confiance en soi sereine et inébranlable des psychopathes semble presque un rêve impossible et est généralement ce que « les personnes normales » cherchent à acquérir quand elles suivent des cours de formation pour l’affirmation de soi, … Dans bien des cas, l’attraction magnétique des psychopathes pour les personnes du sexe opposé semble presque surnaturelle (2). L’ensemble de ces descriptions forme le fameux « masque de normalité », que le psychopathe utilise dans sa vie quotidienne pour évoluer : gagner la confiance des gens qui l’entourent, progresser dans les différentes couches sociétales, spolier, trahir, … Nous y reviendrons ultérieurement (1).

A travers les médias, la littérature, le cinéma et même au sein des milieux dits « spécialisés », beaucoup de choses erronées sont dites ou écrites sur la psychopathie. L’objectif de cet article est de donner un aperçu général, le plus juste possible, des concepts actuels de la psychopathie, principalement dans les domaines clinique, épidémiologique, neurobiologique, et thérapeutique. Les hypothèses développementales et autres concepts psychodynamiques ne seront pas abordés dans cet article. Nous terminerons par quelques perspectives en termes de recherche.

DÉFINITION ET NOSOGRAPHIE

La définition même de la psychopathie a connu des modifications importantes depuis plus d’un siècle, à tel point que le terme « psychopathie » a disparu de la terminologie psychiatrique officielle depuis plusieurs années (en particulier du DSM-IV et du DSM-IV TR) (3).

Tant au sein de la littérature que dans la pratique clinique, le diagnostic de psychopathie a souvent, à tort, été et est toujours utilisé de manière équivalente à celui de personnalité antisociale du Diagnostic and Statistical Manual (DSM) (American Psychiatric Association, 1980, 1987, 1994) (3). Il s’agit pourtant de deux concepts différents. Alors que la personnalité antisociale du DSM-IV TR décrit et existe surtout par des comportements, la notion de psychopathie s’attache surtout au noyau affectif et aux éléments interpersonnels qui caractérisent ces individus (3-5).

La définition de la psychopathie se rattache au courant anglo-saxon représenté par Hervey Cleckley dans son ouvrage The Mask of Sanity, dont les conceptions cliniques ont inspiré les travaux empiriques de Robert Hare1, (6-8). Ce dernier est à l’origine du développement de l’instrument diagnostique opérationnel de référence utilisé aujourd’hui en pratique clinique de psychiatrie médico-légale, « l’échelle de psychopathie de Hare » (PCL-R) (Psychopathy Checklist-Revised, Hare, 1991) (tableau 2) (6,7).

Tableau 2 : L’échelle de psychopathie de Hare-Révisée (PCL-R).
Comportements et traits de personnalité évalués (adapté de la référence 6).

  1. Loquacité et charme superficiel
  2. Surestimation de soi
  3. Besoin de stimulation et tendance à s’ennuyer
  4. Tendance au mensonge pathologique
  5. Duperie et manipulation
  6. Absence de remords et de culpabilité
  7. Affect superficiel
  8. Insensibilité et manque d’empathie
  9. Tendance au parasitisme
  10. Faible maîtrise de soi
  11. Promiscuité sexuelle
  12. Apparition précoce de problèmes de comportement
  13. Incapacité de planifier à long terme et de façon réaliste
  14. Impulsivité
  15. Irresponsabilité
  16. Incapacité d’assumer la responsabilité de ses faits et gestes
  17. Nombreuses cohabitations de courte durée
  18. Délinquance juvénile
  19. Violation des conditions de mise en liberté conditionnelle
  20. Diversité des types de délits commis par le sujet

La psychopathie, définie selon la PCL-R, se distingue du trouble de personnalité antisociale par le fait qu’elle ne comprend pas uniquement des comportements antisociaux pour définir le sujet psychopathique (« Il ne faut pas être psychopathe pour commettre des délits… ») ; elle met l’emphase sur un certain nombre de traits de personnalité associés historiquement à la psychopathie. La psychopathie se définit par un mode de fonctionnement caractérisé par des relations interpersonnelles superficielles, des occupations sociales souvent instables et souvent, mais pas toujours, des activités criminelles. Sur le plan interpersonnel, les psychopathes se montrent exubérants, volubiles, parfois grandiloquents, souvent égocentriques, manipulateurs et surtout totalement insensibles aux autres (7). Sur le plan affectif, leurs émotions sont superficielles et labiles. Ils établissent peu de liens durables et manifestent peu, voire pas d’empathie. Aujourd’hui, avec l’autisme, la psychopathie est considérée avant tout comme une maladie typique de l’empathie 9. En effet, ces individus sont incapables de ressentir les expériences émotionnelles d’autrui, de partager les émotions de l’autre et de se « projeter » dans une personne afin de comprendre ses sentiments et de prédire ses comportements (1), (7,9).

Contrairement à la croyance populaire et à ce que véhiculent souvent les médias, tous les psychopathes ne sont pas de grands criminels dans le sens littéral du terme, et encore moins des tueurs en série, des tueurs de bordée ou des tueurs de masse.

Au contraire, certains d’entre eux, de par leur structure de personnalité et une intelligence au-dessus de la moyenne (ce qui est souvent le cas), parviennent à se hisser au sommet de la pyramide sociale et occuper ainsi des rangs importants, dans les plus grandes entreprises par exemple (1,9-11). Ces psychopathes (« Successful Psychopath », aussi appelés « psychopathes de la variété jardin ») ne commettent pas d’actes antisociaux en tant que tels, mais posent des actes que la morale réprouve (mensonge, manipulation, fourberie, séduction, charme superficiel, « belle » intelligence, égocentrisme pathologique, …), cela afin de progresser dans leur irrésistible ascension sociale et leur conquête de pouvoir et de reconnaissance 1,9-11. A travers le personnage de Gordon Geiko dans le film Wall Street (1987) d’Oliver Stone, Michael Douglas illustre très bien la psychopathie sociale. Il en est de même du personnage de JR Ewing, brillamment interprété par Larry Hagman, dans la célèbre série télévisée Dallas.

A l’opposé, les tueurs en série par exemple sont en grande majorité des psychopathes prototypiques ayant des scores très élevés sur l’échelle de psychopathie de Hare, ce qui témoigne d’un dysfonctionnement global touchant le domaine affectif (absence d’empathie, incapacité d’introspection, pauvreté du jugement, incapacité à apprendre des expériences, …), interpersonnel (manipulation, mensonge pathologique, fausseté, hypocrisie, incapacité d’aimer, vie sexuelle impersonnelle et peu intégrée, …), mais aussi, ici, caractérisé par des conduites antisociales répétées (agressions, viols, séquestrations, homicides, …)11,12.

Dans le cas des tueurs en série, à la personnalité psychopathique, s’ajoutent généralement (mais pas toujours) un sadisme sexuel (ou encore d’autres paraphilies) et des antécédents familiaux psychiatriques (9). Les personnages d’Alex dans le film Orange mécanique de Stanley Kubrick, et de Mac Murphy dans le film Vol au-dessus d’un nid de coucou de Milos Forman illustrent très bien la dimension antisociale du fonctionnement psychopathique.

Une autre grande caractéristique du sujet psychopathe, encore une fois illustrée et mise à profit par les tueurs en série, entre autres, est son apparence banale et même rassurante (« le masque de normalité »), le plus souvent doublée d’une très bonne intégration familiale et sociale 1,9,12. Dans son roman devenu un classique, Dr Jekyll et Mr Hyde, Robert Louis Stevenson a littéralement créé « le monstre dans l’homme », le « moi divisé », apparaissant sympathique, civilisé et accueillant en apparence, mais recelant à l’intérieur une nature toute différente : un monstre brutal, sanguinaire, sadique et sans pitié (13,14). Il a conceptualisé de la meilleure manière qui soit « la bête qui sommeille en chacun de nous ». Le tueur en série psychopathe est capable de mimer, de « faire semblant », d’adopter « un faux self » (14). Le meilleur exemple en est sans aucun doute John Wayne Gacy Jr: visiteur des hôpitaux dévoué à la cause des enfants malades, mais aussi et surtout violeur et assassin de plus de trente adolescents dans la cave de sa maison (14,15).

UNE CLINIQUE ET UN DIAGNOSTIC COMPLEXES

Une bonne manière d’intégrer le concept est encore de se référer à la description intimiste et particulièrement explicite de la psychologue Martha Stout, ancien professeur de psychologie clinique à l’Université de Harvard et auteur de plusieurs ouvrages sur la psychopathie.

Elle décrit l’existence d’une combinaison Spécifique (16) :

« Imaginez – si vous le pouvez – ne pas avoir de conscience, vraiment aucune, aucun sentiment de culpabilité ou de remords, quoi que vous fassiez, aucun sentiment limitatif de souci du bien-être des étrangers, des amis ou même des membres de la famille. Imaginez ne pas avoir à lutter avec la honte, pas même une seule fois dans toute votre vie, peu importe le caractère égoïste, paresseux, dommageable ou immoral de l’action que vous avez faite. Et faites comme si le concept de responsabilité vous était inconnu, excepté comme un fardeau que les autres semblent accepter sans s’interroger, comme des imbéciles crédules. Maintenant, ajoutez à cette étrange fantaisie la capacité à cacher aux autres que votre profil psychologique est radicalement différent du leur. Puisque chacun imagine simplement que la conscience est universelle chez les êtres humains, cacher le fait que vous n’avez pas de conscience ne demande presque aucun effort » (cité dans la référence 16).

Dans la recherche contemporaine et dans la pratique clinique, la psychopathie est le plus souvent évaluée selon la liste de psychopathie – révisée de Hare (PCL-R) – qui est une échelle d’évaluation clinique à 20 items (6). Chacun des items de la PCL-R est coté sur une échelle à 3 points (0, 1, 2) selon des critères spécifiques à partir de l’information contenue dans le dossier et d’un entretien semi-structuré. Cet instrument fut développé pour cerner le fonctionnement psychopathique, sous l’angle des affects et des relations interpersonnelles (facteur 1 : charme uperficiel, surestimation de soi, mensonge pathologique, affects superficiels, …) et sous l’angle es comportements antisociaux ou des comportements associés au comportement antisocial (facteur 2), tel une l’impulsivité, la délinquance juvénile ou encore la violation des conduites de mise en liberté conditionnelle, par exemple (6). Le résultat varie entre 0 et 406. Le diagnostic de psychopathie est posé pour un score de 30 ou plus, alors que l’absence de psychopathie est notée par un score inférieur à 206. Un score situé entre 20 et 29 permet de parler de problématique mixte (6). Cet outil d’évaluation, comme mentionné ci-dessus, inclut également les dossiers d’observation dont tous les rapports criminels ou psychiatriques, les entretiens avec la famille, les amis, les collègues de travail, les employeurs et employés, et complétés, si possible, par des observations comportementales.

Le diagnostic de psychopathie est complexe, nécessite une grande expérience, et est lourd de responsabilités pour l’individu qui le pose. Car une fois posée, l’étiquette de psychopathe collera définitivement à la peau de celui qui la porte, que le diagnostic ait été correctement posé ou non ! Aujourd’hui, le terme de « psychopathe », à lui seul, est généralement abordé d’une manière très négative par la culture populaire et même par les spécialistes (tant médicaux que juridiques) et fait l’objet d’une répulsion quasi universelle. Dans certains pays, à délit équivalent, « l’étiquette de psychopathe » conduira à une peine plus lourde, voire à la peine capitale. Pour toutes ces raisons, un diagnostic de personnalité psychopathique ne peut être posé que par un psychiatre spécialisé, formé à l’utilisation des outils diagnostiques spécifiques (en particulier à l’échelle de psychopathie de Hare – PCL-R) et sensibilisé à la problématique et à ses conséquences potentielles. Ce même psychiatre ne doit en aucun cas se baser uniquement sur des symptômes comportementaux, mais doit avoir accès à une revue des dossiers historiques existants, incluant tous les documents criminels ou psychiatriques, des entretiens avec la famille, les amis, les collègues de travail, les employeurs et employés, et complétés si possible par des observations comportementales. Enfin, la rencontre avec un psychopathe est une expérience généralement traumatisante.

En effet, sa personnalité est singulière par le fait majeur qu’elle est « carencée » en ce qui fait ce que nous sommes : notre empathie, notre capacité à ressentir les sentiments de l’autre et à partager sa joie, sa souffrance, … Ainsi, non seulement le psychiatre devra faire preuve d’une grande capacité de maîtrise de l’entretien (éviter les tentatives de manipulation, faire la part du vrai et du faux, ne pas se laisser déstabiliser par les attaques psychologiques souvent puissantes et personnelles de ces individus, …), mais il devra aussi être préparé à rencontrer « la part inhumaine » de l’être humain.

 

ÉPIDÉMIOLOGIE DE LA PSYCHOPATHIE :
Une question épineuse s’il en est.

PsychopathePour n’importe quel trouble, l’évaluation de la prévalence dépend non seulement de la définition du trouble et de la manière dont il est mesuré, mais aussi de qui l’évalue et pourquoi. Il peut y avoir, par exemple, des raisons politiques de dissimuler la prévalence de la psychopathie (c’est le cas, notamment, lorsque des psychopathes gravitent autour du pouvoir politique et possèdent les qualifications pour y accéder ; certains traités médicaux n’hésitent d’ailleurs pas à citer les noms de hauts dirigeants politiques comme répondant au diagnostic de « psychopathe social »…). Dans ce cas évaluation de la prévalence sera réalisée sans porter préjudice au pouvoir politique. La psychopathie, telle qu’elle a été conçue à l’origine par Hervey Cleckley (1941), n’est pas restreinte à l’engagement dans des activités illégales, mais englobe plutôt des caractéristiques de la personnalité telles que la manipulation, l’hypocrisie, l’égocentrisme, et le manque de culpabilité et sur tout d’empathie – des caractéristiques clairement présentes chez les criminels, mais aussi chez les conjoints, les parents, les patrons, les avocats, les politiciens et les P.D.G., pour n’en nommer que quelques-uns (16,17).

L’étude des psychopathes sociaux soulève beaucoup de problèmes méthodologiques, en particulier trois (18).
Le premier concerne la nature même de la PCL-R. En effet, cet instrument a été créé au départ pour être utilisé dans des populations criminelles, et non dans la population générale (18).
Le second problème fait référence au manque d’informations auquel le clinicien doit faire face dans ce type de population dite « générale » (18). Or, l’insuffisance de renseignements (criminels ou non) entraîne des manquements dans l’évaluation par la PCL-R. Ce qui est moins le cas pour les populations carcérales par exemple, dans lesquelles les cliniciens ont un accès au dossier médical, parfois aux dossiers juridiques et à l’historique du patient.
Un troisième problème reste bien entendu la taille des échantillons, généralement petite (18). La plupart des études que nous ciblons comprennent des échantillons ne dépassant jamais 30 sujets et se limitant même parfois à 8 sujets (18).

Dans les deux études de Raine que nous aborderons plus loin (19,20), l’équipe réunit respectivement un groupe de 13 et de 12 psychopathes sociaux recrutés par autoquestionnaires. Les seules études qui s’intéressent aux psychopathes sociaux utilisent des auto-questionnaires (Levenson Primary and Secondary Psychopathy Scale, Factor Structure of the Self-Report Psychopathy, Psychopathy Personnality Inventory , …) qui se développent de plus en plus aujourd’hui (18), justement pour tenter de remédier à ces trois problèmes méthodologiques (18). En définitive, les études existantes, peu nombreuses toutefois, ne se concentrent pour la très grande majorité (pour les raisons avancées plus haut) que sur les populations carcérales (et ne s’intéressent donc qu’à la variété « antisociale » de psychopathes) et diffèrent fortement dans leur méthodologie, en particulier dans l’utilisation de la PCL-R. Chez les détenus masculins, les taux de prévalence, réalisés en utilisant la version récente de l’échelle de psychopathie de Hare (PCL-R), varient entre 13,4 % et 24 %, si nous ne considérons que les études réalisées en Amérique du Nord (21,22). En Europe, les taux varient entre 3 % et 17 % (23,24). En Belgique, Thierry Pham, docteur en psychologie et directeur du Centre de Recherche en Défense sociale (C.D.R.S.) à Tournai, a évalué la proportion de psychopathes dans une population carcérale belge. Toujours selon la version récente de l’échelle de psychopathie de Hare (PCL-R, Hare 1991), la prévalence se situe entre 5 % et 10 %25. La psychopathie féminine est un phénomène très peu étudié. Les études sont rares, réalisées sur des échantillons restreints et finalement peu publiées. Nous ne l’aborderons donc pas ici (10,11).

Finalement, les études réalisées via l’utilisation de la PCL-R de Hare montrent des taux de prévalence relativement stables chez les hommes incarcérés, les patients psychiatriques et, pour une bonne part, chez les délinquants sexuels (10,11). Dans ce dernier cas, il est important de distinguer les sous-types de délinquants sexuels, les violeurs étant le groupe qui connaît la prévalence la plus élevée (10). Les différences observées en termes de prévalence, particulièrement entre l’Europe et l’Amérique du Nord, sont principalement liées au fait que l’échelle de psychopathie (initialement créée en Amérique du Nord précisément) a connu une expansion dans des milieux culturels distincts au cours des dernières années. Or, il n’est pas encore démontré que l’instrument puisse être transposé intégralement (10).

Comme nous l’avons vu précédemment, Cleckley décrit aussi des psychopathes « sociaux », qui réussissent à éviter les contacts avec le système judiciaire. En conséquence, et puisqu’ils sont difficilement « approchables et approchés », très peu d’études permettent de conclure sur la prévalence de la psychopathie dite « sociale » dans la population générale (10,11). Pour sa part, Hare émet l’hypothèse que le taux de prévalence de la psychopathie dans la population générale serait d’environ 1 %10.

 

PSYCHOPATHIE ET NEUROSCIENCES SOCIALES :
Le cerveau « psychopathique » est-il différent?

Oui, le cerveau des psychopathes antisociaux est différent. Plusieurs travaux en « neurosciences cognitives et sociales » (discipline récente qui vise à étudier les structures anatomiques et les processus dynamiques impliqués dans la gestion des émotions et les compétences sociales) démontrent l’existence non seulement de différences anatomiques, mais aussi fonctionnelles.

Il nous semble important de signaler que les données anatomiques et fonctionnelles décrites ci-dessous intéressent quasi exclusivement les psychopathes antisociaux.

Propriétés structurelles

Le cortex préfrontal

Préfrontal

Raine et coll. (26) ont utilisé la résonance magnétique structurelle pour comparer un groupe de participants présentant une personnalité p

sychopathique antisociale à un groupe contrôle. Les résultats mettent en évidence une réduction significative du volume de matière grise au niveau préfrontal chez les antisociaux (26). Dans un design de recherche différent et plus complexe, le même groupe de chercheurs a comparé un groupe de psychopathes ayant été condamnés pour des délits divers (« unsuccessful »), un groupe de psychopathes non condamnés pour des délits (« successful ») et un groupe contrôle (19). Les résultats montrent néanmoins que seuls les psychopathes ayant été condamnés (« unsuccessful ») présentent une réduction (22 %) du volume de cellules grises au niveau préfrontal (19) ; ce déficit n’affectant pas les psychopathes non appréhendés sur le plan judiciaire (« successful ») (19). D’après la littérature scientifique, les anomalies du cortex préfrontal seraient le plus souvent corrélées à l’impulsivité et aux comportements violents et délictueux et non de manière prioritaire aux caractéristiques affectives des psychopathes (27).

Le corps calleux

Corps caleuxEn comparant un groupe de participants présentant une personnalité psychopathique antisociale (diagnostiqués et ayant un score élevé à l’échelle de psychopathie de Hare) et un groupe contrôle non délinquant, Raine et coll.(28) ont mis en évidence chez les premiers une plus grande longueur ainsi qu’une épaisseur plus importante du corps calleux. Ils ont aussi mesuré chez les mêmes participants une augmentation de 23 % du volume de leur matière blanche (28). Ce volume était positivement corrélé aux composantes affectives et interpersonnelles de la psychopathie. Le corps calleux étant une structure très impliquée dans les connexions interhémisphériques, on lui attribue des fonctions telles que la régulation de l’attention, des émotions et dans l’activation autonomique. Selon ces auteurs, ces résultats peuvent partiellement expliquer les déficits affectifs et interpersonnels que l’on rencontre chez les psychopathes, la faible réactivité de leur système autonome au stress et leurs faibles habiletés spatiales. Ces anomalies du corps calleux seraient le reflet de processus neurodéveloppementaux atypiques impliquant soit un arrêt de l’élimination axonale précoce (mécanisme de pruning) soit une augmentation de myélinisation de la substance blanche (28).

L’hippocampe

HippocampeRaine et coll. (20) ont mené une étude de résonance magnétique structurelle comparant les volumes de l’hippocampe entre un groupe de psychopathes sociaux (« successful »), un groupe de psychopathes antisociaux (« non successful ») et un groupe contrôle non psychopathique. Les auteurs ont enregistré une asymétrie de la structure hippocampique (partie droite supérieure à la gauche) chez les trois groupes (20).

Toutefois, cette asymétrie était significativement plus importante chez les psychopathes antisociaux par rapport aux deux autres groupes (20). Ces derniers ne différaient pas entre eux. Les auteurs analysent les résultats à la lueur de perturbations neuro développementales présumées chez ce groupe particulier de psychopathes. Si l’hippocampe est effectivement impliqué dans le conditionnement contextuel de la peur (29), il est possible que cette asymétrie exagérée explique le manque de sensibilité aux indices précédant les punitions et la capture, et produirait le taux d’arrestations élevé de ces psychopathes « non successful ».

Selon cette étude, il est peu probable que cette asymétrie très marquée s’explique par des causes environnementales (comme des événements traumatiques – abus, violence, … – dans l’enfance), celles-ci étant le plus souvent associées à une réduction bilatérale de l’hippocampe (comme dans le cas du stress post-traumatique) (30,31).

D’un point de vue fonctionnel, cette anomalie asymétrique aurait aussi pour conséquence d’altérer les circuits impliquant l’hippocampe et le cortex préfrontal et de perturber la régulation émotionnelle (32). Cela engendrerait les comportements impulsifs, désinhibés, incontrôlés et antisociaux typiques des psychopathes «non successful».

L’amygdale

Amygdale

L’amygdale, c’est le circuit cérébral de la peur : sans son amygdale, une personne ne ressentira plus la peur.

Le rôle de l’amygdale dans les processus émotionnels a été abondamment décrit au sein de la littérature depuis ces dix dernières années (29,32). Le complexe amygdalien en tant que sous-structure corticale constituerait le coeur du cerveau émotionnel et ainsi du système défensif lié notamment à la peur (32,33).

Toutefois, l’implication de l’amygdale au niveau de la psychopathie n’a, jusqu’il y a peu, été évaluée que par des mesures indirectes telles que le décodage défaillant des expressions faciales des émotions de tristesse ou de peur (34). On trouve néanmoins un nombre croissant de recherches ayant mesuré la réponse défensive oculaire face à des images aversives via l’International Affective Picture System, I.A.P.S. (35,36). Une étude volumétrique de résonance magnétique a révélé une corrélation négative entre le niveau de psychopathie à la PCL-R et le volume de l’amygdale parmi un échantillon de délinquants violents (37). Aujourd’hui, la relation entre l’amygdale et la psychopathie est bien établie et constitue une cible privilégiée pour un grand nombre de scientifiques (38).

Propriétés fonctionnelles

Plusieurs études suggèrent une plus faible perfusion ainsi qu’un métabolisme réduit tant au niveau des lobes frontaux que temporaux (39,40). Des anomalies fonctionnelles ont ainsi été décelées au sein des structures fronto-temporales dans des contextes expérimentaux divers tels que le conditionnement classique, une tâche d’inhibition comportementale et des tâches impliquant le traitement des mots émotionnels ou d’images puisées de l’International Affective Picture System, I.A.P.S. (41-44).

Depuis peu, nous disposons d’études mettant en évidence des dysfonctionnements limbiques et amygdaliens lors du traitement des processus émotionnels chez des psychopathes. En premier lieu, Birbaumer et coll. (45) ont comparé un groupe de psychopathes à un groupe contrôle non délinquant au niveau de la réponse électrodermale, de l’imagerie cérébrale fonctionnelle et de l’évaluation subjective lors d’une tâche d’apprentissage de conditionnement de la peur liée à l’envoi de stimuli douloureux. Les résultats montrent que, contrairement aux personnes du groupe contrôle, les psychopathes ne présentaient pas d’activité significative du circuit limbique-préfrontal impliquant l’amygdale gauche, le cortex orbitofrontal, l’insula antérieure et le cortex cingulaire antérieure (45) (figure).

Récemment, Dolan et Fullam ont évalué l’activité fonctionnelle de schizophrènes issus d’hôpitaux sécuritaires évalués selon leur score à la PCL-R/SV (version courte) (46). Les tâches consistaient en la présentation de lettres ainsi que d’images émotionnelles censées induire de l’empathie (I.A.P.S.). Les résultats suggèrent que les scores de psychopathie et en particulier les facettes impulsives et antisociales (facteur 2) étaient associés à une activation réduite dans les aires frontales et pariétales lors de la tâche (46).

Les scores liés au facteur interpersonnel de psychopathie (facteur 1) étaient associés à une activation réduite de l’amygdale et du gyrus parahippocampique lors de la présentation d’image émotionnelle à contenu empathique (46).

Psychopathie – The Mask of Sanity imagerie grande

Figure : Séquences d’activation (Résonance magnétique nucléaire fonctionnelle) en rapport avec une tâche d’apprentissage de conditionnement à la peur liée à l’envoi d’un stimulus douloureux dans un groupe contrôle non délinquant et dans un groupe de psychopathe. Le groupe contrôle révèle des activations dans le cortex cingulaire antérieure, l’insula, l’amygdale gauche ainsi qu’au niveau du cortex somatosensoriel secondaire (non illustré). Le groupe des psychopathes ne révèle qu’une faible activation au niveau de l’amygdale droite.

(Reproduit avec l’autorisation de American Medical Association – Request # 23427 ; Arch Gen Psychiatry 2005 ; 67 : 799-805, Copyright©, 2005 American Medical Association).

Les propriétés fonctionnelles de l’amygdale font l’objet de nombreuses études actuellement et l’on peut s’attendre à ce qu’au cours des prochaines années, les avancées technologiques en imagerie contribueront à nous en apprendre davantage sur les rôles spécifiques de cette structure. Blair (47) a récemment rappelé les deux grandes fonctions qu’on lui reconnaît aujourd’hui : celle dans l’apprentissage et le conditionnement, ainsi que celle dans la cognition sociale. Alors que la littérature sur l’autisme s’intéresse surtout à la contribution de l’amygdale dans les déficits observés lors de l’identification d’expressions faciales, les recherches sur la psychopathie mettent surtout en évidence la perturbation, chez ces individus, de certains mécanismes d’apprentissage par conditionnement (notamment dans la modulation de réponses réflexes induite par l’association de ces réponses à des stimuli aversifs ou appétitifs) (48).

L’empathie est actuellement considérée comme une entité multidimensionnelle. Ainsi, les capacités de décodage des expressions faciales, l’habileté à se mettre mentalement à la place de quelqu’un d’autre (Theory of Mind ou ToM), les capacités de jugements moraux, le contrôle exécutif de l’impulsivité, … sont envisagés comme des processus distincts, sélectivement altérables, et amenant à un profil comportemental variable. Dans le cas des psychopathes, on relève des difficultés à identifier les expressions faciales émotionnelles (surtout la peur ou la tristesse) mais aucune difficulté à se placer mentalement du point de vue de l’autre (tâches de ToM) (49). Chez les psychopathes, l’inefficacité de l’amygdale à associer un comportement particulier à une réponse précise (par exemple, une punition en cas d’agression) ne permettrait pas à ces individus d’apprendre à éviter les comportements qui portent préjudice à autrui (50). Cela pourrait avoir pour conséquence de réduire l’effet de contagion émotionnelle qui est nécessaire pour ressentir la souffrance que l’on inflige aux autres.

En fait, les psychopathes ne pourraient simuler des sentiments dont ils n’ont pas fait l’expérience et traiteraient le matériel émotionnel d’un point de vue purement cognitif. Cela permet d’expliquer leur absence de difficulté lors de tâches de ToM et le fait qu’ils puissent tirer profit, au détriment de l’autre, de leur aptitude intacte à percevoir les intentions.

La psychopathie comme dysfonctionnement cognitif et affectif

De manière plus intégrative et parmi les nombreuses hypothèses existantes, Hare a récemment proposé que la psychopathie, plutôt que de résulter d’un déficit ou d’un dysfonctionnement émotionnel spécifique, serait plutôt le résultat de difficultés générales dans le traitement et la compréhension de la sémantique profonde et de la signification affective (51). Cette opinion est supportée par le fait que la psychopathie est caractérisée par un large éventail d’anomalies cognitives et affectives (51).

Dans une étude sur le temps de réaction à différents types de mots- mots émotionnels, neutres ou non-mots -, des chercheurs ont constaté (via les potentiels évoqués cognitifs) que les criminels non psychopathes répondaient plus rapidement et plus précisément aux mots positifs ou négatifs qu’aux mots neutres. Dans le cerveau de ces sujets, les lobes frontaux et pariétaux indiquaient des composantes du P.E.C. (potentiel évoqué cognitif) précoces et tardives par rapport aux mots émotionnels. On pense que les composantes tardives du P.E.C. indiquent un traitement continu du mot (52).

Dans cette étude, les criminels non psychopathes ont également démontré une sensibilité aux mots chargés d’émotion. Les psychopathes, quant à eux, n’ont pas montré de temps de réaction plus rapide ni de différences du P.E.C. entre les mots neutres et les mots émotionnels. Par ailleurs, la morphologie de leur P.E.C. était remarquablement différente de celle des non-psychopathes. La composante tardive du P.E.C, qui était longue et grande chez les non-psychopathes, était brève et petite chez les psychopathes. Cela refléterait la façon superficielle dont les psychopathes prennent des décisions lexicales et traitent l’information (51,52). Ceci est confirmé par des études récentes d’imagerie cérébrale qui montrent que les toxicomanes psychopathes ont moins d’activité cérébrale durant l’exécution d’une tâche de décision lexicale que les toxicomanes non psychopathiques (51). Kiehl, Hare, McDonald et Brink (53) ont même découvert plus récemment que les anomalies du P.E.C. chez les psychopathes n’étaient pas spécifiques au langage affectif, mais incluaient aussi le langage abstrait.

D’autres études récentes mènent à des résultats et des conclusions similaires (18) : les psychopathes ont beaucoup de difficulté à traiter le matériel affectif verbal et non verbal ; ils ont tendance à confondre la signification émotionnelle des événements ; ils présentent une distribution inter-hémisphérique inhabituelle du traitement des ressources ; ils ont des difficultés à apprécier les significations et les nuances subtiles du langage telles que les proverbes, les métaphores et ainsi de suite ; ils ont une faible discrimination olfactive, peut-être en raison d’un dysfonctionnement orbito-frontal et ils peuvent avoir ce qui semble être un type subclinique, un trouble de la pensée caractérisé par un manque de cohésion et de cohérence dans la parole.

Toutes ces anomalies cognitives et affectives ne peuvent être expliquées par aucun des autres modèles de psychopathie décrits plus haut (18). Selon Hare, les récentes avancées dans la neurobiologie de la cognition et de l’affect fournissent quelques pistes potentiellement fructueuses (54). Définitivement, les scientifiques doivent prêter une attention particulière aux fonctions interdépendantes du cortex préfrontal ventromédian, du cortex temporal antérieur, du cortex cingulaire antérieur et de l’amygdale. Ces régions ont de riches connexions afférentes et efférentes entre elles et avec d’autres régions importantes dans le traitement et l’intégration de l’information sémantique et affective, de la planification, de l’impulsivité et de l’induction et l’inhibition du comportement. Les études comportementales et de neuro-imagerie indiquent que des lésions touchant ces régions peuvent produire une dissociation des composants logiques/cognitifs et affectifs, bien que différents de ceux trouvés chez les psychopathes (18).

En dernière analyse, que la psychopathie soit le résultat ou non d’un dysfonctionnement ou de la désorganisation du cerveau, d’une asymétrie cérébrale inhabituelle ou de difficultés générales dans le traitement de l’information, nous constatons que tout cela demeure complexe et mal compris. Les récentes avancées en neurosciences ont apporté de nouveaux outils puissants pour déterminer si la psychopathie est le résultat d’anomalies structurales ou fonctionnelles (c’est-à-dire liées à des perturbations de la transmission normale de l’information dans le cerveau).

Les nouvelles techniques d’imagerie fonctionnelle, en particulier la résonance magnétique fonctionnelle et la magnéto-encéphalographie, sont très prometteuses pour ces études, à tel point qu’actuellement différents projets aux USA, en particulier dans l’état du Massachusetts, visent à introduire directement ces examens dans la procédure médico-légale visant à établir et déterminer la responsabilité d’un individu par rapport à un délit (55). L’objectif est de rechercher des signes objectifs (anatomiques et/ou fonctionnels) pouvant témoigner de cette même responsabilité d’un individu par rapport à un délit commis, tout spécialement dans le cadre d’agressions sexuelles et d’homicides (55). A titre d’exemple, si l’on imagine le cas d’un individu arrêté pour fait d’agressions sexuelles sur mineurs, ces nouvelles techniques d’imagerie permettraient de savoir si cet individu répond bien au diagnostic de psychopathe pédophile (de par des stigmates objectifs – non encore démontrés à ce jour – mis en évidence par l’imagerie) ou d’un individu souffrant par exemple, comme cela s’est déjà vu, d’un crâniopharyngiome, qui de par sa localisation, entraîne une paraphilie inaugurale (55).

En effet, certaines tumeurs cérébrales, par leur topographie, peuvent déterminer des comportements sexuels inadéquats, tels des paraphilies (56). A l’heure actuelle, la clinique reste l’élément essentiel. En effet, à côté des nombreuses questions éthiques, davantage de recherches et, comme toujours, de fonds sont nécessaires.

PRISE EN CHARGE ET THÉRAPEUTIQUE

Au vu des données actuelles, ce paragraphe pourrait probablement être le plus court de l’article… Vu son importance, nous y consacrerons néanmoins quelques lignes. La plupart des auteurs qui abordent le traitement de la psychopathie ne statuent heureusement pas sur une incurabilité définitive. Néanmoins, un grand nombre d’études cliniques confirment un pessimisme thérapeutique, aujourd’hui bien ancré dans l’histoire de la psychopathie (10). L’appareil judiciaire est plus radical encore et confirme l’avis selon lequel aucune méthode de traitement n’a encore prouvé son efficacité pour réduire de manière radicale la récidive des psychopathes (10).

Dans la méta-analyse d’Esteban, 26 études publiées entre 1983 et 1993, et qui concernent le traitement général de la psychopathie, sont analysées (57). En comparant l’efficacité thérapeutique auprès des psychopathes par rapport aux non-psychopathes, les études démontrent clairement que les sujets psychopathiques tiraient peu profit des interventions cliniques, telles que les communautés thérapeutiques (l’arrivée d’un psychopathe dans une telle communauté pourra rapidement entraîner des effets catastrophiques sur la dynamique de groupe) ou les thérapies de groupes (via ces groupes, il semble au contraire que les psychopathes renforcent leur capacité de manipulation), et qu’ils maintenaient une tendance plus marquée aux comportements hostiles et violents (développement et majoration de comportements antisociaux au sein même des institutions fermées, manque de cadre ou cadre trop souple, incendie répété, etc.) et à la récidive en général (57).

L’approche psychothérapeutique plus traditionnelle de type psychodynamique a également démontré sa relative inefficacité (58). Une importante dimension narcissique est souvent présente chez les sujets psychopathes, sous l’appellation de « soi grandiose », laquelle souligne un sentiment d’omnipotence mégalomaniaque, doublé d’une loquacité et d’un charme superficiel (58). En conséquence, les psychopathes sont peu enclins à traverser un état dépressif, lequel est avancé par certains auteurs comme une étape préalable au changement dans la vie d’un individu (58).

De par ses caractéristiques propres telles que le mensonge pathologique et la manipulation, la psychopathie – et cela quel que soit le type d’intervention thérapeutique – va à l’encontre même de la relation de confiance qui lie le patient et le thérapeute. Le manque de culpabilité et le sens grandiose du Moi sont peu compatibles avec un véritable désir de changement (2,58). L’étroitesse émotionnelle, en particulier la pauvreté des processus primaires (rêves, lapsus, fantasmes …), rend l’expression des émotions primaires, le recours à la technique des libres associations et l’établissement d’une relation transférentielle difficiles, voire impossibles (2,58). De même, certaines études semblent démontrer que certains programmes de thérapies fonctionnent pour les non-psychopathes, mais qu’ils aggravent en fait les vrais psychopathes (2,58).

Comment une thérapie peut-elle faire empirer la situation ? Robert Hare postule que la thérapie de groupe et la thérapie orientée vers la compréhension de soi aident en fait les psychopathes à développer de meilleurs moyens pour manipuler, tromper et utiliser les personnes, mais ne font rien pour les aider à mieux se comprendre (54). Enfin, signalons toutefois que la colère peut constituer une émotion primaire accessible à ces sujets dans la mesure où elle serait associée à leur faible tolérance à la frustration. En ce sens, les travaux de Novaco, cette fois dans le registre des thérapies cognitivo-comportementales, relatifs à la gestion de la colère, peuvent s’avérer utiles (10,59).

L’intervention psychopharmacologique n’a pas démontré d’efficacité sur « le noyau psychopathique », mais uniquement sur les comportements agressifs et violents potentiels à cause de la sédation qu’elle entraîne (18). La littérature criminologique souligne l’existence d’une relation négative entre l’âge du sujet lors de sa libération conditionnelle et sa propension à la récidive (10,60). Dans les populations antisociales, la probabilité de transgresser les conditions de libération, et donc de récidiver, diminue en fonction de l’âge, et cela, indépendamment des délits commis antérieurement : le pourcentage de récidive chute brutalement au-delà de 41 ans (61). Les quelques données longitudinales disponibles suggèrent que, jusqu’à l’âge de 40 ans, les psychopathes, toujours définis selon la PCL-R, commettent davantage de délits violents que la population antisociale non psychopathique. Leurs activités délictueuses diminuent ensuite significativement et atteignent un niveau équivalent à celui des autres délinquants (62). Ce « phénomène de la quarantaine », bien qu’intéressant sur un plan épidémiologique et porteur d’espoir, nécessite néanmoins des recherches complémentaires afin d’identifier les déterminants psychologiques et sociaux liés à ce « refroidissement » de l’activité criminelle des psychopathes après 40 ans.

Puisque ce trouble semble résistant à toute forme de thérapie, le bon sens clinique (et comme toujours en médecine) invite à identifier les signes précurseurs de la psychopathie afin d’y remédier sur le plan thérapeutique. Des données empiriques encouragent la perspective préventive. Ainsi, Lynam, à partir de nombreuses données, a dégagé une relation entre l’hyperactivité, les troubles des conduites et la psychopathie (63). Des données suggèrent en effet que des enfants qui montrent à la fois des symptômes d’hyperactivité et des troubles des conduites présentent des risques d’évoluer vers des attitudes antisociales chroniques à l’adolescence et à l’âge adulte (64). Certains de ces enfants (à la fois hyperactifs et avec des troubles des conduites) présentent une plus grande variété de délits, une plus faible conductance cutanée, une moindre réactivité cardiovasculaire lors d’inductions émotionnelles relatives à la colère et une déficience des fonctions exécutives associées au lobe frontal (65,66).

Or, ces caractéristiques sont retrouvées chez les psychopathes adultes (18). Toutefois, s’il existe des données et des pistes sérieuses concernant l’association entre hyperactivité, impulsivité, troubles de certaines fonctions exécutives et psychopathie, les résultats dans ce domaine sont loin d’être unanimes et demandent évidemment davantage d’investigations. En d’autres termes, l’auteur insiste fortement sur le fait que tous les enfants hyperactifs et souffrant de troubles attentionnels ne sont évidemment pas des psychopathes en devenir! En effet, d’autres signes précurseurs, en particulier trois, peuvent être identifiés chez certains enfants : l’énurésie (prolongée et importante), la cruauté envers les animaux et envers les enfants plus jeunes, et la pyromanie (« la triade de McDonald ») (12).

Enfin, étant donné les conséquences dévastatrices du psychopathe sur la société et sa résistance aux traitements actuellement disponibles, la recherche future pourrait se concentrer sur l’identification des signes précurseurs de la psychopathie chez les jeunes, et développer des programmes efficaces de prise en charge auprès de ces mêmes jeunes en voie de « psychopathisation » (10). On ne sait pas quelle proportion d’enfants montrant ces signes développe plus tard le trouble de la personnalité psychopathique, mais ces signes sont souvent trouvés dans le passé des adultes diagnostiqués (10).

 

CONCLUSION : UN AVENIR PLEIN DE PROMESSES…

Bien que la psychopathie ne soit pas toujours considérée comme un véritable statut pathologique, son étude, aujourd’hui bien intégrée dans la problématique psychiatrique et dans la recherche médicale, s’avère riche à travers les questions qu’elle soulève. Bruyante dans ses manifestations, humainement onéreuse pour une société, pauvre et souvent fourbe dans son expression mentale, jusqu’ici résistante à la thérapeutique…, la psychopathie reste une énigme. Grâce aux progrès continus en matière d’exploration du cerveau humain, en particulier les techniques d’imagerie fonctionnelle, elle fait l’objet d’un nombre croissant d’études à travers le monde et passionne les scientifiques comme jamais.

 

BIBLIOGRAPHIE

1. Cleckley H : The mask of sanity. New York, Mosby, 1941, 1982

2. MacKinnon RA, Michiels R, Buckley PJ : The psychiatric interview in clinical practice, 2nd edition. American Psychiatric Publishing, Inc., Arlington, VA, 2006

3. Côté G : Vers une définition de la psychopathie. In : Pham TH, Côté G, eds. La psychopathie : Théorie et Recherche. Villeneuve d’Ascq, Presse Universitaire du Septentrion, 2000 : 21-46

4. Widiger TA, Corbitt EM : Antisocial personality disorder. In : Livesley WJ, ed. The DSM-IV personnality disorder. New York, Guilford : 103-26

5. American Psychiatric Association : Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders : DSM IV. Text Rev. Washington, DC, American Psychiatric Association, 2000

6. Hare RD : The Hare Psychopathy Checklist – Revised. Toronto, Multi-Health Systems, 1991

7. Pham HT : Le traitement psychologique des sujets psychopathiques et des personnalités antisociales. RFCCC 1998 ; 3 : 1-6

8. Pham HT, Malingrey F, Ducro C, Saloppé X : Psychopathie et troubles mentaux graves chez des patients internés. Ann Med Psychol 2007 ; 165 : 511-6

9. Leistedt S, Coumans N, Pham TH, Linkowski P : The serial killer : Psychopathological aspects. Ann Med Psychol 2008 ; 166 : 677-85

10. Pham TH, Côté G : La psychopathie : Théorie et Recherche. Villeneuve d’Ascq, Presse Universitaire du Septentrion, 2000

11. Patrick CJ : Handbook of Psychopathy. New York, The Guilford Press, a Division of Guilford Publications, Inc., 2006

12. Schechter H : The serial killer files. New York, Ballantine Books, 2003

13. Stevenson RL : The Strange Case of Dr Jekyll and Mr Hyde. New York, Scribner, 1886

14. Tibbatts E : Tueurs en série.org – 2002/2006. Un phénomène moderne ? [en ligne], http://www.tueursenserie.org.

15. Sullivan T, Maiken PT : Killer clown – The John Wayne Gacy Murders. New York, Pinnacle Books, Windsor Publishing Corp, 1983

16. Stout M : The Sociopath Next Door. Broadway Books, 2005

17. Bursten B : Some narcissistic personality types. Int J Psychoanal 1973 ; 54 : 287-300

18. Patrick CJ : Handbook of Psychopathy. New York, The Guilford Press, 2006

19. Yang Y, Raine A, Lencz T, Bihrle S, LaCasse L, Colletti P : Volume reduction in prefrontal gray matter on unsuccessful criminal psychopaths. Biol Psychiatry 2005 ; 57 : 1103-8

20. Raine A, Ishikawa SS, Arce E et al. : Hippocampal structural asymmetry in unsuccessful psychopaths. Biol Psychiatry 2004 ; 55 : 185-91

21. Serin RC, Amos NL : The role of psychopathy in the assessment of the dangerousness. Int J Law Psychiatry 1995 ; 18 : 231-8

22. Serin RC : The clinical application of the Psychopathy Checklist- Revised (PCL-R) in a prison population. J Clin Psychol 1992 ; 48 : 637-42

23. Cooke DJ, Michie C, Hart SD, Clark D : Assessing psychopathy in the UK : concerns about cross-cultural generalisability. Br J Psychiatry 1995 ; 186 : 35-41

24. Andersen HS, Sestoft D, Lillebaek T, Gabrielsen G, Kramp P : Prevalence of ICD-10 psychiatric morbidity in random samples of prisoners on remand. Int J Law Psychiatry 1996 ; 19 : 61-74

25. Pham TH : Evaluation psychométrique du questionnaire de la psychopathie de Hare auprès d’une population carcérale belge. L’Encéphale 1998 ; 24 : 435-41

26. Raine A, Lencz T, Bihrle S, LaCasse L, Colletti P : Reduced prefrontal gray matter volume and reduced autonomic activity in antisocial personality disorders. Arch Gen Psychiatry 2000 ; 57 : 119-27

27. Siever LJ : Neurobiology of agression and violence. Am J Psychiatry 2008 ; 165 : 429-42

28. Raine A, Lencz T, Taylor K et al. : Corpus callosum abnormalities in psychopathic antisocial individuals. Arch Gen Psychiatry 2003 ; 60 : 1134-42

29. Ledoux J : The Emotional Brain. London, Phoenix, 1998

30. Teicher MH, Andersen SL, Polcari A, Anderson CM, Navalta CP, Kim DM : The neurobiological consequences of early stress and childhood maltreatment. Neurosci Biobehav Rev 2003 ; 27 : 33-44

31. Bremmer JD, Randall P, Vermetten E, Staib L : Magnetic resonance imaging-based measurement of hippocampal volume in posttraumatic stress disorders related to childhood sexual and physical abuse : A preliminary report. Biol Psychiatry 1997 ; 41 : 23-32

32. Davidson RJ : Affective style, psychopathology and resilience : Mechanisms and plasticity. Am Psychol 2000 ; 55 : 1214-30

33. Davis M : The role of the amygdala in conditioned fear. In : Aggleton J, ed. The amygdala : Neurobiological aspects of emotion, memory and mental dysfunction. New York, Wiley, 1992 : 255-305

34. Blair RJR, Colledge E, Murray L, Mitchell DGV : A selective impairment in the processing of sad and fearful expressions in children with psychopathic tendencies. J Abnorm Child Psychol 2002 ; 29 : 491-8

35. Levenston GK, Patrick CJ, Bradley M, Lang PJ : The psychopath as observer : emotion and attention in picture processing. J Abnorm Psychol 2000 ; 109 : 373-85

36. Sommer M, Hajak J, Döhnel K, Schwerdtner J, Meinhardt J, Müller JL : Integration of emotion and cognition in patients with psychopathy. Prog Brain Res 2006 ; 156 : 457-66

37. Tiihonen J, Hodgins S, Vaurio O et al. : Amygdaloid volume loss in psychopathy. In : Abstracts : Society for Neuroscience. Vol 26. Washington, DC, Society for Neuroscience, 2000 : 2017

38. Blair RJ : The amygdala and ventromedial prefrontal cortex : functional contributions and dysfunction in psychopathy. Philos Trans R Soc Lond Biol Sci 2008 ; 363 : 2557-65

39. Dolan M : What neuroimaging tells us about psychopathic disorders. Hosp Med 2002 ; 63 : 337-40

40. Pridmore S, Chambers A, McAr thur M : Neuroimaging in psychopathy. Aust NZJ Psychiatry 2005 ; 39 : 856-65

41. Schneider F, Habel U, Kessler C, Posse S, Grodd W, Müller- Gärtner HW : Functional imaging of conditioned aversive emotional responses in antisocial personality disorder.

Neuropsychobiology 2000 ; 42 : 192-201

42. Smith A : An fMRI investigation of frontal lobe functioning in psychopathy and schizophrenia during a go/no go task. PhD thesis. The University of British Columbia (Canada), 2000, DAI-B 61/01, 128

43. Kiehl KA, Smith AM, Hare RD, Liddle PF : An event – related potential investigation of response inhibition in schizophrenia and psychopathy. Biol Psychiatry 2000 ; 48 : 210-21

44. Müller JL, Sommer M, Wagner V et al. : Abnormalities in emotion processing within cortical and subcortical regions in criminal psychopaths : Evidence from a functional magnetic resonance imaging study using pictures with emotional content. Biol Psychiatry 2003 ; 54 : 152-62

45. Birbaumer N, Veit R, Lotze M, Erb M, Hermann C, Grodd W, Flor H : Deficient fear conditioning in psychopathy : a functional magnetic resonance imaging study. Arch Gen Psychiatry 2005 ; 62 : 799-805

46. Dolan M, Fullan R : Schizophrenia and psychopathy : An FMRI study. Paper presented at the Annual Congress of the International Association of Forensic Mental Health Services,

Montreal, 2007

47. Blair RJR : Fine cuts of empathy and the amygdala : dissociable deficits in psychopathy and autism. Q J Exp Psychol 2008 ; 61 : 157-70

48. Davis M : The role of the amygdala in conditioned and unconditioned fear and anxiety. In : Aggleton JP, ed. The amygdala : A functional analysis. New York, Oxford Univ Press, 2000 : 213-87

49. Blair RJR : Responding to the emotions of others : Dissociating forms of empathy through the study of typical and psychiatric populations. Conscious Cogn 2005 ; 14 : 698-718

50. Blair RJR : The emergence of psychopathy : Implications for the neuropsychological approach to developmental disorders. Cognition 2006 ; 101 : 414-42

51. Louth SM, Williamson S, Alpert M, Pouget ER, Hare RD : Acoustic distinctions in the speech of male psychopaths. J Psycholinguistic Res 1998 ; 27 : 375-84

52. Williamson S, Harpur TJ, Hare RD : Abnormal processing of affective words by psychopaths. Psychophysiology 1991 ; 28 : 260-73

53. Kiehl KA, Hare RD, McDonald JJ, Brink J : Semantic and affective processing in psychopaths : an even-related potential (ERP) study. Psychophysiology 1999 ; 36 : 765-74

54. Hare RD : Without Conscience : The Disturbing World of the Psychopaths among us. New York, The Guilford Press, 1999

55. Baskin JH, Edersheim JG, Price BH : Is a picture worth a thousand words ? Neuroimaging in the courtroom. Am J Law Med 2007 ; 33 : 239-69

56. Saleh FM, Grudzinskas AJ, Bradford JM, Brodsky DJ : Sex Offenders : Identification, Risk Assessment, Treatment, and Legal issues. New York, Oxford University Press Inc, 2009

57. Esteban C, Garrido V, Molero C : The effectiveness of treatment of psychopathy : A meta-analysis. Paper presented at the NATO Advances Study Institute on psychopathy. Alvor, Portugal, 1995

58. Gabbard GO : Psychodynamic Psychiatry in Clinical Practice (4th Edition). Arlington, VA, American Psychiatric Publishing Inc., 2005

59. Novaco RW : The functions and regulation of the arousal of anger. Am J Psychiatry 1976 ; 133 : 1124-8

60. Paris J : Personality disorders over time : precursors, course and outcome. J Pers Disord 2003 ; 17 : 479-88

61. Hoffman PB, Beck JL : Burnout-age at release from prison and recidivism. Journal of Criminal Justice 1984 ; 12 : 617-23

62. Hare RD, McPherson LM, Forth AE : Male psychopaths and their criminal careers. J Consul Clin Psychol 1988 ; 56 : 710-4

63. Lynam DR : Early identification of chronic offenders : who is the fledgling psychopath ? Psychol Bull 1996 ; 120 : 209-34

64. Miller CJ, Flory JD, Miller SR, Har ty SC, Newcorn JH, Halperin JM : Childhood attention-deficit/hyperactivity disorder and the emergence of personality disorders in adolescence : a prospective follow-up study. J Clin Psychiatry 2008 ; 69 : 1477-84

65. Delamater M, Lahey BB : Physiological correlates of conduct problems and anxiety in hyperactive and learning disabled children. J Abnorm Child Psychol 1983 ; 10 : 389-409

66. Biederman J : Attention-deficit/hyperactivity disorder : a selective overview. Biol Psychiatry 2005 ; 57 : 1215-20

Correspondance et tirés à part : S. J.-J. LEISTEDT
Hôpital Erasme – Service de Psychiatrie, Laboratoire de Recherches psychiatriques
Route de Lennik 808 – 1070 Bruxelles
E-mail : samuel.leistedt@erasme.ulb.ac.be
Travail reçu le 25 mai 2009 ; accepté dans sa version définitive le 29 octobre 2009.
 

PDF de l’article complet

J’ai pu voir cet article grâce à :
hortensedulac.wordpress.com/2013/08/01/le-masque-des-psychopathes/
que je remercie !

http://bit.ly/psychopathe

70 Commentaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

  1. Missmoi

    Je me demande si les hp peuvent être psychopathes?
    car la psychopathie est quand même l’absence de sentiments et les hp sont souvent hyper sensibles.
    Parce qu’en fait j’ai 2 psy et l’une m’a caractérisé hp (avec 145 de qi) et l’autre veut que je passe un test pour être sûre que je sois psychopathe car elle pense que oui.

  2. Exotimesup

    Bonjour,

    Alors moi, je suis une jeune femme de 20 ans. Il y a quelque peu que je me suis intéressée à ce sujet.
    Je me permet de parler ici parce que j’ai déjà posté un article mais sur doctissimo et on m’avait déclaré qu’il y avait de grande chose que je sois une psychopathe ou une perverse narcissique.
    Je ne vais pas vous barber avec tout les détails du post mais je l’ai fait par rapport à ma relation avec mon copain, qui ne l’est plus maintenant. Enfin bref, j’expliquais à quel point j’avais du mal à m’engager, que j’avais besoin de lui faire du mal ou l’énerver et pas que lui d’ailleurs. Le fait que je faisait n’importe quoi des que je m’ennuyais ou que j’avais besoin de risque.
    En bref, comme je l’ai dit et je le redit encore une fois « je suis une fille -parfaite-, je suis de bonne famille, je fais de bonne études et je suis bien entourée, dans tout ce décor, il ne me manque rien mise a part un copain. socialement parlant, je suis parfaite ».
    J’estime que nous ne sommes pas obligé de nous aimer pour être ensemble, j’estime que l’empathie et la moralité ne sont que des faits que la sociétés nous à imposé.
    Je ne suis pas une délinquante, loin de la.
    Enfin Bref. Je n’ai pas envie de m’expliquer longtemps, je finirais par m’énerver et ne plus rien poster alors je vais vous montrer les principaux traits de personnalité qu’on m’a imposé :
    – narcissisme
    – manipulation
    – prise de risque
    – appétit de pouvoir
    – abs empathie
    – Ennui
    – Agressivité
    – Abs scrupule
    – Abs culpabilité
    – Abs remords
    – Abs d’émotion
    – Mensonge
    – Sociable

    Abs = Absence.

    Je ne sais pas comment me décrire à travers ces mots qui, je pense, ne me correspondent pas réellement. Posez moi des questions et j’y répondrais. Une chose me semble vraie dans toute les descriptions lues, c’est le manque d’émotions. Je sais que j’ai toujours cherché à comprendre pourquoi les autres ressentaient certaines choses d’une manière et moi d’une autre. Il m’arrive de pleurer de tristesse et d’aimer l’effet que ça me fait. Souvent, j’ai l’impression d’être hors de mon corps et de le regarder faire, comme s’il n’avait pas d’âme. Si je pleure, alors je tente de garder le plus possible la sensation que j’ai et je vais me regarder dans le miroir pour voir a quoi on ressemble lorsqu’on a mal et j’essaye d’adopter un visage par rapport à tout ceux que j’ai vu pleurer. C’est vrai que mes émotions faciales viennent majoritairement des autres, je sais souvent que je fais des choses que j’ai déjà vu chez les autres.

    Enfin, posez moi des questions. Personnellement, je pense avoir juste une manière différente de penser parce que je pense sincèrement que si je suis consciente du fait que je ne réfléchis pas comme les autres alors je ne peux pas être ainsi. Je n’ai jamais réellement souffert de ne pas être comme les autres, si au lycée je m’inventais une vie rempli d’émotions et de fantaisie, aujourd’hui ce sont des choses qui me passent bien au dessus. Je ne me considère pas comme une psychopathe, même civilisée. J’aimerais savoir s’il y aurait des gens comme moi.

    + Je suis vraiment fatiguée de voir des personnes pleurnicher parce qu’un soit disant « psychopathe » lui aurait fait du mal. Tant qu’on ne t’as pas mis de couteau sous la gorge, tu as encore le droit de faire ce que tu veux. Vous vous mettez vous même dans des situations d’infériorités et vous criez au « monstre » lorsque les gens en profitent.
    Si vous dites vrai, et que vous avez bien été confronté à un psychopathe, arrêtez de lui rejeter la pierre. C’est une maladie mentale, c’est grave. C’est comme se moquer ou se fâcher avec un infirme.
    Vraiment, c’est agaçant de voir ou de lire ce genre de chose.
    Ils ne vous séquestrent pas quelque part alors arrêtez de faire comme s’ils vous tenaient par je ne sais quel moyen.
    Si vous sentez que ce n’est pas pour vous, avec tout les sentiments du monde que vous pouvez avoir (choses que je trouve futile par rapport a la fierté) vous devez partir.
    Arrêtez les « mais je l’aime » ou autre, pendant 2s, mettez vos sentiments sur le coté.

    • Bonjour, et merci pour ce message :-)

      Je trouve scandaleux qu’un forum, que ce soit celui que vous citez ou un autre, ose définir/condamner une personne que quelques échanges … mais bon, ce n’est que mon avis personnel.
      Et puisqu’on en est sur le partage d’avis personnels, pour moi vous êtes une jeune femme normale, qui tente d’avancer dans un monde particulièrement perturbé et perturbant.
      Vous avez une lucidité que peut ont à votre age. Il ne vous manque que quelques connaissances concernant les rouages psychologiques, mais cela viendra si vous le souhaitez.
      Arrêtez de vous laisser définir par les autres, et surtout, arrêtez de leur demander de vous définir.
      Travaillez vos valeurs personnelles (lisez et faites les exercices ici décrits: Valeurs personnelles ), stabilisez votre confiance en vous-même et votre image de vous-même, et avancez doucement dans la vie.

      Pour ce qui est de votre avis concernant les plaintes des victimes, je comprend votre agacement …
      Vous oubliez juste un détail, et il est de taille, c’est l’addiction. Nous avons à faire à des personnes « droguée« .
      Cela modifie considérablement l’approche que l’on peut en avoir.

      Bon courage !
      Affectueusement, Geneviève Schmit

  3. rose

    Bonjour, je recherche depuis longtemps des personnes qui seront capable de comprendre de quoi je parle et qui comprendrons ma souffrance, malheureusement toute personne qui n’ont pas été en contact avec des psychopathes ou pervers narcissique ne peuvent vraiment comprendre et donc m’aider même si c’est juste pour en parler. J’ai rencontrée il y a plus de 9 ans mon conjoint je ne le savait pas a l’époque,c’est un pervers narcissique élever par une mère psychopathe. Mon fils de 8 ans présente les même symptômes. Ce n’est pas un diagnostique que j’ai donner comme ca sans connaitre. J’en est beaucoup souffert , je suis aujourd’hui un peu comme cassée en mille morceau, mais j’arriverais a me reconstruire, j’aimerais échanger avec d’autre qui ont connu ou connaisse la même chose. J’ai apprise a éviter les pièges de l’un et de l’autre et aimerais vous faire partager mon expérience avec eux. Merci,cordialement.

    • nicolas

      je vous comprends madame !! je vis moi-mème avec une frmme dénuée de sentiments , tres narcissique et ne pense qu’a l’argent !! cc’est de la pure folie ….
      mais il y a au fond de moi un réel sentiment d’amour pour cette personne ..
      oui c’est une maladie tres grave et incurable ..
      j’accepte rien !! mais je l’aime et c’est ainsi

      jean

  4. Astrid

    Bonjour. Je suis dans une relation avec un psychopath depuis 2 ans.
    C’est devenu un sujet d’étude fascinant.
    Au début je n’ai pas compris ce qu’il était et il a bien failli me rendre dingue…abus verbale et physique et financier et émotionnel.
    Depuis…premièrement je lui ai bien fait comprendre qu’il etait démasqué et que ce n’était plus la peine de faire son manege avec moi. deuxièmement j’ai arrêté de le « nourrir » et il a trouvé un autre victime totalement inconscient de qu’il est et qui s’occupe très bien de lui.
    Mais il reviens me voir tous les jours bien qu’il sait que je sais qui il est vraiment.
    Pourquoi?

    • Pourquoi il ne vous lâche pas ?
      Parce qu’il fonctionne comme cela. C’est tout.
      A vous de poser les actions indispensable pour l’empêcher d’entrer en contact avec vous et surtout, de ne plus tenter de lui faire comprendre quoi que ce soit.
      Bon courage, Geneviève SCHMIT

  5. Ian

    Bonjour, j’ai 14 ans et je me suis autodiagnostiqué psychopathe après de longues lectures sur le sujet.
    Je ne suis pas du tout inquiété par la perspective de vivre une vie ainsi, mais cependant une question me chifonne.
    Je vis dans un milieu plutôt aisé, et la seule chose dure chez moi est la sévérité de mes parents.
    Je n’ai vécu aucun moment traumatisant dans ma vie pourtant après les articles que j’ai lu, j’ai compris pourquoi quand j’avais 8 ans je passais mes vacances a brûler des insectes et a ruminer des idées noires.
    Malgré cela je me suis reconnu entièrement dans la quasi-totalité des symptômes du psychopathe.
    Elle m’est venue comme ça, progressivement.
    Je suis aussi enfant précoce. Cela a-t-il un rapport ?
    Pourquoi suis-je ainsi alors que techniquement je ne manque pas de grand chose ?
    D’où vient réellement la psychopathie ?

    • Bonjour,
      Je vous met en garde contre les auto diagnostiques, surtout aussi lourds de conséquences !
      La surdouance, la période de l’adolescence, l’aisance matérielle même et l’éducation sont autant de paramètres, parmi d’autres, qui influent sur votre état d’être.
      Le plus sage serait d’aller à la rencontre d’un spécialiste, psychiatre (seul adapté pour la psychopathie) ou un thérapeute, afin d’avoir plus de lumière sur votre situation.
      Bon courage, Geneviève Schmit

    • Cyrille

      Bonjour, j’ai 37 ans et suis suivi par un psychiatre depuis 3 ans.
      J’ai un lourd passé judiciaire mais j’avoue me calmer en vieillissant.
      J’ai commencé ce suivi suite à la grossesse de ma compagne à qui je peux faire vivre un enfer juste pour le plaisir de voir les effets que peuvent provoquer mes actes ou mes paroles.
      J’agis avec tout le monde de la sorte, je manipule intégralement tout ceux qui m entourent.
      Je n’éprouve jamais aucun scrupules, remords, ou je ne sais quoi d’autres du même acabit, je dirai même qu au contraire j’y éprouve du plaisir.
      Mon psychiatre m’a fait passer un test de QI avant tout et il s’avère que je suis haut potentiel (148).
      Je détruis psychologiquement toute personne que je considère avoir chercher à me nuire.
      Si l’on me laisse tranquille ( du moins dans ma propre échelle de mesure ) je reste passif.
      Je n attaque jamais le premier pour ainsi dire, en revanche si l’on me cherche « on me trouve »… Et on le regrette amèrement. Je n’ai pas de limite dans les souffrances que je peux infliger et suis très créatif quand il s’agit d’ harceler ma victime. Car appelons un chat un chat il s’agit bien d’ harcèlement.
      Mon thérapeute n’a pas encore posé de diagnostic, du moins pas officiellement car moi je vois très bien son petit manège et celui vers lequel il se dirige.
      J’ai pourtant avec le temps et surtout mes nombreuses lectures philosophique( je ne travaille pas, aucun intérêt, et surtout je ne supporte pas autrui ) appris à relativiser.
      Et doucement, très doucement, au fil du temps qui passe, apprends à être moins nocif pour les autres.
      Du moins pour ma famille en tout cas.
      Cela me demande un effort considérable pour réfréner mes pulsions destructrices et même si ce n’est pas parfait j’apprends à lutter contre mon moi profond.
      Comme quoi tout est possible.

      • Oui, tout est possible, mais prenons garde de comparer des maladies et des comportements pathologique.
        Merci pour ce témoignage.
        Geneviève Schmit

        • olive

          non là quand même si ce qu’il dit est vrai il y a aucun doute.
          et puis quelle hypocrisie, à faire croire que le monde est plein d’empathie.
          ce qu’on découvre à force d’analyser les rapports de pouvoir qui lient les individus, c’est que les dominés justifient leur domination par la « gentillesse » des dominants.
          ils ont besoin de se sentir aimés par eux. mais c’est un leurre, une vision de l’esprit, tout comme l’amour est un leurre de la nature pour pousser l’espèce à procréer.
          la vérité c’est que l’être humain fait l’horreur quand il se sait en impunité, qu’il a le pouvoir.
          pourquoi les psychopathes sont très intelligents, comme un lien étrange entre qi et cette « maladie » ?
          c’est parce qu’ils sont très intelligents qu’ils sont psychopathes !!
          donc plus lucides et conscients de la réalité des êtres et du fonctionnement du monde, ils se sont débarrassés de la réponse « émotionnelle » stupide du consommateur moyen pour qui le monde est gentil ou méchant, aimable ou détestable.

  6. Clara

    Bonjour,
    J’ai lu votre article avec grand intérêt.
    J’ai vécu 10 ans avec un PN puis 10 ans de procédure judiciaire après notre séparation. Soit 20 ans de galère…
    Cette expérience m’a permis de comprendre et d’analyser en profondeur le processus pour limiter au maximum les « dégâts » même si je ne suis toujours pas complètement libérée de cet individu puisque j’ai eu 2 enfants avec lui.
    Mon plus gros souci aujourd’hui c’est de constater que l’une de mes filles ressemble à son père…
    Elle a toujours été difficile, hyperactive petite, elle a plongé dans la délinquance à l’adolescence. Vols (y compris en famille), mensonges, manipulation, crises et colères terribles car elle ne supporte pas la moindre frustration, paresse chronique (quasiment déscolarisée depuis 2 ans).
    Je me bats depuis des années pour lui apporter une éducation basée, entre autres, sur le respect (sic).
    Elle fait des tonnes de promesses qu’elle ne tient jamais bien sûr. Mon conjoint et moi-même avons bien conscience qu’elle a malheureusement dû hériter, en partie, des troubles comportementaux de son père.
    Je me demande donc comment je vais faire. Elle va bientôt avoir 18 ans et (pour l’équilibre de notre famille et de mon autre fille qui se comporte tout à fait normalement), je me demande comment je vais gérer la suite.
    Je suis prête à rompre aussi avec elle pour éloigner sa présence toxique au sein de notre foyer.
    Cependant, je suis bien sûr inquiète pour elle et pour son avenir car nous n’avons pas d’autre famille.
    Elle peut compter seulement sur moi et sur ma mère. Mais elle nous use et heureusement qu’avec mon conjoint nous sommes très attachés l’un à l’autre car notre couple aurait pu voler en éclat.
    Ma fille est partie vivre quelques mois chez ma mère. Elle revient demain car ma mère ne peut plus la garder.
    Durant ces derniers mois de son absence, nous avons vécu dans un véritable havre de paix. Je crains ne pouvoir supporter de revivre tout ça à nouveau.
    Nous lui avons mis des conditions et la pression pour son retour à la maison (respect des règles) mais nous savons que malheureusement elle ne changera pas.
    Quel conseil pourriez-vous m’apporter ?
    e ne sais pas comment m’en sortir. Merci d’avance.

    • Bonjour,
      C’est une situation terrible qui demande effectivement une bonne réflexion et des prises de décisions.
      Je ne me hasarderai pas à vous lancer des conseils sans connaître mieux la situation.
      Si vous pensez que je puis vous aider, prenez 2 rendez-vous sur mon agenda en ligne ou laissez moi un texto afin d’en convenir.
      Bon courage! Geneviève Schmit

  7. Yamina

    Bonjour je suis récemment séparé physiquement de mon ex ou actuel compagnon il a été diagnostiqué psychopathe par la justice après un meurtre il y a 10 ans aujourd’hui après avoir vécu avec lui je suis dépassée j’ai besoin d’une personne connaissant ce sujet sur Grenoble où j’ai fuis merci..

    • Bonjour,
      Je vous invite à ne pas tarder pour prendre contact avec moi afin de convenir d’un premier rendez-vous.
      Je ne connais personne dans votre région.
      Bon courage, Geneviève Schmit

  8. EF43

    Bonjour,
    je viens de lire votre article, que j ai trouvé fort intéressant.
    Je suis sur que mon frère est un psychopathe, je ne me base pas sur les sites pour le dire mais par mon propre vécu avec lui tant de faits cela ne peu pas être plus évident que ça, ma famille ne vois rien. Peut-être diagnostiquer depuis plusieurs année, si c est le cas il n en a parlé a personne de la famille, pour la simple raison qu une fois démasquer il ne pourrai plus contrôlé son environnement, mon frère a été diagnostiqué surdouée plus jeune. En lisant JC93 j ai l impression de lire mon frère, sa me fait froid dans le dos.
    Si le psychopathe, entretien toujours une emprise sur son milieux familiale et que celle-ci se trouve compromise par une tierce personne qui pourrai le dévoiler au grand jour ajoutons une pointe de difficulté le psychopathe a déjà fais une tentative de meurtre non dénoncée. Peut on déclencher une tempête difficilement arrêtable ? Quel conseil donneriez-vous ?

    • Bonjour,
      Je ne connais pas la gravité de l’état de cet individu, mais si vous pensez que cela risque de déclencher un Tsunami, ne le faites pas !
      Bon courage, Geneviève Schmit

  9. JC93

    Bonjour,
    Je viens de lire attentivement cet article. J’ai été diagnostiqué Psychopathe par 3 psychiatre à partir de mes 16ans.
    Pour vous répondre de mes yeux et donc de ce que vous désignez comme étant des « pervers narcissique ».
    Je viens de lire vos commentaires, vous voulez savoir pourquoi nous manipulons, pourquoi nous faisons du mal aux autres… Personnellement et je ne parlerais qu’en mon nom. Nous sommes (comme le dit si bien l’article) dénué d’empathie et ce pour toujours. Autrement dit, que vous ayez mal ou que vous soyez heureux je m’en moque. Une chose m’intéresse c’est moi et mon intérêt à moi.
    Et comment vous le dire pour que vous compreniez. Les carriéristes écrasent les autres pour évoluer socialement, moi c’est pareil mais étendu à la sphère privée.
    Et quand je manipule une personne ou un groupe (c’est souvent là que c’est le plus intéressant), il n’y a pas forcément d’intérêt pecunier, social ou que sais-je. Simplement l’effet de voir ce que cela fait. Quelles conséquences ont mes actes, comment n’influence les autres. Par exemple si je dis ceci a tel personne et fait cela en même temps comment va-t-il réagir? Et en effet cela m’amuse bien plus quand l’autre souffre.

    Mais, je tiens à dire une chose, je n’ai jamais tué ou ne serait-ce qu’en cette idée.
    Les psychopathes ne sont pas tous des tueurs en série en devenir.
    Pour reprendre les mots de l’un de mes praticiens: « je suis quelqu’un de plus intelligent (j’ai plus de 140 de QI), plus froid et plus manipulateur, comme un crotal dans un costume aux coutures humaines« .
    Voilà

    • Merci pour ce partage !

      Puisque vous êtes quelqu’un de très intelligent, vous devez aussi savoir que ce n’est pas manichéen !
      Même chez les psychopathes il y a différents degrés de gravité dans la maladie.
      Et puis il y a surtout ceux qui sont diagnostiqués et suivis, comme vous, et les autres que l’on retrouve en prison.

      Amicalement, Geneviève Schmit

      • JC93

        Exactement. Le suivi est aussi une façon de mieux se connaître et de se contrôler. Et si je ne me trompe c’est Sun Tzu qui a expliquer que seul en se connaissant on peut vaincre.
        Je ne pense pas, comme vous le dite, que la psychopathe soit le côté mal du combat manichéen. Je pense que nous sommes différents. Que cette manipulation, cette perversité comme les gens le disent souvent, ne sont qu’un reflet des autres. Et sincèrement, a l’heure actuel tout le monde mange au même râtelier, je suis simplement plus avancé dans ce domaine.
        Je pense tout comme vous, que le suivi doit être fait pour les psychopathes afin de mieux pouvoir comprendre cette particularité et éviter les amalgames entre psychopathe et tueur en série. Plus cette faculté des psychopathes, ma faculté sera connu, et mieux je serais jugé.

  10. ThM

    Bonjour,

    Excellent article et commentaires.

    Voila, en deux lignes.
    Le diagnostic vient de tomber ce WE par une amie psychiatre.
    Notre fille de 15 ans en fugue depuis 15 jours et avec qui nous vivons de très difficile période depuis deux ans, présenterai les troubles correspondants.
    Nous allons prendre contact avec plusieurs spécialistes pour valider le diagnostic et nous faire aider dans nos actions.
    Avez vous des adresses ou contacts ? Pouvez vous nous entendre?

    Une question:
    Ma fille a subie depuis plusieurs années des actes d’harcèlements, elle a été ’embringuée’ dans une bande de banlieue et en contact avec des ‘radicalistes’ et proxénètes. Y a t il des études sur les adolescentes qui ont ce type de contacts et sur son état psychologique actuel ?

    • Bonjour,
      Je ne sais pas dans quelle mesure je puis vous aider.
      Je ne sais pas dans quelle région vous êtes donc ne peut vous orienter.
      Si vous le désirez, contactez moi directement.
      Bon courage, Geneviève Schmit

  11. Nao Ki

    Merci beaucoup pour nous avoir permis d’accéder à cet article.

  12. Dos Santos

    Née t’on psychopathe ou devient t’on psychopathe à travers nos expériences?
    Qui n’a jamais eu le comportement décrit comme psychopathes une fois dans ça vie?

    Ce que je ne comprends pas dans cette article pourquoi le psychopathes aurai un 6 eme sens et une envie de faire le mal?
    A travers votre analyse vous nous manipuler et ce que vous pensez bon pour nous et peut être moins bon pour les autres.
    La séduction n’est pas d’exprimer ses sentiments. C’est de les faire soupçonner, ( sympas votre photo)..
    L’article n’évoque pas le thème du libre arbitre de ces personnes, il établis un diagnostic irrécusable , alors pourquoi ne pas les euthanasie si c’est inéluctable ?
    Je trouve se genre d’étude calomnieux et à charge n’importe qui peut se reconnaitre au moins une fois dans les critères citez, sinon vous ne pouvez pas être humain. En faite se genre de diagnostique permet de créer une ambiguité et d’établir un pouvoir d’explication qui ne convainc que les spécialistes et qui n’apporte aucune solution claire..et même aimer la vie et ne pas vouloir se faire du mal est vu comme un reproche.
    Avec un tel diagnostique le psychopathe est coupable à perpétuité voila ce que j’ai ressentit alors je prie de ne jamais recevoir un tel diagnostique, pas vous madame Schmit?

    • Dos Santos

      PS; Vous pouvez si vous le souhaitez me répondre par mail car mon point de vue n engage que moi, je ne souhaite pas vous contredire publiquement, mais je souhaite comprendre votre raisonnement, cordialement.

      • Je vous invite plutôt ) contacter directement les autreurs de l’articles:

        « En 2009, la Revue Médicale de Bruxelles publiait un article de synthèse sur la psychopathie :
        La psychopathie : depuis « The Mask of Sanity » aux neurosciences sociales
        Recherches de S. J-J. Leistedt, S. Braun, N. Coumans, P. Linkowski »

        Geneviève Schmit

    • Jani Jani

      Vous n`avez rien compris. Ce qu`on appelle un psychopathe est une personne dépourvue de facon permanente d`empathie et donc de compassion, du sentiment de culpabilité, de l`inhibition quant a détruire les autres physiquement ou moralement, etc… Cela n`a donc rien a voir avec « une envie de faire du mal » ou avec la question du libre arbitre (quoi que puisse etre cette tarte a la creme des philosophes du dimanche) que vous mentionnez, quant a la problématique de la culpabilité (a perpeétuité ou pas), cela est du ressort de la morale et du systeme judiciaire, non de la science.

  13. Johanne

    Bonjour,mon fils est âgé de 19 ans et à été diagnostiqué psychopathe à 18 ans.je suis désespérée et aimerait m’entretenir avec vous. Merci de me contacter au plus vite

    • Bonjour,
      Je comprends votre inquiétude et je vous suggère vivement d’en faire part au médecin qui a posé ce diagnostic.
      Si vous souhaitez qu’on en parle ensuite, je vous invite à prendre un rendez-vous.
      Bon courage. Geneviève Schmit

  14. Véronique

    Bonjour,
    Vous dites dans votre article qu’aucune thérapie ne semble fonctionner pour les psychopathes. Mais vous ne prenez en considération que les psychothérapies et la pharmacologie. Est-ce que des techniques comme l’EMDR ou l’hypnose ont été tentées ?

    • Bonjour,
      Cet article n’est pas de moi. Il est de S. J-J. Leistedt, S. Braun, N. Coumans, P. Linkowski et vient d’une revue médicale de Bruxelles.
      Pour ce que je peux connaître et de ce que j’ai pu partager avec d’autres spécialistes, aucune thérapie ne peut être envisagée pour la bonne raison qu’en aucun cas, un manipulateur pervers narcissique ne s’y engagera.
      Cordialement, Geneviève Schmit

  15. Yvandautan

    Je tiens à alerter sur un point de cet article qui est erroné, qui indique que la plupart des psychopathes ou pervers narcissique sont des hommes. C’est faux, cela peut toucher autant les hommes que les femmes. C’est une idée dangereuse et injuste, car non seulement les hommes victimes ne sont pas reconnus en tant que tels, mais qui plus est peuvent être considérés comme bourreaux. D’expérience, il est très dur pour un homme d’être reconnu victime d’une femme. Ma vie a été détruite par une perverse narcissique il y a sept ans, et je suis toujours en quête d’une reconnaissance de mon statut de victime. J’essaie d’avancer malgré tout, de me passer de cette reconnaissance, mais c’est très dur. Pour information, j’ai connu dans ma vie quatre femmes perverses narcissiques ou psychopathes (je suis un hypersensible, j’ai tendance à beaucoup d’empathie et à me culpabiliser, ça les attire).

    • Bonjour,
      Je comprend votre point de vue et le respecte. Il est dirigé par vos propres expériences.
      Il n’empêche que c’est une réalité. Cela n’empêche pas bien évidemment qu’il y au également des femmes dans cette situation, mais la proposition n’est pas la même.
      Bon courage. Geneviève Schmit

      • Yvandautan

        Je pense qu’il faut des études statistiques sérieuses, prenant en compte le fait que les hommes s’expriment moins que les femmes sur les violences qui leur sont faites, pour pouvoir affirmer qu’il y a une différence entre hommes et femmes sur ces comportements. Si vous avez une référence, je suis preneur.
        Mais encore une fois, je répète qu’il est dangereux et injuste pour les hommes victimes d’écrire que la plupart des pervers narcissiques ou psychopathes sont des hommes.

      • Yvandautan

        Une dernière remarque, pour alimenter mon propos. Sinon on regarde les messages laissés sur cet article (qui constitue un échantillon je l’avoue assez faible, pas obligatoirement representatif, mais bon) on constate plusieurs choses:
        -la plupart des intervenants sont des femmes, qui ont eu une expérience avec un conjoint pervers narcissique ou psychopathe. Cela peut vouloir dire deux choses, soit il y a plus d’hommes avec ces pathologies, soit le femmes s’expriment plus sur leurs souffrance, et un homme ne se sent pas forcément «autorisé» à intervenir en tant que victime. Ce qui est confirmé par la réaction d’un des hommes qui est intervenu.
        -Quand il ne s’agit pas d’expériences avec leur conjoint, les pervers narcissique ou psychopathes qui sont mentionnés ici sont…des femmes, belle fille dans un cas, mère dans l’autre.

    • Yvandautan

      Je voulais ajouter une précision, il y a sûrement beaucoup moins de retours d’hommes victimes que de femmes, car notre société place toujours la femme comme victime de l’homme, car on attend des hommes qu’ils endurent sans exprimer leur souffrance, et les hommes n’osent généralement pas s’exprimer ou n’identifient même pas qu’ils sont victimes et souffrent en pensant que c’est normal.
      La violence est la violence, sur un homme comme sur une femme

      • Nao Ki

        Bonjour,

        je rebondis sur votre commentaire. C’est en tant que femme que j’y réponds, en tant qu’individu appartenant à cette société aussi. Je serais heureuse si les hommes se confiaient davantage sur leurs souffrances. Pour ma part, je n’attends pas que qui que ce soit « endure » une souffrance.

  16. daizosafi

    Bonsoir,
    je veut dire est ce que les psychopathes quand ils nuisent aux autres trouvent des justifications a ,leurs actes , a leurs dires,a leurs insinuations,…?(et j’espère que j’ai bien dit les choses,car je suis pas français)

  17. daizosafi

    Bonjour Mme Geneviève,
    je veux savoir ,est ce que leurs actes leurs techniques utilisées a une relation aves la justification mentale et la rationalisation psychique , est ce quils elles cherchent a trouver une raison .est ce auils/elles se mentent sur sOIS même pour se convaincre et continuer dans leurs conduites?
    (psychopathes,pervers,les trolls,les paranoïaques…)
    et merci infiniment.

  18. super

    Bonjour, je vienne de sortir d`une relation avec un psychopathe qui dans le passé prenait les médicaments pour la psychose et il m`a tout avoué quand j`étais enceinte 5 mois de mes filles.Il nous a laissé 3 fois et en plus il étais agressif envers mois.Chaque fois il avait réussir de revenir car il est un bon manipulateur et sans les émotions.Il disait que tout était de ma faute.Il avait réussi de convaincre même ma famille et sa famille que je suis méchante.Le moment ou j`ai découvert qu`il chatte avec 6 femmes j`ai décidé de le mettre dehors. Il m`a supplié 3 mois de revenir et il disait à nos filles que se de ma faute que notre famille est brisé pour ensuit fiancer une autre femme 4 semaines plus tard.Je suis très heureuse de sortir de cette relation malade. C`est vrai qu`il m`a ruiné car je suis proche de faire la faillite et qu`il a ruiné 7 ans de ma vie mais au moins je ne suis pas avec.

  19. super

    Bonjour,
    J`ai vécu avec un homme 7 ans qui prenait dans le passé les médicament pour la psychose et je crois qu`il est psychopathe.
    J`ai avec lui deux filles.
    Ils nous a laissé 3 fois et il était même violent envers moi et chaque fois il avait réussit de me convaincre que je devrais le laisser revenir à la maison.
    Manipulateur à 100% à tel point qu`il a réussi de convaincre ma famille et sa famille que tout était de ma faute.
    Finalement je me suis séparée de lui car j`ai découvert qu`il avait chatté avec au moins 6 femmes.
    Après notre rupture ,il manipulait nos enfants que c`est de ma faute que notre famille est brisée et pour finaliser 4 semaine plus tard il a fiancé une autre femme.

  20. Annie

    Bonjour Genevieve,
    Je suis marie avec un psycopathe depuis 6 ans, cela m`a pris 2 ans pour m`en rendre compte, j`ai depuis 3 ans la Sclerose en plaque certainement a cause de beaucoup de stress au debut, j`ai depuis appris a ne plus tomber dans son piege, de mensonge, manipulation, de colere et a dormir sans avoir peur (ou moins)
    Je le laisse faire tout ce qu`il veut sans lui poser de question,ni l`enerver, je vis depuis 10 ans que je le connais sans amour ou affection, aujourd`hui j`ai forme une carrapasse,je vis dans l`ombre, je l`observe et vis comme une amie a ses cote.
    Il est extremement nerveux et colereux, il prend tout pour une attaque personnel.
    Il ne faut surtout pas les contrarier! mon mari dort avec une arm charge sous son oreiller! (desole pour les accentuation, je vis aux USA et je tape avec un clavier americain)
    je voulais vous demander si cette personnalite est dans le DNA, il a frères et soeurs, et 3 d`entre eux ont ete evaluer par un psychiatre etant Bi-polar ,manic-depressif et personality disorder, es-ce-que cela se suit dans les genes?
    j`observe beaucoup mon mari et sa maladie , je tiend un journal de sa maniere de penser et voir les choses.
    Un jour , je lui ai dis qu`il etait Psycopathe, il m`a regarde, et m`a repondu « et alors? » donc il sais qui il est.
    Il est le portrait robot du Psycopathe par excellence, mais je ne pense pas qu`il soit violent a faire du mal!
    Merci pour votre reponse

    • … vous ne pensez pas « qu’il soit violent à faire du mal » ?!?! Mail il vous fait du mal depuis des années !!!
      C’est une bombe à retardement qui risque de vous exploser au visage si vous n’en mourrez pas avant !!

      J’ai bien du mal à comprendre votre position ….

      Bon courage! Geneviève SCHMIT

  21. Bess

    beaucoup de détail me dérange dans votre article, les psychopathe son capable de sentiment même d’empathie bien que c’est sentiment ne s’active pas comme chez la majorité des personne,c’est une des chose a savoir, ensuite vous les considérés comme des pestiféré a évite je trouve sa grave et cela prouve bien que vous n’avez rien compris a leurs sujet ((je parle seulement des psychopathe les pervers narcissique c’est autre chose))
    beaucoup de gens son des menteur, des voleur,etc sens pour autant être psychopathe et vice versa, vous participer a propagé l’image du psychopathe tueur en série, violeur d’enfant… le psychopathe de cinéma en fin de compte … heureusement vous vous tromper cordialement un psychopathe =)

    • Bonjour,

      Je conçois parfaitement que cet article puisse vous déranger.

      Pour ce qui est du psychopathe et de l’empathie, il semble que nous n’ayons pas les même sources d’informations.
      A partie du moment où une fonction du cerveau ne peut s’activer … on peut la considérer comme « absente » dans son résultat…
      Il est possible que je n’ai « rien compris » comme vous le dites, mais dans ce cas, de nombreux scientifiques sont également dans l’erreur … ce qui peut aussi être possible.
      Pourriez vous nous confier vos sources ?

      Pour ce qui est du menteur qui peut ne pas être psychopathe et inversement, personne ne dit le contraire !
      Je suis prompte à mettre en garde contre l’amalgame Pervers narcissique et menteurs, mythomane ou autres.
      On peut effectivement avec certains des « symptômes » du pervers narcissique sans pour autant en être un.
      Nous voilà donc d’accord sur un point.

      Je lirai donc avec intérêt les sources scientifique qui lie empathie et psychopathie avec un grand intérêt.

      et pour reprendre ce que vous citez ailleurs: « La clarté ne nait pas de ce que l’on imagine le clair mais lorsque l’on prend conscience de l’obscur. » Carl Jung

      Geneviève SCHMIT

  22. Cecile

    Bonsoir,

    comment dire ? est-ce grave docteur ?

    j’ai 37 ans, je suis entrain de sortir doucement mais surement d’une dépression,
    j’ai eu affaire (je crois) dans ma vie, à 4 « psychopathes » ou plutôt « pervers narcissiques » et plus précisément ma mère et 3 de mes petits amis, dont 2 ont été violents physiquement à mon égard et le 3e verbalement…
    (j’ai déposé plainte contre les 2 premiers, mais malheureusement les dossiers ont été classés car ils ont mentis et ont même déposé une main-courante à mon égard)

    Dans les 4 situations amoureuses, ces types m’ont ensuite fait passer pour une hystérique ou une folle alliée auprès de mes amis et connaissances, village…
    Vous parlez d’expérience traumatisante pour les personnes amenées à rencontrer ce type de personnages, je confirme,
    je souffres depuis plus de 10 ans d’hyperhydrose survenue juste après ma première agression…

    Ma question est la suivante: vous pensez qu’un jour je pourrai retrouver celle que j’étais, avant que tout cela ne m’arrive ?

    J’ai naturellement énormément d’empathie ce qui explique pourquoi j’ai renouveler à plusieurs reprises ce type d’expériences.
    En fait j’aimerai savoir si vous avez des solutions pour évacuer les traumatisme car c’est de ça dont je souffre le plus et ce au quotidien depuis bientôt 12 ans !
    Et comment faire pour reconnaitre et fuir ces personnages sans âmes, avant qu’ils vous ai attraper dans les mailles de leur filet ?

    Par avance merci

    • Bonjour Cécile,

      Trois questions dons votre message:
      1 – Pensez-vous qu’un jour je pourrai retrouver celle que j’étais avant ?
      2 – Y a-t-il des solutions pour évacuer les traumatisme?
      3 – Comment faire pour reconnaitre et fuir ces personnages?

      Quelques pistes de réponses:

      1/ On ne redevient pas comme « avant » … jamais. Les évènements vécus s’impriment quoi que nous fassions. Charge à nous d’en faire quelque chose de positif par lla suite. Cette démarche est possible !
      C’est quelque chose qui se fait en thérapie.
      En fait, on devient mieux qu’avant car bien plus riche d’un enseignement précieux pour la suite ! :-)

      2/ Oui, il y a des « outils » thérapeutiques pour désensibiliser les chocs traumatiques. Ils s’intègrent dans une thérapie plus globale.

      3/ Reconnaitre et fuir ces individus, cela se fait pas un travail de décryptage de cette psychopathologie, un décryptage du fonctionnement de la victime et par un travail sur l’estime et la confiance en soi.

      J’espère avoir répondu à votre demande …

      ( attention Cécile de ne pas mettre votre nom de famille lorsque vous déposer un commentaire sur le Net … On n’est jamais trop prudent ! Je me suis permise de l’effacer, mais .. je ne vois pas toujours !)

      • Cécile

        merci, pour l’effacement de mon nom ouff bien que je doute que mes agresseurs fassent ce genre de recherches car ils ont peu de recul sur eux-même. Sinon super votre article, après lecture ça a répondu à beaucoup de mes questions que je me posais sur ce type de personnages et surtout surtout ça m’a permis de déculpabiliser une bonne fois pour toute et de ne plus en avoir honte ! Merci à vous j’espère que votre site viendra en aide à beaucoup de personnes :)

        • valentin

          vous ne pensez pas qu’un pervers narcissique va sur ce genre de sites car ils n’ont pas de recul sur eux memes mais les temoignages des gens que nous autres avons brisés et une source inépuisable de « securités » a adopter pour etres plus invulnérable que jamais et pouvoir aranger le monde a sa facon

        • Bonjour, C’est possible. Pourtant on ne peut taire la souffrance et le soutien.
          Bon courage, Geneviève Schmit

  23. Christian

    Vous parlez toujours du pervers narcissique au masculin. Est ce que cela sous entend que ce sont en majorité des hommes qui sont atteints de ce mal ? Et si oui, pourrais je avoir des en references des etudes qui le prouve ?

    • Non, pas du tout !!!
      Et j’ai même es articles sur des homme victimes de violence conjugale et de manipulation perverse !
      Partagez votre témoignage Christian!
      Amicalement, Geneviève SCHMIT

      • Melanie

        Bonjour,

        Je ne sais par ou commencer. Plutôt soulagée ou effrayée a l’idée de me dire que je ne me suis pas « fais du mal toute seule » et que j’avais raison de vouloir chercher des réponses.

        Voila 6 mois que je suis séparée d’un homme qui aux premier abord paraissait tout a fait normal,charmant, idéaliste, avec des projets plein la tête…une façon de vivre « sans prises de tête » …
        Moi, étant une personne très émotive, passionnelle, dans l’affect et peut être parfois hypersensible, j’ai vite ressenti une faille..un manque…
        Tout a commencer par le manque de désir depuis le début… jamais envie de moi et lorsqu’il me touchait cela était sans vraiment prendre conscience de mon corps ni du bien qu’il pourrait me faire. J’étais un objet, il me « baisait » et comme c’était le seul moment ou nous avions un contact physique je l’acceptais.

        Il avait vécu la même histoire avec d’autres femmes, alors pour se protéger et me garder, il se trouvais des prétextes, qu’il avait été blessé par ses ex, qu’il était fatigué…
        J’y ais cru parce que je l’aimais et que je ne savais encore pas ce que c’était de vivre sans que l’homme qu’on aime ne vous désir.

        Le temps a passé, j’ai commencé a devenir malheureuse, pleine de questions, javais perdu totale confiance en moi, jetais devenu jalouse pour des sites ou des annonces de filles qu’on fait venir a la maison (des escort girls)
        J’ai 29 ans, il parait que je suis une jolie fille, mais il n’avait aucun plaisir a me caresser ou a me procurer du plaisir.
        J’ai commencé a lui en parler il me disait que j’en attendais de trop (alors que toutes mes relations étaient normales et épanouies..)
        Dès que je lui parlais de ses attitudes et de leur impactes sur moi, il me disait que c’était des reproches et que je voulait le faire culpabiliser.
        Je pensait juste lui expliquer que ses attitudes sexuelles avaient un impact sur moi, et que s’il m’aimait il aimerait peut être savoir ce qui me rendait malheureuse.
        Plus je voulais lui expliquer le mal que cela me faisais, plus il s’éloignait, plus il m’ignorait…
        Il avait l’air de tellement m’aimer d’après lui que je n’arrivais pas a comprendre comment on peut laisser une personne dans la souffrance jusqu’à ce quelle en arrive au point de vouloir mettre fin a ses jours.

        Nous avons eus une petite fille ensemble, beaucoup trop tôt je pense.
        Il ne ma jamais pris une fois en photo avec ma fille, il me coupait sur chaque cadrage ou se prenait seul en photo avec elle, cela ma déjà interpellé.
        Il me disait que cela ne signifiait rien… possible.
        Moi combien je pouvais être fière d’avoir de belles photos de mes amours..ma vie…
        Bref, le manque de tendresse et nos relations sexuelles sont devenues le néant.
        Je lui exprimait ma souffrance, notre futur s’il refusait d’en parler ou d’aller voir quelqu’un..
        Mais encore une fois, il me disait que je me faisais du mal toute seule, que c’était a moi d’aller consulter parce que mon mal être venait d’ailleurs.
        J’ai cherché, creusé, j’ai eu contact avec ses ex dans mon désespoir et ses amis, qui mont expliqué quelles avaient vécu exactement la même chose.
        Je ne sais pas s’il voyait le mal qu’il faisais ou s’il se persuadais qu’il n’était en rien dans notre souffrance, que tout venait de l’autre.
        Jamais une fois n’a su exprimer ses sentiments, jamais.

        Avant et après notre rupture, il a manipulé notre entourage (enfin ses proches parce que les miens me connaissent et voyait mon état d’amaigrissement) il a déformé la vérité pour en faire sa propre réalité afin qu’il ne soit pas considéré comme le coupable mais comme la victime de l’échec de notre famille.
        Il a déformé celle que j’étais pour qu’on le soutienne.
        Je n’existais plus, plus je souffrais et plus il me disait que jetais la seule a m’infliger ses souffrances et plus il fuyait.. mais encore une fois il disait m’aimer..
        Je me disait, tant qu’il y a de l’amour il y a de l’espoir et moi qui suis très émotive et sensible je ne comprenais comment on ne pouvait rien ressentir pour l’autre.
        Comment on pouvait la laisser se détruire a ce point, comment on pouvait rester les bras croisé sans la moindre compassion…
        J’en ais souffert très longtemps, et j’en souffre encore 6 mois après notre séparation pare que nous avons un enfant et que j’ai été tellement naïve, il avait tellement l’armure de l’homme parfait…
        Je lui écrivais des lettres âpres notre séparation lui exprimant mes douleurs…aucune émotions ne le touchait, comme s’il n’avait aucune pitié.
        Bref, cela fait plus d’un an que je cherche une réponse, pas une solution parce qu’il n’y en aura jamais..
        Il ne pourra jamais suivre une thérapie puisqu’il n’arrive pas a être sincère avec lui même et les autres..
        Javais besoin de me dire que non je ne me suis pas battu pour rien, javais besoin de savoir ..
        Votre article a appuyé mes pensée, et je peux dire que j’aurai tout essayé pour le changer, ou pour vivre avec. Mais on ne peut pas vivre avec quelqu’un qui préfère ignorer que vous souffrez même lorsque vous êtes désespérée.

        • Merci pour cette longue confidence …
          Je crois que vous avez les clés pour comprendre qui il est, quelles sont ses limites, qui vous êtes et quelles sont vos forces et faiblesses.
          Avec tout cela, l’avenir peut à nouveau vous sourire, et cela même si vous avez un enfant ensemble.
          Bon courage!

          Affectueusement, Geneviève Schmit

        • melanie

          Je me permets de revenir vers vous pour essayer de trouver des solutions…a part le silence et lignorance.
          mon ex compagnon et pere de mon enfant qui correspond a presque tous les criteres du pervers narcissique et du psychopathe (sauf la violence) veut utiliser tous mes moments de desespoire et de deprime pour obtenir la garde de la petite.
          il est vrai quavant notre separation je vivais tellement mal son indifference que je me suis a boire un soir parce que je me sentais si seule, je voulais me detruire, oublier quil etait a coté de moi et quil ignorait ma souffrance. jai bu jusqua tomber inconsciente. au fond de moi je suis la seule a savoir quelle souffrance me submergeait a ce moment la. Mais lui lutilise contre moi.
          ce qui me depasse cest quil ne comprends pas quil arrive que lorsquon souffre au plus au point on puisse vouloir se detruire et mettre fin a ses jours… je nen ais tiré aucune compassion, juste son indifference encore une fois, en me disant, non mel, cest pas moi qui tais forcé a boire, je ny suis pour rien… face a son calme plat et sa maitrise de lui meme a tout epreuves meme face au situations les plus douloureuse, jai été emporté par limpulsivité un degout en moi je le detestait tellement fort de ne pas vouloir voir que jallais tres mal. et aujourdhui il se sert de mes moments de faiblesses et de souffrances profonde pour obtenir la garde ma fille… je suis quasiment persuadé quil a bien une pathologie psychologique, mais malheureusement cest moi qui passerai pour une personne avec des troubles si je lacuse…je ne sais plus quoi faire…le laisser me demonter et lignorer? me rassurer en me disant que je suis une bonne mere qui a juste ressentis des emotions dechirante a un moment ou ca nallait pas?…

  24. Rayon de soleil

    NB, mon ex psychopathe n’a que 28 points au test de Hare (fait maison). Problématique mixte. Un Pn, avec un peu de paranoia melée.

  25. Rayon de soleil

    Merci pour cette page interessante.

    Ils fascinent.

    Pour ma part, je n’ai pas vraiment trouvé les failles.

    Ah si un truc de psychologue enquetrice :

    Questions ouvertes par mail régulières pour savoir comme s’est passée la semaine de l’enfant…(conseil d’une psy).
    En parallèle, vérifier auprès de l’école. (recouper les info)

    Ca évite les mensonges, les manipulations, des dissimulations et les disqualifications. Ca incite à la responsabilisation.
    Car toute réponse est une trace écrite.

    Bref, cela incite à la congruence, et s’il n’y a pas de congruence entre les actes, les paroles, les écrits, la justice s’en apercevra.

  26. Ferrié Marc

    Bonjour, Encore une fois un article de grande qualité. Je n’arrête de penser, en le relisant dans ses mentions Médicales, neurologiques… que la démarche de connaissances cliniques et thérapeutique devrait s’ élargir le plus possible et davantage en tout cas à d’autres disciplines scientifiques … Le sujet est sociologiques, scientifique, politique… Peut être d’ailleurs, face à l’ampleur nouvelle du phénomène devrait il inclure des optionq encore plus ouvertes sur de nouvelles approches thérapeutiques ? Merci pour ces apports.

  27. Su

    Bonsoir Geneviève,

    Merci pour votre présence, votre site, votre page FB…
    Cet article est passionnant, même si parfois un peu technique pour la profane que je suis.
    J’ai relevé quelque chose qui me chiffonne au début de l’article et qui se situe dans la dernière phrase de cet extrait copié du paragraphe intitulé « définition et nosographie »:
    – « Aujourd’hui, avec l’autisme, la psychopathie est considérée avant tout comme une maladie typique de l’empathie 9. En effet, ces individus sont incapables de ressentir les expériences émotionnelles d’autrui, de partager les émotions de l’autre et de se « projeter » dans une personne afin de comprendre ses sentiments et de prédire ses comportements (1), (7,9). »
    Un psychopathe est aussi un manipulateur, n’est-ce pas? mais alors comment manipuler si « prédire les comportements » est impossible pour un psychopathe…
    Je vous remercie d’avance d’apporter vos lumières à mon questionnement.
    Su

    • Bonjour Su,
      Cet article a été écrit pas un scientifique aussi je ne peux réagir que par rapport à l’analyse de mes propres expériences vécues en consultations.
      Je crois que l’intelligence instinctive (6ème sens) du MPN lui permet de décoder les signaux verbaux et non verbaux se rapportant aux émotions ressenties par l’autre, mais cela ne veut pas dire qu’il puisse y enter en résonance et dans l’empathie.
      C’est purement analytique et en arrière plan, comme un programme d’ordinateur.
      Il peut donc, à mon humble avis, « prédire les comportements ».
      Amicalement, Geneviève SCHMIT

      PS:/ Cela fera d’ailleurs partie de l’atelier /formation que je donne samedi 28 à Paris: http://www.soutien-psy-en-ligne.fr/blog/atelier-dissection-d-un-pn/

  28. carole gentié

    chère geneviève,
    merci pour la mise en ligne de cet article absolument passionnant. outre qu il ouvre des perspectives pour les chercheurs ( et, qui sait….peut etre un jour des découvertes de traitement), la conclusion de l article m a très fortement interpellé!
    en effet, lors de la séparation d avec M,pn, mon fils de 4 ans, s est mis à présenter certains symptômes que l article décrit fort bien dans sa conclusion, sur la prévention précoce( j avais intuitivement percu qu il fallait etre très vigilante): hyperactivité ( état limite, diagnostiquéé par une pédopsychiatre, très au fait de ces problématiques), puis vers l age de 8/9 ans, forte attirance vers le feu, et quelques épisodes de transgressions et violences physiques et psychologiques sur des camarades de son age(disons plus marqués que chez la plupart des enfants…)
    pour contrer ces tendances , qui à l époque étaient encore assez peu marqués, mais tout de meme présentes, nous avons mis en place plusieurs actions éducatives
    1) suivi par cette pédopsychiatre
    2) éducation très à l écoute de l enfant, en verbalisant avec lui tous ces actes transgressifs, en posant des limites strictes, avec sanctions si franchissement des limites
    3)et bien sur, appel à la justice qui a conclu à la dangerosité du père, supprimant tout droits de visites
    4) forte implication de mon mari dans l éducation, devenu « référent masculin, père de cœur », comme dit mon fils
    ces mesure de prévention ont été éfficace, puisqu aujourd hui, mon adolescent va bien…
    merci encore pour cet article
    carole

    • Su

      Bonjour Carole,

      Merci pour votre témoignage, cela permet de garder espoir en ce qui concerne les enfants.
      je suis curieuse de savoir comment vous avez réussi à faire accepter à la justice la dangerosité du père… les femmes sont trop souvent perçues comme « hystériques » dans un mouvement d’amertume et de vengeance, parfois à raison mais tellement souvent à tort…

    • Gaëlle

      Bonjour Carole, je vous rejoins sur la perspicacité de cet article. Passionnant et clinique.
      J ai une question pour vous, comment avez vous réussi à faire comprendre la dangerosité du père?
      J aimerai en parler … Pour ma part mon fils a 4 ans et son père a obtenu la garde … Je suis très vigilante et pas toujours rassuré quant à l avenir psychoaffectif de mon enfant…
      Merci a Geneviève de nous apporter des lectures de qualité.
      Et merci à elle si nous pouvons être en contact.
      Le traumatisme est lourd mais heureusement il y a une chaîne d espoir…

      • carole gentié

        bonjour gaelle,
        chaque histoire a ses particularités; j ai eu la très grande chance de
        1) tomber sur un avocat particulièrement retors, qui n a assigné que sur des éléments prouvés matériellement, mettant en danger l enfant
        2) une enquetrice psychologue judiciaire ( 18 mois d enquete), qui a compris, qu il ne s agissait pas d  » un conflit de couple »
        3)avoir un entourage familial, très solide ( je m étais remariée), avec 2 enfants plus agés( issus d un premier mariage), qui ont témoigné
        4) ne pas avoir de problèmes financiers ( ça aide…)
        5) une pugnacité à toute épreuve, notament au cours de l enquete, ou l enfant a subi de nombreuses maltraitances, alors que je devais le laisser partir chez son père
        à vous de trouver les failles de M.pn, pour adopter les bonnes stratégies; c est un travail de longue haleine
        bon courage…

  29. picca

    j ai surtout une question : ce sujet m intéresse car une personne de mon entourage est une manipulatrice , il s agit de mon ex – belle fille
    mon fils a du la fuire , tellement elle était odieuse ! depuis ce temps , elle fait du chantage pour sa fille , notre petite fille en nous empéchant de la voir ! mon fils et nous mème sommes très malheureux !
    comment faire face a elle , pour ne pas tomber ds son piège
    si tu fais ça , si tu donnes ça , …..tu la verras lui dit elle !
    elle lui a fait perdre son travail , est parti avec ses meubles , a porté plainte pour violences ( elle , était violente ) elle retourne toutes les situations ! contre nous ! comment réagir ???? MERCI à vous

    • Bonjour, Il n’y a malheureusement pas de recette magique …
      Votre situation doit être étudiée avec vous pour trouver les stratégies qui pourront vous aider au mieux.
      Si vous le souhaitez, contactez moi directement pour prendre un rendez-vous téléphonique.
      Courage! Geneviève SCHMIT

    • J`ai crois que vous devriez en premier lieu parler avec votre fils pcq j`ai l`impression de vous connaître et que c`est la faute à votre fils qui est supposé de prendre les médicaments pour la psychose.
      En plus pour la police qu`elle a appelé est pcq votre fils l`a frappé et elle n`a pas porté une plainte pcq elle est trop gentille.