J’ai choisi de vivre !

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C’est une petite phrase que j’entends souvent aussi bien chez mes patients que chez des personnes que je suis dans des groupes de victimes sur les réseaux sociaux: J’ai choisi de vivre !

Oui, il s’agit bien d’un choix, un choix conscient.

N’oublions pas que la dépendance affective est une addiction, comme peut l’être toute drogue. Une addiction à la cocaïne, à la cigarette, au vin, peu importe et pour arrêter l’une ou l’autre de ces drogues, pour entamer le sevrage, il faut commencer pas un choix. Il faut que ce choix soit puissant, qui vient des tripes, un choix qui sous entends que ou on choisit de vivre ou de mourir. Ce sera effectivement l’un ou l’autre.

Ceci est une étape, une étape primordiale sans laquelle rien ne peut se faire. On ne peut « forcer » quelqu’un à suivre une thérapie, à ne plus boire. Il faut donc que ce soit un choix personnel. Pour la dépendance affective c’est exactement la même chose.

J’observe parfois des pères ou des mères qui tentent de sortir leur enfant d’une dépendance affective toxique, et ils sont dans une impuissance effroyable ! Ils ne peuvent pas faire ce choix pour un enfant majeur. Et même pour un mineur, il est extrêmement difficile de le faire participer à son propre sevrage.

Après on réussit ou on échoue, mais on commence par ce choix que personne ne peut faire pour celui ou celle qui souffre. On ne peut forcer personne à se défaire d’une addiction comme on ne peut forcer personne à suivre une thérapie qui pourrait l’aider.

Quand un père ou une mère voit son enfant piégé dans la manipulation perverse ils se trouvent dans un grand sentiment d’impuissance. Ils ne peuvent, la plupart du temps, rien faire, ne pouvant contraindre le sevrage!

Ou je choisi de vivre, ou je choisi de mourir. C’est effectivement l’un ou l’autre.

Sans ce choix puissant, ce choix qui vient des tripes, rien ne se passe, on reste statique dans le statut de « victime de pervers narcissique ».

Pourquoi donc ne pas faire le choix de se libérer?

A cette question on me répond souvent que c’est difficile, que les enjeux économiques ne le permettent pas, qu’il y a des enfants en bas âges, etc. …

Ce choix appartient donc totalement à la personne sous emprise. Il se fera un jour ou l’autre, ou jamais.

Selon moi il est impératif de sortir du statut de victime pour retrouver un maximum de chance pour reconstruire sa vie et aider celle de ses propres enfants.

Conséquences du choix de quitter le statut de victime:

« Choisir » de se libérer de l’emprise, de sortir du statut de victime implique des conséquences parfois douloureuses. Il faudra peut-être renoncer aux « bénéfices secondaires » de la situation pourtant dramatique, aux avantages, aux habitudes nourris par la dépendance dont on veut se libérer. Paradoxalement, être sous emprise offre donc certains avantages. Le mécanisme peut sembler tordu, mais pourtant il fonctionne et est pratiquement toujours détectable chez chaque victime.
Les avantages peuvent être le luxe du cadre de vie, celui de combler la solitude, de préserver le patrimoine, de correspondre à l’image que l’on souhaite renvoyer de soi ou même, de faire partie d’un groupe de victime.

Les victimes sur les réseaux sociaux:

Les Groupes sont infinis sur les réseaux sociaux. Ce peut être les groupes de haut potentiel, les groupes d’amateurs de cerf-volant ou de permaculture, etc. … On fait partie d’un Groupe, d’un clan, on a une identité validée par d’autres. Nous sommes des « animaux sociaux », nous avons besoin de faire partie d’un clan.

Dans ces groupes qui pullulent sur les réseaux sociaux se rassemblent des personnes, hommes ou femmes, qui se disent victimes de pervers narcissiques. Ces groupes d’échanges sont bien utiles et peuvent être très soutenant durant un temps. La victime, ou celle qui s’estime victime, retrouvera un nouveau lien aux autres, une existence, une identité pourrait-on dire. C’est justement l’identité de la victime qui bien souvent a été gommé par la ou le pervers narcissique qui a tenté de détruire sa vie. Faire partie d’un groupe qui parle pratiquement toujours sur le même ton de voix, qui offre les même affirmations et généralités rassure. Il est d’ailleurs facile d’observer que si un avis divergent est donné, il y a une montée en tension immédiate comme si, un danger allait s’abattre sur eux.

Ces échanges à l’unisson des réseaux sociaux sont nécessaires le temps de retrouver des forces. Le piège étant d’y rester. Dans ce cas-là, la personne passe d’une dépendance à une autre dépendance et ne se libère pas. Sans le réaliser, certains groupes de victimes peuvent maintenir ceux et celles qui veulent s’envoler, dans un bavardage victimaire. Ce mécanisme qui implique un bénéfice secondaire peut paraitre tordu, pourtant il est pratiquement toujours détectable chez chaque victime. Un professionnel qui prend le temps de parler avec la victime d’un manipulateur peut très rapidement mettre le doigt sur le ou les « bénéfices secondaires » de la situation hautement toxique.

Ma propre expérience:

Je connais très bien les bénéfices secondaires que j’avais dans le passer avec la personne qui m’a fait connaître cela et aujourd’hui même je continue de bénéficier de ce que j’ai pu apprendre à l’époque. J’en suis consciente. Ce qui n’a pas empêché que la séparation a été d’une violence extrême, comme elle peut l’être pour toutes les victimes.

Action:

Maintenant que vous avez compris que tout commence par ce choix, il est temps de vous concentrer sur le oui ou le non. Cela peut-être un oui, et je prends le temps de me préparer, ce qui est l’idéal, ou le oui, et je prends mes enfants sous les bras, et je file tout de suite pour éviter un drame, ou cela peut être un non, ce qui arrive. J’ai connu des personnes qui ont vécu 20, 30 ans, voir plus dans un couple dysfonctionnel. Elles ne partiront jamais, pour des tas de raisons qui les concernent et qui sont en soi honorables parce que ce sont celles qu’elles ont choisies.

Conclusion:

Tout commence donc pas ce choix et j’espère de tout cœur que vous ferez le choix de la vie, quelque soit l’âge, pour avoir une autre partie de vie plus saine.


Parlons en !

Vous n’avez plus envie de souffrir ?


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© Geneviève Schmit, experte dans l’accompagnement des victimes de manipulateurs pervers narcissiques depuis 2008.

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Genevieve Schmit

En tant qu'experte dans l’accompagnement des victimes de manipulation perverse, J'ai mis en place un protocole qui peut se pratiquer à distance, de quelque pays que ce soit par téléphone ou Skype. 06 43 43 15 79 (laissez moi un texto pour que je puisse vous rappeler au plus vite)

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