Quand l’enfant devient un levier de domination par la contre-parentalité
Dans de nombreux dossiers de contrôle coercitif, la séparation ne met pas fin à la violence. Elle la transforme.
Lorsque le juge prononce une autorité parentale conjointe, le parent victime se heurte souvent à un phénomène encore mal identifié, la contre-parentalité.
La contre-parentalité est l’exact opposé d’une coparentalité saine et coopérative. Elle s’inscrit dans une logique de domination, de sabotage et de vengeance, où l’intérêt de l’enfant passe au second plan derrière le besoin de contrôle de l’autre parent.
Qu’est-ce que la contre-parentalité ?
La contre-parentalité désigne un fonctionnement dans lequel un parent s’emploie activement à détruire ce que l’autre met en place pour le bien-être de l’enfant.
Il ne s’agit pas de désaccords éducatifs ponctuels, mais d’une opposition systématique et organisée.
Le parent contre-parental ne cherche pas à coéduquer. Il cherche à gagner, à contrôler, à épuiser, à punir l’autre parent, quitte à instrumentaliser sans scrupule l’enfant.
Dans les situations de contrôle coercitif, ce mécanisme est fréquent. Le parent agresseur ne supporte pas de perdre son emprise et utilise l’autorité parentale conjointe comme un terrain de sabotage permanent.
Les signes typiques de la contre-parentalité
La contre-parentalité se reconnaît à une accumulation de comportements répétés, notamment :
- sabotage des règles éducatives mises en place
- refus ou interruption de soins médicaux
- opposition aux activités scolaires ou extrascolaires
- décisions prises sans concertation
- dénigrement du parent protecteur auprès de l’enfant
- permissivité excessive utilisée comme stratégie de séduction ou d’achat affectif, au détriment de l’éducation, des repères et parfois de la santé de l’enfant
- mise en scène du parent « sympa » face à un parent présenté comme rigide, excessif ou nocif
- utilisation de l’enfant comme messager, espion ou moyen de pression
- etc. …
Pris isolément, ces faits peuvent sembler anodins. Répétés, ils constituent une stratégie diabolique et destructrice.
À quoi cela ressemble concrètement ?
Dans la réalité quotidienne, la contre-parentalité prend souvent des formes très concrètes :
Un soin médical refusé ou interrompu sans avis médical.
Une activité essentielle annulée sous prétexte d’absence d’accord.
Des vacances bloquées sans justification réelle.
Des devoirs scolaires systématiquement négligés chez l’autre parent.
Le message implicite est toujours le même, ce que tu fais pour l’enfant, je le détruis.
Pourquoi ce comportement existe-t-il ?
La contre-parentalité ne concerne pas l’enfant. Elle concerne uniquement le parent qui la met en œuvre.
Elle s’inscrit le plus souvent dans une dynamique de pouvoir et de domination, totalement indépendante des besoins réels de l’enfant. On la retrouve fréquemment associée à un besoin de contrôle persistant, à une incapacité à accepter la séparation, à un ressentiment intense et un besoin de vengeance envers l’ex-partenaire, ainsi qu’à des traits pervers manipulateurs narcissiques marqués.
Dans ces configurations, l’enfant n’est plus perçu comme un sujet à part entière, mais comme une extension de soi ou comme un outil de destruction relationnelle, utilisé pour atteindre, fragiliser ou même anéantir le lien de l’autre parent.
Les conséquences sur l’enfant et le parent ciblé
Pour le parent protecteur, la contre-parentalité entraîne un épuisement profond, souvent accompagné d’un sentiment de désarroi et d’impuissance. Le quotidien devient une succession de combats, de justifications permanentes, d’anticipations anxieuses et de tentatives de réparation. La relation avec l’enfant peut alors se fragiliser, voire se détériorer, ce qui constitue précisément l’objectif recherché par le parent toxique.
Pour l’enfant, les conséquences sont particulièrement lourdes. Il se retrouve pris dans des conflits de loyauté, développe une anxiété chronique, perd ses repères et peut être envahi par un sentiment de culpabilité, parfois même par une illusion de toute-puissance induite par la place qui lui est imposée par le parent toxique. À terme, cette insécurité affective altère sa capacité à faire confiance et fragilise durablement son estime de soi. L’enfant est ainsi entraîné dans une guerre qui ne le concerne pas, mais dont il paie le prix psychologique.
Que faire face à une contre-parentalité ?
On ne change pas un parent contre-parental.
En revanche, on peut adapter sa stratégie.
Plusieurs leviers sont essentiels :
- clarifier et renforcer le cadre juridique
- documenter systématiquement les faits
- privilégier des échanges écrits, factuels et brefs
- limiter les interactions inutiles
- envisager, lorsque c’est possible, une parentalité parallèle
- rester un repère stable, prévisible et sécurisant pour l’enfant
Dans les situations de contrôle coercitif, il est fondamental de connaître précisément ses droits, ce qui nécessite ou non l’accord de l’autre parent, et quand un recours judiciaire est légitime, notamment en matière de soins.
Se faire accompagner
La contre-parentalité constitue une forme de violence psychologique post-séparation à part entière. Elle agit de manière insidieuse, répétitive, et ne doit en aucun cas être minimisée. Dans ce contexte, un accompagnement spécialisé, à la fois psychologique et juridique, permet de sortir de la sidération, de retrouver de la clarté dans l’analyse de la situation, de mieux protéger l’enfant et de sécuriser les démarches engagées.
Dans mon accompagnement, j’aide le parent protecteur à comprendre les mécanismes à l’œuvre, à se repositionner avec justesse et à retrouver une stabilité intérieure indispensable pour faire face à ces situations hautement conflictuelles. Lorsque cela est pertinent, un travail en EMDR peut également être proposé afin d’apaiser l’impact traumatique du contrôle coercitif, de réduire l’hypervigilance et de restaurer une capacité de décision plus sereine.
Seul, le parent victime s’épuise et s’effondre progressivement sous la pression. Accompagné, il se structure, retrouve ses appuis et devient un repère solide et sécurisant pour son enfant.
En conclusion
La contre-parentalité est l’une des expressions les plus insidieuses du contrôle coercitif, précisément parce qu’elle s’exerce sans tenir compte des besoins légitimes de l’enfant, ni de sa sécurité émotionnelle, éducative ou psychologique.
Elle détruit lentement, par le quotidien, par l’usure, par la confusion qu’elle installe durablement.
La reconnaître, c’est déjà reprendre du pouvoir et sortir du piège relationnel. Se positionner avec lucidité, cadre et constance, c’est offrir à l’enfant ce dont il a le plus besoin, un parent solide, fiable et présent.
Même dans un contexte conflictuel, cette stabilité-là fait toute la différence, et je suis là pour vous y aider.
Geneviève Schmit – janvier 2026
Les 4 styles de parentalité reconnus en psychologie du développement sont les suivants. Je les présente de façon claire, courte et compatible SEO, avec des mots clés utiles à Google, y compris dans les contextes de relations toxiques.
1. Parentalité autoritaire
Contrôle élevé, empathie faible.
Le parent impose, culpabilise, sanctionne, exerce une domination pouvant aller jusqu’au harcèlement moral, au chantage et à des manipulations psychologiques.
Dans les formes extrêmes, on observe des dynamiques de perversion, de bourreau, de maintien de l’emprise et parfois de perversion narcissique.
Mots clés : harcèlement, manipulation mentale, être sous l’emprise, personne toxique.
2. Parentalité permissive
Empathie affichée, cadre faible.
Le parent évite la frustration, cherche à être aimé, peut faire passer l’enfant pour une victime ou s’en servir dans une relation toxique avec l’autre parent.
Ce style est fréquemment utilisé dans des logiques de contre-manipulation ou de contre-parentalité.
Mots clés : manipulation, chantage affectif, faire passer pour une victime, relation toxique.
3. Parentalité négligente
Faible empathie, faible implication.
Le parent est absent, indifférent ou centré sur lui-même. L’enfant devient une proie, se sent manipulé, culpabilisé, parfois invisible.
Ce terrain favorise le fait de tomber sous l’emprise plus tard.
Mots clés : être victime, subir, manipulation psychologique, victime d’une manipulation.
4. Parentalité démocratique (ou sécurisante)
Cadre clair et empathie réelle.
Le parent protège sans dominer, pose des limites sans humilier, aide l’enfant à développer son esprit critique et sa sécurité intérieure.
C’est le seul style qui permet réellement de sortir de l’emprise, de s’en libérer et d’apprendre à échapper aux relations toxiques.
Mots clés : empathie, sortir de l’emprise, libéré de l’emprise, relation saine.
À noter, point clinique important
Dans les contextes de harcèlement, de manipulation, de conjoint toxique ou de perversion narcissique, les styles parentaux sont souvent instrumentalisés.
Un parent peut paraître permissif ou protecteur tout en maintenant une emprise sur l’enfant ou l’autre parent.
👉 C’est là que l’accompagnement spécialisé permet de défaire l’emprise, protéger l’enfant et restaurer une parentalité réellement sécurisante.
Comment contrer l’aliénation parentale ?
L’aliénation parentale s’inscrit très souvent dans une dynamique d’emprise psychologique, de manipulation affective et de narcissisme. Le parent aliénant, femme ou homme, agit de manière manipulatrice, cherche à culpabiliser l’enfant et à maintenir son emprise sur lui, tout en se faisant parfois passer pour une victime.
1. Comprendre le mécanisme d’emprise
Pour contrer l’aliénation parentale, il est indispensable de reconnaître le fonctionnement du parent qui exerce son emprise. Il s’agit souvent d’une personne manipulatrice, parfois à fonctionnement narcissique, qui sait manipuler, veut manipuler et agit de manière perverse, en utilisant l’enfant comme relais.
L’enfant devient alors manipulé, pris sous son emprise, et peut progressivement devenir victime d’un conflit qui ne lui appartient pas.
Mots clés : manipulation, comportement pervers, emprise psychologique, manipulateur narcissique.
2. Déjouer la culpabilisation et la manipulation affective
La manipulation affective repose sur la peur de perdre l’amour du parent aliénant. Celui-ci exerce une emprise de la colère, de la tristesse ou du chantage émotionnel.
Contrer ce processus consiste à ne pas entrer dans la surenchère émotionnelle et à aider l’enfant à distinguer ses propres ressentis de ceux qui lui sont imposés.
Mots clés : culpabiliser, manipulation affective, exercer son emprise, faire cette manipulation.
3. Documenter pour démasquer
Face à un parent qui exerce son emprise, il est essentiel de démasquer les faits de manière factuelle. Notes, messages, décisions unilatérales, propos rapportés par l’enfant permettent de montrer comment l’autre parent agit pour maintenir l’emprise.
Cette étape est cruciale pour sortir du flou et éviter que le parent protecteur soit celui qui passe pour la personne manipulatrice.
Mots clés : démasquer, comment reconnaître, personne manipulatrice, être manipulé.
4. S’entourer de professionnels compétents
Un accompagnement par un psychiatre, un psychanalyste ou un professionnel formé aux dynamiques d’emprise est souvent nécessaire. La psychanalyse ou d’autres approches cliniques permettent de comprendre la faille narcissique du parent aliénant et d’aider l’enfant et le parent ciblé à défaire l’emprise.
Mots clés : psychiatre, psychanalyste, psychanalyse, narcissisme.
5. Aider l’enfant à sortir de l’emprise
L’objectif n’est pas de convaincre l’enfant, mais de lui offrir un espace sécurisé où il peut penser par lui-même. Progressivement, il peut échapper à son emprise, se sentir libéré de l’emprise et retrouver une relation plus juste avec le parent protecteur.
C’est un processus lent, qui demande constance, stabilité et absence de dénigrement.
Mots clés : libérer de l’emprise, libérée de l’emprise, défaire de l’emprise.
6. Se dégager soi-même de la relation toxique
Pour le parent ciblé, contrer l’aliénation parentale implique aussi de sortir d’une relation toxique. Tant que l’adulte reste pris dans la sidération ou la réaction émotionnelle, le parent aliénant conserve son pouvoir.
Se repositionner permet de ne plus être une proie et de protéger l’enfant sans s’épuiser.
Mots clés : sortir d’une relation, leurs victimes, personne narcissique.
En résumé
Contrer l’aliénation parentale, c’est comprendre les manipulations psychologiques, démasquer l’emprise, protéger l’enfant sans l’exposer au conflit et s’appuyer sur un accompagnement spécialisé. On ne change pas une personne narcissique, mais on peut défaire son emprise et permettre à l’enfant, comme au parent protecteur, de s’en libérer.
Le contrôle coercitif désigne une emprise pathologique exercée sur autrui, inscrite dans le temps, visant à dominer, soumettre et écraser l’autre, sans nécessairement recourir à la violence physique. Il repose sur des comportements pervers, un comportement manipulateur et une logique perverse dans laquelle quelqu’un agit pour prendre le pouvoir psychologique sur l’autre.
Le contrôle coercitif est fréquemment le fait d’un homme manipulateur ou d’une femme manipulatrice, parfois à fonctionnement narcissique, dont l’ego ne tolère ni la contradiction ni l’autonomie de l’autre. Le pervers manipulateur exerce son emprise par la dévalorisation, l’inversion des rôles, le rejet de la faute sur autrui et le fait de faire passer l’autre pour folle ou pour victime, tout en se présentant lui-même comme incompris ou attaqué.
Ces mécanismes pervers s’appuient sur les failles psychologiques de la victime, exploitent la culpabilité, la peur et le doute, et installent progressivement une perte de repères. La personne sous emprise finit par laisser manipuler, perd confiance en son jugement et devient victime d’un système relationnel fondé sur la perversité, le jeu pervers et la domination.
Le contrôle coercitif a des conséquences perverses majeures, tant sur le plan psychologique que relationnel. Il ne s’agit pas d’un conflit, mais d’un rapport de pouvoir, où l’un cherche à maintenir son emprise sur l’autre. Cette perversité du système explique pourquoi les manipulateurs sont parmi nous, souvent difficiles à identifier, car leur violence est invisible, diffuse et profondément destructrice.
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Geneviève Schmit.
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Bonjour FL, Votre question est très juste, et je vous remercie de l’avoir posée avec autant de lucidité. Oui, il…