Terrorisme – comment en parler aux enfants?

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Doit-on parler de tout aux enfants, au faut-il les « protéger » encore un peu de la réalité du monde qui nous entoure?

Que faire, que dire suite à l’horreur de la décapitation d’un professeur d’histoire, et tout ce qui arrive de plus en plus souvent?
Est-ce réellement protéger son enfant que se taire?

Les parents sont souvent démunis devant cette double contrainte: protéger l’enfant et le préparer à affronter la réalité, dont il entendra forcément parler.

Il sera bien évidemment indispensable de s’adapter au langage de l’enfant. On ne parle pas d’un drame à un enfant de 3 ans comme à un autre de 13.
Je pense qu’il est essentiel de rester attentif et de parler, même au jeune enfant afin également qu’il n’ait pas l’impression que ses parents lui cachent des choses importantes. C’est une question de confiance à renforcer.

N’oublions pas que les enfants sont comme des éponges et ressentent l’angoisse, l’agitation environnante. Ils entendent le journal télévisé, les amis, et se font des films. Ils savent quand un drame est arrivé mais ils ne peuvent pas toujours mettre les bons mots dessus. Si on ne leur en parle pas rapidement, il va s’en faire un fantasme qui peut le terrifier et modifier sa vie.

Je pense que, toujours en tenant compte de l’âge, il convient de tendre des perches pour apprendre dans un premier temps ce qu’ils savent déjà de la situation. Revient alors aux parents la lourde charge de préciser les termes, de vérifier s’ils les comprennent bien. Les parents doivent faire comprendre à l’enfant qu’il peut en reparler librement, aussi souvent qu’il le souhaite.
Toujours en tenant compte de l’âge, les parents doivent raconter les faits de manière sobre, respectueuse, en évitant les détails horribles qui pourraient le marquer.

Dans le drame qui nous touche en ce moment, je pense qu’il serait bon de rappeler aux plus grands l’implication de jeunes qui, contre 300€ ont donné l’emplacement du professeur, permettant ainsi son assassinat. Ces jeunes se sont laissé aveugler par tant d’argent, et n’ont probablement pas réalisé qu’ils devenaient complices d’un meurtre.

C’est le moment aussi, pour les plus grands, de parler du terrorisme, de ses implications, et des moyens utilisés.

Et toujours rappeler que les forces de l’Ordre sont là pour nous aider dans la mesure du possible et que nous n’avons pas à nous faire justice nous-même. Laissons à nos enfants cette touche d’espoir.

Bon courage aux parents concernés.

Geneviève SCHMIT – 20 octobre 2020


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