« Magie de Noël » et violence conjugale

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La "magie de Noël" ... Violence conjugale

Ce ne sera pas la même fête pour tout le monde.

Violence conjugale durant les fêtes de fin d'année...

À l’approche des fêtes de fin d’année, les médias égrènent les drames conjugaux comme une sinistre litanie. Au moins 321 000 femmes ont déclaré avoir subi des violences conjugales, selon les données disponibles en 2024, et 120 femmes ont été assassinées en 2023 par leur conjoint ou ex-conjoint.

En 2024, les forces de sécurité intérieure ont enregistré que 84 % des victimes de violences conjugales sont des femmes, et que 85 % des mis en cause sont des hommes. Ce sont les faits.

Noël, censé symboliser le lien, la chaleur familiale et la paix, devient pour certaines femmes un moment de danger accru, parfois mortel. Le décalage entre l’image idéalisée des fêtes et la réalité vécue se révèle alors avec une brutalité extrême.

Selon les constats de la police nationale, les victimes de violences conjugales graves sont, dans l’immense majorité des cas, des femmes, âgées en moyenne d’une quarantaine d’années. Ces chiffres ne racontent pas tout, mais ils dessinent une réalité persistante, dérangeante, que le vernis festif ne parvient pas à masquer.

Il est également établi que de nombreux passages à l’acte surviennent sur fond de consommation d’alcool ou de substances psychoactives, y compris en dehors des périodes de fête.

Les célébrations ne créent pas la violence, elles agissent comme un révélateur, un amplificateur de tensions déjà présentes, dans des relations où l’équilibre est depuis longtemps rompu.

Sources :
Observatoire national des violences faites aux femmes, 2024
Ministère de l’Intérieur, données publiées fin 2024 sur l’année 2023

Noël et le Nouvel An sont trop souvent associés à une recrudescence des violences conjugales et intrafamiliales.

La surconsommation d’alcool et de substances psychoactives constitue un facteur aggravant majeur, en abaissant les inhibitions, en renforçant l’impulsivité et en amplifiant des tensions déjà présentes au sein du foyer.

Les violences intrafamiliales ne surgissent pas ex nihilo pendant les fêtes.

Elles s’inscrivent dans des dynamiques relationnelles préexistantes, marquées par le contrôle, la domination, la jalousie ou l’instabilité émotionnelle.

Les périodes de Noël et du Nouvel An agissent comme un accélérateur, et les enfants en sont loin d’être épargnés.

Plusieurs facteurs contribuent à cette augmentation des violences intrafamiliales durant les fêtes de fin d’année :

La consommation d’alcool et de substances psychoactives
Pour certaines personnes, la consommation d’alcool et, parfois, de drogues fait partie intégrante des fêtes de fin d’année. Elle est perçue comme un moyen de célébrer, de se détendre ou de « lâcher prise ». Dans certains contextes familiaux ou sociaux, cette consommation peut également devenir une norme implicite, à laquelle il est difficile de se soustraire sans crainte d’être jugé ou marginalisé.

Chez des personnes présentant déjà des difficultés de régulation émotionnelle, de jalousie, de contrôle ou d’impulsivité, ces consommations peuvent abaisser les inhibitions, majorer l’irritabilité et favoriser le passage à l’acte violent. Elles n’en sont pas la cause, mais elles en augmentent significativement le risque.

L’excitation et la désinhibition
Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont souvent investies comme des temps de célébration intense, marqués par une recherche d’excitation, de stimulation et de rupture avec le quotidien. Pour certaines personnes, cette quête d’intensité peut s’accompagner d’une consommation accrue d’alcool ou de substances psychoactives, perçues comme des moyens d’augmenter les sensations et de prolonger l’euphorie.

Chez des individus déjà fragilisés sur le plan émotionnel ou relationnel, cette désinhibition peut accentuer les comportements impulsifs, réduire la capacité de contrôle et favoriser des réactions disproportionnées, parfois violentes.

Les attentes élevées et la pression du « Noël parfait »
Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont souvent chargées d’attentes idéalisées : traditions à respecter, réunions familiales harmonieuses, moments de partage supposés heureux, cadeaux symboliques. Cette pression sociale et affective peut être particulièrement lourde à porter, surtout lorsque la réalité du couple ou de la famille est déjà fragilisée.

Lorsque ces attentes ne sont pas comblées, la frustration, l’anxiété et le sentiment d’échec peuvent s’intensifier. Dans des relations marquées par un déséquilibre de pouvoir, une faible tolérance à la frustration ou un besoin de contrôle, ces tensions peuvent se transformer en reproches, en humiliations, voire en violences psychologiques ou physiques.

La fatigue et le manque de sommeil
Les fêtes de fin d’année s’accompagnent souvent d’un rythme intense : organisation des repas, déplacements, sollicitations familiales, gestion des enfants et contraintes professionnelles parfois maintenues. Cette surcharge, associée à un manque de repos et à une dette de sommeil, fragilise les capacités de régulation émotionnelle.

La fatigue chronique peut accentuer l’irritabilité, réduire la tolérance à la frustration et diminuer la capacité à prendre du recul face aux tensions. Dans des relations déjà marquées par des conflits ou des déséquilibres, cet épuisement constitue un facteur supplémentaire de décompensation et peut favoriser des passages à l’acte violents.

La pression financière
Les fêtes de Noël et du Nouvel An s’accompagnent souvent de dépenses importantes : cadeaux, repas festifs, vêtements, déplacements ou frais liés aux retrouvailles familiales. Pour certains couples, ces charges représentent une source de stress financier supplémentaire, parfois difficile à assumer.

Lorsque les ressources sont limitées ou que la gestion de l’argent est déjà un sujet de conflit, cette pression peut accentuer les tensions, raviver des reproches et mettre en lumière des déséquilibres de pouvoir ou des stratégies de contrôle économique. Dans des relations fragilisées, ces conflits financiers peuvent contribuer à une escalade des violences psychologiques et, dans certains cas, à des passages à l’acte physiques.

Les tensions familiales et les conflits latents
Les fêtes de Noël et du Nouvel An sont souvent l’occasion de rassemblements familiaux. Si ces moments peuvent être vécus comme chaleureux, ils peuvent aussi réactiver des conflits anciens, des rivalités, des non-dits ou des loyautés familiales complexes. Les différences de valeurs, les blessures non résolues ou les dynamiques familiales dysfonctionnelles deviennent alors plus visibles.

Dans des couples déjà fragilisés, ces tensions extérieures peuvent se répercuter à l’intérieur du foyer, augmenter la pression émotionnelle et favoriser des disputes. Lorsque la relation conjugale est marquée par un déséquilibre ou une dynamique de domination, ces conflits peuvent contribuer à une montée de la violence psychologique, voire physique.

La promiscuité et le huis clos imposé
Les fêtes de fin d’année imposent souvent une proximité prolongée : congés communs, présence continue à domicile, déplacements en famille, cohabitation temporaire avec des proches. Cette promiscuité réduit les espaces de retrait, de respiration et de régulation individuelle, pourtant essentiels à l’équilibre psychique.

Dans des relations déjà tendues ou marquées par un contrôle excessif, ce huis clos peut devenir un facteur de pression supplémentaire. L’absence de distance, l’impossibilité de s’isoler ou d’échapper aux conflits favorisent l’escalade des tensions, la perte de contrôle émotionnel et, dans certains contextes, le passage à la violence.

La solitude et l’isolement social
La solitude et l’isolement social privent les victimes de soutien émotionnel, de relais extérieurs et de regards tiers, pourtant essentiels pour faire face à la violence conjugale et envisager une demande d’aide. L’éloignement de la famille, des amis ou des réseaux de confiance réduit les possibilités de parler, d’être crue et accompagnée.

Les personnes isolées, le plus souvent des femmes, peuvent alors hésiter davantage à évoquer leur situation ou à solliciter de l’aide, par peur, par honte ou par sentiment d’impuissance. Cet isolement favorise l’anxiété, aggrave les états dépressifs et renforce le sentiment d’enfermement. Dans des relations déjà marquées par un rapport de domination, cette vulnérabilité accrue peut accentuer les tensions et augmenter le risque de violences psychologiques ou physiques.

Comment se protéger au mieux pendant les fêtes ?

Lorsqu’un contexte de violence conjugale est connu ou pressenti, la priorité absolue reste la sécurité. Les périodes de fêtes peuvent augmenter les risques en raison de la consommation d’alcool, de la promiscuité et de la perte de repères habituels.

La consommation d’alcool, en particulier lorsqu’elle est associée à des traitements médicamenteux prescrits pour l’anxiété ou la dépression, peut altérer la vigilance, diminuer les capacités de réaction et accroître la vulnérabilité. Dans ces contextes, s’abstenir de consommer de l’alcool peut constituer une mesure de protection, non pas parce que la victime serait responsable de la violence, mais parce qu’elle doit préserver sa lucidité et sa capacité à réagir.

Il est essentiel de rappeler que la violence n’est jamais provoquée par la victime. Cependant, les forces de l’ordre constatent que, lors de situations fortement alcoolisées, des échanges conflictuels peuvent dégénérer plus rapidement, rendant l’intervention plus complexe et le danger plus élevé. Se défendre, répondre ou tenter de résister peut parfois intensifier la violence de l’agresseur, non par faute de la victime, mais en raison de la dangerosité du contexte.

Dans ces situations, préserver sa lucidité, anticiper les risques, éviter l’isolement et, lorsque cela est possible, s’éloigner des situations à haut risque relèvent d’une stratégie de survie, pas d’une responsabilité morale.

Que faire concrètement pour se protéger ?

Lorsqu’un risque de violence est identifié, la priorité absolue reste la sécurité, pour soi et pour les enfants. Il ne s’agit pas de résoudre les problèmes du couple, mais d’éviter une mise en danger immédiate.

Préparer un plan d’urgence
Anticiper peut sauver. Il est important de prévoir, en amont, un plan permettant de se mettre rapidement en sécurité :
avoir à portée de main des documents importants, un minimum d’argent, un téléphone chargé, et identifier un lieu refuge possible (proche, voisin, hébergement d’urgence). Ce plan n’est pas un aveu de faiblesse, mais une mesure de protection.

Ne pas rester isolée
Inviter une amie ou un membre de la famille, ou organiser une présence extérieure, peut constituer un facteur de protection. La présence d’un tiers limite souvent les passages à l’acte et permet, si nécessaire, d’intervenir ou d’alerter.

Adopter une stratégie de survie, pas de confrontation
Dans un contexte à risque, certains comportements relèvent de la protection, non de la soumission :

  • s’abstenir de consommer de l’alcool,

  • quitter les lieux si la tension monte,

  • éviter toute confrontation directe,

  • chercher à apaiser la situation sans entrer dans un rapport de force.

Il ne s’agit ni de convaincre, ni de régler les conflits, ni d’avoir raison. La priorité est de traverser le moment sans danger, quitte à différer toute discussion, à temporiser, ou à adopter une posture de désescalade.

Ne jamais régler les conflits graves pendant les fêtes
Les périodes de tension, de fatigue ou de consommation ne permettent ni dialogue sain ni résolution. Aborder des sujets sensibles dans ces conditions expose à des réactions violentes. Ces discussions doivent être reportées, et parfois abandonnées, lorsque la sécurité n’est pas garantie.

Enfin, il est fondamental de rappeler ceci :
👉 la responsabilité de la violence incombe toujours à l’agresseur.
Les stratégies évoquées ici ne visent pas à justifier la violence, mais à réduire le danger immédiat, dans une logique de protection et de survie.

Et s'il y a violence ?

Mettez-vous en sécurité et parlez de ce qui se passe.

En cas de violences conjugales, la priorité absolue est de vous mettre hors de danger. Quittez les lieux si cela est possible, mettez-vous à l’abri, et cherchez de l’aide sans attendre.

Il peut être difficile de parler, par peur, par honte ou par épuisement. Pourtant, ne pas rester seule avec ce qui se passe est essentiel. Parler permet de rompre l’isolement, d’être soutenue et de trouver des solutions concrètes. Vous pouvez vous confier à une personne de confiance, amie, membre de la famille, ou à un professionnel.

En cas de danger immédiat :

  • Composez le 17

  • ou le 114 par SMS si vous ne pouvez pas parler

Pour obtenir un soutien, un conseil ou être orientée :

  • 3919, numéro national de référence pour les victimes de violences conjugales
    Appel gratuit et anonyme
    Accessible du lundi au vendredi de 9 h à 22 h
    Les samedis, dimanches et jours fériés de 9 h à 18 h

Ce numéro ne laisse aucune trace sur les factures téléphoniques.

La violence n’est jamais normale, jamais justifiée.
Demander de l’aide est un acte de protection, pas de faiblesse.

Copyright © 2023 – Geneviève SCHMIT. Tous droits réservés. La reproduction intégrale de cet article est autorisée, à condition que le nom complet de l’auteur ainsi que le lien actif de la page du site internet http://soutien-psy-en-ligne.fr ou/et https://pervers-narcissiques.fr soient clairement indiqués. Merci de votre intérêt pour mon travail.

Article initialement publié en décembre 2022 , 
révisé et actualisé en décembre 2025

Geneviève SCHMIT

Il n’existe pas un profil unique d’homme violent, ni un type social, culturel ou professionnel identifiable à l’avance. Les violences conjugales traversent tous les milieux. En revanche, on retrouve des comportements récurrents et des dynamiques relationnelles caractéristiques, au sein du couple et de la famille.

Un conjoint violent peut faire preuve de violences physiques, violences sexuelles, violences verbales, violences psychologiques ou économiques. Ces violences sont souvent progressives, s’installant dans une relation marquée par l’emprise, le contrôle et la domination. La victime, le plus souvent une femme, subit une atteinte durable à son intégrité psychique et émotionnelle.

Les hommes auteurs de violences conjugales présentent fréquemment :

  • un besoin de contrôle sur leur partenaire,

  • une jalousie excessive,

  • une intolérance à la frustration,

  • une difficulté à reconnaître leurs responsabilités,

  • une tendance à minimiser, nier ou inverser les faits.

La violence peut être sexuelle, allant de pressions et contraintes sexuelles jusqu’au viol conjugal, encore trop souvent sous-estimé. Elle peut aussi être traumatique, laissant des séquelles profondes chez les femmes victimes de violences, même en l’absence de coups visibles.

Contrairement aux idées reçues, l’alcool, les drogues ou le stress ne sont pas des causes, mais des facteurs aggravants. La violence s’inscrit dans un rapport de pouvoir au sein du couple. Elle peut se manifester avant, pendant ou après la séparation.

Reconnaître la violence est une étape essentielle pour les victimes de violences conjugales. Porter plainte, demander une ordonnance de protection, se rapprocher des dispositifs d’aide aux victimes et des structures de lutte contre les violences conjugales sont des démarches légitimes et nécessaires.

La violence conjugale n’est jamais un conflit, ni une dispute. C’est une maltraitance, une atteinte grave aux droits fondamentaux des femmes et une forme de violence familiale qui doit cesser.

Dans les situations de violence conjugale, de violence domestique ou de violence au sein du couple, on distingue classiquement trois grandes formes de violence, qui peuvent exister seules ou combinées. La plupart des victimes de violences conjugales, majoritairement des femmes, subissent plusieurs de ces violences simultanément.

1. La violence physique

La violence physique regroupe tous les actes commis contre le corps : coups, gifles, étranglements, bousculades, brûlures, séquestration ou privation de soins. Certaines femmes sont battues, d’autres vivent sous la menace permanente d’un passage à l’acte.
Ces violences peuvent entraîner des blessures visibles, parfois reconnues par une ITT, mais aussi des séquelles durables, même lorsque les coups ne laissent pas de traces apparentes. Être « sous les coups » constitue un cas grave de violence dans le couple, pénalement répréhensible.

2. La violence psychologique ou morale

Souvent invisible, la violence psychologique est pourtant centrale dans le cycle de la violence. Elle comprend le harcèlement, les humiliations, les insultes, les menaces, le dénigrement, le chantage affectif, l’isolement social ou le contrôle.
Cette violence morale conjugale installe l’emprise, détruit l’estime de soi et enferme la femme victime dans une relation de domination. Elle est fréquemment minimisée, alors qu’elle constitue une forme majeure de maltraitance.

3. La violence sexuelle

La violence sexuelle inclut toutes les agressions sexuelles, contraintes, pressions ou viols, y compris au sein du couple. Le viol conjugal est une infraction pénale, même lorsqu’il est commis par le conjoint ou l’ex-conjoint.
Ces violences sont souvent subies dans le silence, avec des conséquences traumatiques profondes pour les femmes victimes de violence sexuelle.


Dans de nombreuses situations conjugales, ces trois formes de violence sont commises ensemble, par un même auteur des violences. La victime de violence conjugale peut ainsi être harcelée, battue et contrainte sexuellement dans un même contexte relationnel.

Reconnaître ces formes de violence est une étape essentielle pour faire cesser la violence, protéger les victimes, faire valoir les droits des femmes, et engager, si nécessaire, des démarches auprès des services compétents ou des affaires familiales.

Pour de nombreuses femmes victimes de violences conjugales, la période de Noël représente un moment de risque accru, et non un temps de répit. Les violences au sein du couple ne surgissent pas par hasard à cette période, elles sont favorisées par un ensemble de facteurs bien identifiés.

D’abord, Noël intensifie la promiscuité au domicile conjugal. Congés, présence prolongée du partenaire violent, huis clos familial, réduction des possibilités de fuite ou de soutien extérieur augmentent la vulnérabilité des victimes de violence domestique. Lorsqu’un conjoint ou partenaire intime fait déjà preuve de violence, cette proximité forcée peut accélérer les passages à l’acte.

Ensuite, les fêtes s’accompagnent souvent d’une augmentation de la consommation d’alcool, parfois associée à des comportements sexistes, à une perte de contrôle et à une désinhibition. L’alcool n’est pas la cause des violences, mais il constitue un facteur aggravant, notamment dans les cas de violences physiques, sexuelles ou verbales déjà présentes dans la relation.

Noël renforce également les enjeux émotionnels et symboliques. Les attentes de convivialité, de paix familiale ou de sexualité « obligatoire » peuvent accroître la frustration des agresseurs. Dans ces contextes, certaines femmes battues ou victimes de violences sexuelles subissent une recrudescence d’actes de violence, allant de menaces et humiliations à des agressions physiques ou sexuelles.

Par ailleurs, la période des fêtes favorise le silence et l’isolement. Les victimes hésitent davantage à témoigner de la violence, à déposer plainte, à faire une main courante ou à solliciter un certificat médical, par peur de « gâcher Noël », par pression familiale ou par absence de services disponibles. Cette invisibilisation retarde souvent l’accès à la protection, y compris auprès du juge aux affaires familiales, malgré les dispositifs prévus par le Code pénal.

Enfin, Noël peut être un moment où le cycle de la violence s’intensifie : alternance de tensions, d’actes violents, puis de phases de minimisation ou de fausses promesses. De nombreuses femmes victimes de violence familiale rapportent que les faits se sont aggravés pendant les fêtes, parfois après avoir déjà subi des violences physiques ou sexuelles.

Comprendre ces mécanismes est essentiel pour protéger les victimes, reconnaître les situations de danger et agir rapidement, sans attendre que la violence s’aggrave.

Dans les situations de violences conjugales, de violences dans le couple ou de violence amoureuse, on distingue classiquement trois grands types de violence. Ils peuvent exister séparément, mais dans la majorité des cas, ils s’installent ensemble et s’aggravent avec le temps. Les victimes de violences conjugales, majoritairement des femmes, mais aussi des hommes battus, subissent souvent plusieurs formes de violence simultanément.

1. La violence physique

La violence physique concerne tous les actes exercés contre le corps : coups, gifles, étranglements, bousculades, brûlures, séquestration ou menaces de mort. Certaines victimes sont battues, d’autres vivent sous la peur permanente d’un passage à l’acte.
Ces violences peuvent laisser des traces visibles ou invisibles, et aller jusqu’aux homicides conjugaux. Être victime de violences physiques constitue une infraction pénale grave, même lorsque les faits sont commis par un conjoint ou un partenaire intime.

2. La violence psychologique ou morale

La violence psychologique est souvent la première à s’installer. Elle comprend le dénigrement, les insultes, les menaces, le harcèlement, le contrôle, la jalousie excessive, l’isolement, le chantage affectif et la négation des faits.
Cette violence fragilise profondément la victime, altère l’estime de soi et entretient la mémoire traumatique. Elle permet à l’auteur de violence d’asseoir son pouvoir et de nier la violence, tout en maintenant la victime sous emprise.

3. La violence sexuelle

La violence sexuelle inclut toutes les atteintes à l’intégrité sexuelle : pressions, contraintes, agressions sexuelles et viols, y compris au sein du couple. Le consentement est indispensable, même dans une relation conjugale.
De nombreuses femmes victimes de violences sexuelles témoignent de ces faits tardivement, tant le silence, la honte et la peur sont présents. La violence sexuelle laisse des séquelles psychotraumatiques majeures.


Dans les cas de violence conjugale, ces trois types de violence sont souvent imbriqués. Une personne peut subir des violences psychologiques pendant des mois ou des années avant que la violence physique ou sexuelle n’apparaisse.
Reconnaître ces formes de violence est une étape essentielle pour protéger les victimes, déposer plainte si nécessaire, et sortir de la violence.

La violence n’est jamais un conflit, ni un accident.
C’est un acte intentionnel, commis par un auteur de violence, envers sa conjointe, son conjoint ou son partenaire, et elle doit cesser.

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Genevieve Schmit

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