Hommes victimes – Visions différentes de la relation perverse & Fausses accusations – 1ère partie.

Quoi qu’on en dise, quelque « parité » on exige, il n’en reste pas moins qu’en règle générale l’homme et la femme ont un fonctionnement et des attentes distinctes.

Le sujet des hommes pervers étant un sujet large, j’ai choisi de découper cet article en 4 parties. Le premier point sera traité ici, et les 7 points suivants découpés sur 3 prochains articles.

  1. Introduction
  2. Des visions différentes de la relation perverse. (partie 1) (cette page)
  3. La place de la justice face aux hommes victimes. (partie 2)
  4. Homme battus, femmes battues, même accueil ? (partie 3)
  5. Homme battus, femmes battues, même comportement ? (partie 3)
  6. Points d’obstacles rencontrés par les hommes victimes. (partie 3)
  7. Pourquoi les hommes restent-ils dans la relation perverse ? (partie 3)
  8. Difficulté de séparer le vrai de l’exagération dans l’histoire perverse. (partie 4)
  9. Du sentiment de culpabilité à la résilience. (partie 4)
Des visions différentes de la relation perverse - Hommes victimes de violence psychologique et conjugale - Geneviève SCHMIT

Il n’est pas rare d’observer un fonctionnement différent dans l’attente et les désirs de l’homme et ceux de la femme, lors d’une relation naissante. Je pense notamment à cet homme qui, en consultation, m’a très honnêtement dit que pour lui la relation dont on parlait n’avait pour but que celui d’ « un coup d’un soir« , alors que la femme concernée se projetait déjà dans une vision romanesque et pérenne d’une relation à deux. Les conséquences furent dramatiques puisque la femme, se sentant méprisée, chercha immédiatement à se venger. Ne se sentant pas désirée pour elle-même et puisque ce « compagnon d’un soir » ne souhaitait pas prolonger le lien, elle l’a rapidement accusée de viol ! C’est peut-être effectivement l’impression qu’elle a eu le lendemain, mais vraisemblablement pas le soir en question, où elle se donnait librement avec l’illusion d’un amour partagé. Il s’agit du « vol » de sa projection d’idéal romanesque, qu’elle a idéalisé en voulant croire qu’il était partagé, et qu’elle transforme en « viol » vu qu’un acte sexuel a été accompli ensemble.

Le vol de ses attentes projetées est transformé en viol.

Geneviève Schmit

Bien souvent, la femme va se projeter dans l’attente d’une relation idéale au lieu de laisser murir sereinement les sentiments dans la relation naissante et, pour renforcer ce rêve, va modifier inconsciemment sa perception de l’autre. Toujours dans cette attitude romanesque, le désir sexuel accentuant cet effet, elle verra plutôt ce que l’autre va « donner » plutôt que « prendre« . Cette vision parfois troquée de la réalité est une porte grande ouverte à toutes les désillusions.

Même si les fausses accusations pour viol sont rares, elles existent, et existent dans les deux sens. Et même si l’accusatrice se rétracte, ce qui est souvent le cas, les conséquences sont souvent irrattrapables. La réputation, la dignité, la confiance en soi, l’existence de la victime seront a jamais gravement entachés. Quant à l’accusatrice d’une fausse agression, elle risque de s’enfermer dans son mensonge, ce qui là aussi aura des conséquences personnelles dramatiques.

Les réseaux sociaux ont une grande responsabilité dans ce phénomène de condamnation immédiate et sans la moindre réflexion.

Geneviève Schmit

Une maman me raconte une situation qui illustre bien cela: « Quand elle était au pensionnat, ma fille a accusé un beau jeune homme d’attentat à la pudeur. Heureusement, plein de témoins ont pu rapidement invalider ses accusations mensongères qui n’avaient pour but que de se venger d’un jeune garçon qui ne lui accordait pas un regard. Le pauvre a été fortement perturbé par ces mensonges. »

Accusations et réseaux sociaux.

Ce sont les réseaux sociaux qui, aujourd’hui, dirigent la pensée générale aussi bien dans la politique que dans les « faits divers« . Sans même attendre un jugement, bien souvent se limitant même à ne lire que les « titres à clic« [1] de l’article concerné, la condamnation sans appel est imposée par les inquisiteurs du Net. Dans la toute-puissance de l’anonymat du Net, ces êtres médiocres, frustrés, semblent se décharger du sentiment de leur propre impuissance.

On observe également de jeunes adolescentes « flasher » sur un professeur et, pour se sentir « femmes« , pour épater les copines, inventer une relation qui n’existe pas. Ces situations qui ne sont pas nouvelles sont devenues dramatiques car le climat actuel fait qu’à la première accusation, même fantasque, des sanctions disciplinaires sont imposées à l’accusé avant toute enquête. Aujourd’hui les réseaux sociaux diffusent instantanément les informations, sans prendre le moindre temps de réflexion et, bien sûr, sans se donner la peine de les vérifier. Cette frénésie de la réponse immédiate ne permet plus à la présomption d’innocence d’exister en attendant qu’un jugement vienne apporter un regard plus compétent.

Le monde actuel est un monde qui s’est emballé. L’intelligence et la réflexion n’ont plus le temps de faire leur travail d’analyse. D’un monde régi par les pulsions, rien de bon ne peut sortir. Nous le constatons tous les jours, et de plus en plus.

Geneviève SCHMIT
mai 2022

Le sujet des hommes pervers étant un sujet large, j’ai choisi de découper cet article en 4 parties. Le premier point sera traité ici, et les 7 points suivants découpés sur 3 prochains articles.

  1. Introduction
  2. Introduction
  3. Des visions différentes de la relation perverse. (partie 1) (cette page)
  4. La place de la justice face aux hommes victimes. (partie 2)
  5. Homme battus, femmes battues, même accueil ? (partie 3)
  6. Homme battus, femmes battues, même comportement ? (partie 3)
  7. Points d’obstacles rencontrés par les hommes victimes. (partie 3)
  8. Pourquoi les hommes restent-ils dans la relation perverse ? (partie 3)
  9. Difficulté de séparer le vrai de l’exagération dans l’histoire perverse. (partie 4)
  10. Du sentiment de culpabilité à la résilience. (partie 4)

[1] Un « piège à clics », « titre à clic » ou « attrape-clics », également appelé vulgairement « pute à clics », ou « putaclic », est un contenu web destiné exclusivement à attirer le maximum de passages d’internautes afin de générer des revenus publicitaires en ligne, au mépris de toute autre considération. Pour ce faire, il s’appuie sur un titre racoleur, voire mensonger, et sur des éléments sensationnels ou émotionnels au détriment de la qualité ou de l’exactitude avec un basculement possible vers la fausse information. Le piège à clics sert à attirer les clics à peu de frais et à encourager le transfert d’un contenu sur les réseaux sociaux. Voir Wikipédia

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