Médiation – Amiable – Thérapie

Médiation familiale et emprise : quand la médiation peut devenir une épreuve

La médiation familiale peut être utile lorsque deux personnes, malgré leur conflit, restent capables de s’écouter, de négocier et de rechercher un compromis.

Mais elle suppose une condition essentielle : chacun doit pouvoir parler, refuser, proposer et décider librement.

Lorsqu’il existe une emprise, des violences psychologiques ou physiques, un contrôle coercitif ou une peur importante de l’autre, cette égalité n’est plus nécessairement présente. Mettre deux personnes autour d’une même table ne suffit pas à rétablir un dialogue équilibré.

La médiation familiale n’est pas adaptée à toutes les situations

Le Code civil reconnaît lui-même cette limite.

L’article 373-2-10 prévoit que le juge peut proposer une médiation familiale afin de faciliter un exercice consensuel de l’autorité parentale, sauf lorsque des violences sont alléguées par l’un des parents sur l’autre parent ou sur l’enfant, ou en cas d’emprise manifeste de l’un des parents sur l’autre.

Dans ces mêmes situations, le juge ne peut pas non plus imposer aux parents de rencontrer un médiateur afin d’être informés sur la médiation.

Il est important de relever que le texte parle de violences alléguées et non uniquement de violences déjà reconnues par une condamnation.

Cette disposition rappelle une évidence essentielle : une médiation ne peut fonctionner correctement que si chacun conserve une réelle liberté de parole et de décision.

Pourquoi l’emprise fausse le dialogue

Dans une relation équilibrée, chacun peut exprimer un désaccord sans redouter ce qui va suivre.

Dans une relation d’emprise, dire « non » peut au contraire entraîner des pressions, des reproches, une multiplication des messages, des accusations, des menaces ou des conflits interminables.

La personne peut alors sembler accepter une proposition alors qu’elle cherche surtout à éviter les conséquences d’un refus.

C’est pourquoi il est souvent plus pertinent de s’intéresser aux comportements observables qu’à une étiquette psychologique.

La question importante n’est pas seulement : « Est-ce une personne manipulatrice ? »

Elle est aussi : « Suis-je réellement libre de ne pas être d’accord ? »

Quand la médiation devient un espace de mise en scène

Face à une personne habituée à contrôler les échanges, la médiation peut parfois devenir un nouvel espace de représentation.

Cette personne peut se montrer très calme, raisonnable et coopérative devant le médiateur, tout en déplaçant progressivement la discussion.

Ce qui devait concerner l’organisation des enfants, les vacances ou une décision concrète peut se transformer en débat sur votre personnalité, votre manière de réagir, votre supposée rigidité ou votre responsabilité dans le conflit.

La victime peut alors tomber dans un piège fréquent : vouloir tout expliquer, corriger chaque affirmation et convaincre le médiateur de ce qui s’est réellement passé.

Plus elle se justifie, plus elle risque de se perdre dans les détails et de laisser disparaître le sujet initial.

Dans ce contexte, une règle simple peut être protectrice :

revenir aux faits, au besoin de l’enfant et à la décision qui doit être prise.

Comment préparer une médiation en contexte d’emprise?

Si une médiation a néanmoins lieu, mieux vaut la préparer avant la séance.

Notez quelques éléments simples :

  • les deux ou trois sujets précis à traiter ;

  • les faits réellement importants ;

  • ce que vous souhaitez obtenir ;

  • ce que vous pouvez accepter ;

  • ce que vous ne pouvez pas accepter ;

  • les solutions concrètes que vous pouvez proposer.

L’objectif n’est pas d’arriver avec un dossier permettant de démontrer que l’autre a tort sur tout.

Il est de conserver un fil conducteur.

Lorsque la discussion s’éloigne de ce cadre, quelques phrases très courtes peuvent servir de repères :

« Je ne partage pas cette version. Je préfère revenir au sujet qui nous réunit. »

« Je souhaite rester sur des faits précis. »

« Cette question ne concerne pas la décision que nous devons prendre aujourd’hui. »

« Je vous ai entendu. Ma proposition reste celle-ci. »

« Je souhaite prendre un temps de réflexion avant de donner mon accord. »

Ces phrases n’ont pas pour fonction de convaincre. Elles permettent de poser une limite et de revenir au cadre.

Être coopérative ne signifie pas céder

Participer à une médiation ne vous oblige pas à accepter ce qui vous est proposé.

Écouter ne signifie pas approuver.

Refuser une proposition ne signifie pas être « non coopérative ».

Et demander du temps avant de prendre une décision est parfaitement légitime.

Lorsqu’une proposition importante est faite pendant la séance, il peut être prudent de répondre :

« Je souhaite réfléchir avant de donner mon accord. »

Ce temps permet de sortir de la pression de l’échange, de relire ce qui a été proposé et, si nécessaire, d’en parler avec son avocat ou un professionnel connaissant la situation.

Signaler l’emprise ou les violences avant la médiation

Lorsqu’il existe des violences, une forte appréhension ou une relation d’emprise, il est important d’en informer le médiateur avant une éventuelle rencontre commune.

Un entretien individuel préalable peut permettre d’exposer les difficultés sans avoir à le faire pour la première fois devant l’autre parent.

Là encore, il est généralement préférable de décrire des faits concrets :

« Lorsque je refuse une proposition, il multiplie les messages jusqu’à ce que je cède. »

« Certaines décisions concernant les enfants sont prises sans que je sois consultée. »

« Lorsque je pose une limite, la discussion se transforme en accusations contre moi. »

« J’ai peur de ses réactions lorsque je ne suis pas d’accord. »

Autrement dit :

un fait → sa conséquence → le besoin de cadre qui en découle.

Cette manière de présenter la situation est souvent beaucoup plus claire que de chercher à convaincre le médiateur que l’autre personne est un « pervers narcissique ».

La médiation familiale peut être utile lorsque deux personnes restent réellement capables de négocier. Mais lorsqu’il existe une emprise ou un contrôle coercitif, le problème ne relève plus seulement d’une mauvaise communication : il concerne la liberté réelle de chacun dans l’échange.

Référence juridique : article 373-2-10 du Code civil.

Accord amiable : quand l’apaisement apparent masque encore le contrôle

Un accord amiable suppose, par définition, que chacun soit capable de faire un pas vers l’autre, de renoncer à une partie de ses exigences et de rechercher une solution acceptable pour les deux parties.

Dans une relation marquée par l’emprise ou le contrôle coercitif, cette logique peut être profondément faussée.

Le problème n’est pas seulement qu’il existe un désaccord. Il est que l’un des deux peut continuer à concevoir la séparation comme un rapport de force dans lequel céder équivaut à perdre.

L’« amiable » peut alors devenir un mot rassurant qui masque une réalité beaucoup moins équilibrée.

Quand une concession n’en est pas vraiment une

Une personne manipulatrice peut parfaitement accepter certains compromis.

Mais il faut regarder ce qu’ils produisent réellement.

Une concession peut permettre d’obtenir autre chose ensuite : du temps, une information, un avantage financier, le maintien d’un accès à l’ancien partenaire, une meilleure image auprès de l’entourage ou des professionnels, voire l’acceptation ultérieure d’une condition beaucoup plus importante.

Autrement dit, ce n’est pas le geste qui compte, mais sa fonction dans l’ensemble de la relation.

La question à se poser n’est donc pas seulement :

« Il a accepté quelque chose, est-ce la preuve qu’il veut enfin apaiser la situation ? »

Mais plutôt :

« Cet accord rééquilibre-t-il réellement la situation ou maintient-il encore une forme de contrôle ? »

Le piège du soulagement

Après des mois ou des années de conflit, une proposition d’accord amiable peut provoquer un immense soulagement.

Enfin, pense la victime, cela va peut-être s’arrêter.

C’est précisément à ce moment qu’il faut éviter de relâcher toute vigilance.

Non parce que toute proposition amiable serait forcément un piège, mais parce qu’en contexte d’emprise, l’apaisement apparent ne signifie pas nécessairement que la logique de contrôle a disparu.

Le danger est de confondre :

la fin momentanée de la pression
avec
la fin du rapport de domination.

Une personne épuisée par le conflit peut accepter rapidement des conditions qu’elle aurait refusées si elle avait disposé de davantage de temps, de recul ou de conseils.

Le temps peut devenir un outil de contrôle

Retarder une décision, multiplier les propositions successives, annoncer un accord puis le modifier, entretenir une apparente ouverture tout en préparant parallèlement sa stratégie : ces comportements peuvent avoir des conséquences très concrètes.

Pendant que la victime espère encore parvenir à un règlement pacifique, l’autre personne peut organiser sa situation financière, préparer ses arguments, rassembler des documents ou chercher à imposer progressivement une nouvelle réalité.

C’est pourquoi une proposition amiable ne doit jamais dispenser de vérifier, formaliser et sécuriser ce qui est réellement convenu.

Dans une séparation conflictuelle ou sous emprise, le soulagement ne doit pas remplacer la vigilance.

Un accord amiable doit rester un accord libre

Un accord n’est réellement amiable que si chacun peut :

  • comprendre précisément ce qu’il accepte ;

  • disposer du temps nécessaire pour réfléchir ;

  • dire non sans subir de pression ou de représailles ;

  • demander conseil avant de signer ;

  • proposer une autre solution ;

  • conserver une réelle liberté de décision.

Si ces conditions ne sont pas réunies, il ne s’agit plus vraiment d’un compromis équilibré.

Il peut être utile de se poser quelques questions simples :

Est-ce que je me sens libre de refuser ?

Est-ce que je comprends toutes les conséquences de ce qui m’est proposé ?

Est-ce que l’accord protège aussi mes intérêts et ceux de mes enfants ?

Est-ce que j’accepte parce que cette solution me convient ou simplement parce que je veux que le conflit s’arrête ?

Cette dernière question est souvent essentielle.

Ne signez pas sous l’effet du soulagement

Lorsque l’autre personne propose soudainement un accord, ne confondez pas l’arrêt momentané du conflit avec la fin de l’emprise.

Après des mois, parfois des années de tensions, la perspective d’un accord peut provoquer un immense soulagement. La tentation est alors forte d’accepter rapidement pour que « tout cela s’arrête enfin ».

C’est précisément à ce moment qu’il faut prendre du recul.

Une proposition amiable n’exige pas une réponse immédiate. Vous pouvez simplement dire :

« Je vais prendre le temps d’examiner cette proposition. »

« Je souhaite en parler avec mon avocat avant de me prononcer. »

« Je vous répondrai lorsque j’aurai pu en mesurer toutes les conséquences. »

Demander du temps n’est pas refuser l’amiable. C’est vérifier que l’accord est réellement libre et équilibré.

Dans une relation marquée par l’emprise ou le contrôle coercitif, une soudaine attitude conciliante ne signifie pas nécessairement que la dynamique relationnelle a changé. L’apaisement peut être sincère ; il peut aussi permettre de gagner du temps, de diminuer la vigilance de l’autre ou d’obtenir plus facilement certaines concessions.

Il ne s’agit donc pas de soupçonner systématiquement toute proposition, mais de l’évaluer sur des éléments concrets :

Est-elle précise ?
Est-elle équilibrée ?
Pouvez-vous réellement la refuser ?
Disposez-vous du temps nécessaire pour réfléchir ?
Ses conséquences juridiques, financières et parentales sont-elles clairement identifiées ?

La question essentielle n’est pas : « Est-il enfin devenu raisonnable ? »

Elle est :

« Suis-je réellement libre d’accepter ou de refuser ce qui m’est proposé ? »

Car un accord obtenu sous l’effet de l’épuisement, de la peur, de la pression ou de l’urgence peut avoir toutes les apparences de l’amiable sans être véritablement consenti.

Sous emprise, le soulagement peut faire baisser la vigilance. Prenez le temps de vérifier que la paix qui vous est proposée ne vous demande pas, une fois encore, de renoncer à vous-même.

" Sous emprise, le temps n’a pas la même valeur pour chacun : la victime espère que l’apaisement est enfin possible, tandis que l’autre peut utiliser ce répit pour consolider son contrôle. Ne confondez jamais la fin momentanée du conflit avec la fin de l’emprise. "

Thérapie de couple et emprise : quand vouloir réparer le lien peut aggraver la confusion

La thérapie de couple peut être précieuse lorsque deux partenaires sont capables de reconnaître leur part de responsabilité, d’entendre la souffrance de l’autre et de modifier certains comportements.

Mais elle repose, elle aussi, sur une condition essentielle : les deux personnes doivent pouvoir parler librement et s’engager de bonne foi dans un travail d’introspection.

Lorsqu’il existe une emprise, des violences psychologiques ou un contrôle coercitif, cette condition peut ne plus être réunie.

Le problème n’est alors plus seulement celui d’un couple qui communique mal.

Il peut s’agir d’une relation profondément asymétrique dans laquelle l’un tente encore de comprendre, de réparer et de sauver le lien, tandis que l’autre cherche surtout à préserver son pouvoir dans la relation.

Quand la victime demande une thérapie de couple

La personne sous emprise arrive souvent en thérapie avec un espoir très précis : que quelqu’un d’extérieur voie enfin ce qu’elle vit.

Elle espère parfois que le thérapeute saura trouver les mots qu’elle n’arrive plus à trouver elle-même.

Qu’il expliquera à son partenaire la souffrance provoquée par certains comportements.

Qu’il lui fera comprendre ce qu’elle tente d’expliquer depuis des mois ou des années.

Et surtout qu’une parole professionnelle pourra enfin produire ce qu’elle n’a jamais réussi à obtenir seule : une prise de conscience.

C’est là que peut naître une illusion dangereuse :

croire qu’une meilleure explication permettra forcément d’obtenir un meilleur comportement.

Or, lorsque la difficulté relève d’un rapport de domination, le problème n’est pas nécessairement que l’autre « ne comprend pas ».

Il peut comprendre parfaitement ce qui fait souffrir son partenaire et continuer malgré tout à exercer pression, culpabilisation, intimidation, dévalorisation ou contrôle.

Dans ce cas, ajouter encore des explications ne modifie pas forcément la dynamique.

Le thérapeute peut devenir un nouvel enjeu de pouvoir

En contexte d’emprise, la séance de couple peut elle-même devenir un terrain de contrôle.

La personne manipulatrice peut se montrer calme, mesurée, rationnelle et coopérative.

Elle peut reconnaître quelques erreurs secondaires, adopter le vocabulaire thérapeutique, afficher une volonté de changement et présenter son partenaire comme excessivement émotif, instable, rigide ou conflictuel.

Elle peut également déplacer subtilement la discussion.

La question n’est plus :

« Que se passe-t-il dans cette relation ? »

mais progressivement :

« Pourquoi réagit-elle ainsi ? »

« Pourquoi est-elle aussi méfiante ? »

« Pourquoi n’arrive-t-elle pas à tourner la page ? »

La victime peut alors se retrouver à devoir expliquer ses réactions plutôt que les comportements qui les ont provoquées.

Et plus elle tente de convaincre, plus elle peut apparaître confuse, tendue ou excessive.

Le piège de la fausse symétrie

La thérapie de couple travaille généralement sur la relation et sur la contribution de chacun à son fonctionnement.

Cette approche est pertinente lorsqu’il existe réellement une réciprocité dans le conflit.

Elle devient beaucoup plus problématique lorsqu’elle transforme une situation asymétrique en responsabilité partagée artificiellement.

Dire à deux personnes :

« Vous contribuez tous les deux à cette dynamique »

peut être utile dans un conflit de couple ordinaire.

Mais lorsqu’il existe des violences, une peur persistante, une emprise ou un contrôle coercitif, cette formulation peut renforcer la culpabilité de la victime et brouiller davantage sa perception de la situation.

Tout conflit n’est pas symétrique. Toute relation dysfonctionnelle n’est pas produite à parts égales.

Quand la thérapie elle-même peut être utilisée contre la victime

Il existe un autre risque : ce qui est dit pendant les séances peut ensuite être récupéré dans la relation.

Une vulnérabilité confiée dans un espace thérapeutique peut devenir un argument lors d’une dispute.

Une difficulté reconnue par la victime peut être retournée contre elle :

« Tu vois bien que même le thérapeute dit que tu dois travailler sur toi. »

« C’est toi qui as un problème de confiance. »

« Tu reconnais toi-même que tu es anxieuse. »

Le vocabulaire thérapeutique peut alors devenir un nouvel outil de manipulation.

Dans les formes les plus problématiques, la personne sous emprise ressort de la séance encore plus confuse qu’elle n’y est entrée.

Avant de vouloir sauver le couple, vérifier qu’il existe encore un espace relationnel sûr

La bonne question n’est donc pas toujours :

« Comment réparer notre couple ? »

Elle peut être d’abord :

« Puis-je parler librement dans cette relation ? »

« Puis-je exprimer un désaccord sans avoir peur des conséquences ? »

« Mes limites sont-elles respectées ? »

« Ce que je confie pourra-t-il être utilisé contre moi ? »

« Suis-je libre de rester ou de partir ? »

Lorsque la réponse à ces questions révèle une peur importante, une perte de liberté ou un contrôle persistant, un accompagnement individuel peut être plus protecteur qu’un travail de couple.

La priorité n’est alors plus de sauver la relation à tout prix.

Elle est de permettre à la personne de retrouver suffisamment de sécurité, de lucidité et de liberté intérieure pour pouvoir décider par elle-même.

Quand le thérapeute n’est plus seulement un thérapeute

Dans une relation d’emprise, le thérapeute peut être perçu comme un nouvel acteur à rallier, à convaincre ou à discréditer.

S’il valide certains comportements du partenaire dominant, il peut devenir une caution.

S’il les questionne, il peut être disqualifié.

L’enjeu thérapeutique risque alors de se déplacer : il ne s’agit plus vraiment de comprendre la relation, mais de contrôler la manière dont elle sera racontée.

C’est pourquoi la thérapie de couple demande une grande prudence lorsqu’existent des violences, une emprise ou un contrôle coercitif.

On ne peut pas travailler sereinement sur la communication lorsque l’un des partenaires n’est pas réellement libre de parler.

Pour le pervers narcissique, le thérapeute n’est rien d’autre qu’un allié à manipuler ou un ennemi à discréditer.

Geneviève SCHMIT - Article initialement publié en 2015 – profondément actualisé en 2026.

Copyright © 2023 – Geneviève SCHMIT. Tous droits réservés. La reproduction intégrale de cet article est autorisée, à condition que le nom complet de l’auteur ainsi que le lien actif de la page du site internet http://soutien-psy-en-ligne.fr ou/et https://pervers-narcissiques.fr soient clairement indiqués. Merci de votre intérêt pour mon travail.

Témoignages
En effet "Les enjeux sont complexes et les risques pour la victime sont élevés" .. Toute tentative de communication avec un PN est impossible. Que ce soit via une conciliation, médiation, thérapie de couple et/ou familiale, surtout si le PN recherche un accord "amiable", que ce soit une demande de notre part ou de la sienne, toute démarche est vouée à l'échec. Ne perdez pas votre temps et votre argent. Seul un thérapeute et un juriste avérés (stratégie commune) seront à même de vous accompagner. Ne minimisez pas les efforts et les sacrifices auxquels vous devrez faire face. Tout le monde n'est pas armé pour ce genre de guerre à laquelle nous contraint le(la) PN. Parfois, il faut savoir dire, au prix de sa propre survie : "ok, fais ce que tu veux, mais ne compte plus sur moi pour pallier à tes lacunes" car oui, il existe des situations où il n'est pas possible de partir sauf à accepter de mourir peu à peu pour enfin devenir libre... sans bruit ! Le(la) PN n'attends qu'une chose de vous : votre disparition, il ne souhaite qu'une chose : votre mort. Et... il (elle) est très patient (e) !!!
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Chantal
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Genevieve Schmit

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14 commentaires :

  1. PEUT ON METTRE FIN POUR SA SANTE 0 UNE MEDIATION SANS QUE LE JUGE NOUS DONNE LES TORTS APRES ,

    • Bonjour,

      Il est effectivement délicat de décider soi-même de mettre fin à une médiation ordonnée par le juge, surtout lorsque vos nerfs et votre estime de soi sont mis à rude épreuve par le harcèlement moral de la partie adverse. Il devient alors facile pour cette personne toxique de faire passer pour une victime et de vous culpabiliser, montrant ainsi que vous ne mettez aucune bonne volonté pour rétablir la communication.

      Nous savons tous que dans une relation toxique avec un pervers narcissique, la médiation est non seulement inutile mais également toxique pour la véritable victime. Le narcissisme et la perversion narcissique de l’individu en question rendent toute forme d’empathie impossible de sa part. Vous êtes alors manipulé et sous l’emprise de cette manière perverse.

      Alors, que faire pour échapper à son emprise ? Il n’y a qu’une solution : se préparer à cette épreuve avec un professionnel, qu’il soit psychiatre, psychanalyste, ou psychopraticien, qui connaît parfaitement bien ces personnalités toxiques. Et, si vous en avez la force, aller plus loin en utilisant à votre profit cette expérience en contre-manipulation. Oui, c’est possible, et c’est même souvent utile pour se libérer de l’emprise et défaire de l’emprise de l’autre.

      Bon courage,

      Geneviève Schmit

  2. Merci de votre article !!
    je vais me préparer d’avantage au prochaine séance de médiation.

    J’ai survécu 28 ans dans ce camp de concentration d’une PN. Maintenant il faut nettoyer …

    Beaucoup de courage pour tout les victimes, il faut se défendre contre ses prédateurs !!!

  3. Bonjour, je dois faire une médiation durant 6 mois avec mon ex qui est pervers narcissique. J’ai peur il veut une garde alternée pour mon bébé de 15mois. Je dois le protéger. Il me l’a dit et je le crois il fera tout pour me l’enlever

  4. Article très juste merci. Un grand merci !

  5. Je retrouve malheureusement m’a situation dans votre article sur la mediation. Aujourd’hui j’ai eu un rdv de médiation familiale imposée par le jaf. J’étais pleine d’espoir parce qu’au rdv individuel la mediatrice finissait mes phrases et anticipait m’a narration, me faisant penser qu’elle était peut être averti et que j’allais enfin avoir quelqu’un pour aider mes enfants.
    C’était encore un espoir de plus qui tombait aux oubliettes !
    Je suis sortie de là désespérée parce qu’elle disait tout ce que mon ex lui avait soumis et allait sans cesse dans son sens, malgré certains propos agressifs et incorrectes!
    Elle a insisté plusieurs fois sur le fait que la garde alternée serait la solution idéale, contrairement à la garde élargie retenue, alors que la seule communication qu’on ait soit des insultes et dénigrement devant nos enfants, qu’ils n’ont pas le droit de parler ni de penser à moi quand ils sont cher leur père ! Et même après lui avoir dit que mon ainé de 5 ans somatise par des maux de ventre et que son frère de 3 ans est exclu de l’école à cause de son incapacité à être propre.
    J’ai rdv début décembre pour un autre rdv, si je n’avais pas peur que cela me porte préjudice j’annulerai le rendez-vous.

  6. 14 ans avec un PN et tout ce que l’on peut endurer avec ce type de profil … 4 ans depuis sa fuite (avec tous nos meubles!) et son refus de m’aider par le versement d’une pension pour les enfants….Procédure après procédure, il est débouté mais ne paye pas plus (ou au lance-pierre) …. et voilà qu’il demande une médiation! J’ai rdv vendredi prochain (il ne sera pas présent à ce 1er rdv) et je ne sais pas comment me positionner? Le décrire d’ambler? Annoncer la couleur? Venir avec un petit échantillon de ses mails? Faire un historique de tous les coups tordus qu’il me fait depuis sa fuite? J’ai peur, en disant que c’est un manipulateur de passer, de fait, pour la manipulatrice.

  7. Merci merci et merci! pour la petite histoire nous en sommes à 3 ordonnances de medation par un jaf auxquelles mon ex pn ne s’est jamais presente sous pretexte d’avoir « oublié » il est en train d’en demander une que je vais refuser bien sur…. lire ces quelques lignes sont une bonne piqure de rappel. meme si je vais bien aujourd hui grace à la distance je ne sais pas comment je me retrouverai face à lui… merci

  8. Et que se passe t’il pour les victimes qui n’entrent pas dans le cas de figure d’une emprise et d’un harcèlement par son conjoint ou dans le cadre du travail ?
    On en parle jamais et aucune loi prévue dans ces cas, pourtant certains sont dramatiques .
    Dommage !
    l’emprise des pervers narcissiques est partout et pas seulement au sein des couples et au travail !
    qui osera enfin se pencher sur les cas de ces personnes laissées pour compte au bord de la route ?

    • Bonjour Sylvie,
      Comme je te comprends …
      Ta situation est particulière puisqu’elle n’entre pas dans le cadre d’une emprise perverse dont tu serais la victime directe… puisque malheureusement, c’est celle qui a emporté ta fille.
      Aujourd’hui tu vis la rage obsessionnelle de celui qui a tué ton enfant et qui veut sans doute te faire disparaître pour pouvoir évacuer l’horreur de son comportement ….
      Affectueusement, Geneviève

  9. C’est tellement ça !!! Merci !

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